mercredi 28 décembre 2011

Les fêtes au temps jadis...

En cette période des fêtes, voici quelques images du passé qui nous montrent que finalement, nos ancêtres ne fêtaient peut-être pas Noël si différemment de nous, surtout pour les enfants.











dimanche 25 décembre 2011

Joyeux Noël!


De la part du Studio Pluche, je vous souhaite de passer un merveilleux Noël avec vos proches et d'en profiter pleinement. Avec modération, bien entendu!

vendredi 23 décembre 2011

L'anxiété de Noël

L'école venait de finir et faisait relâche pour le temps des fêtes. Merveilleuse période sans devoirs ni leçons où il y aurait des cadeaux et de la bonne bouffe à des heures impossibles. A quelques jours de noël le p'tit proutte que j'étais ne tenait pas en place. Un de mes petits plaisir coupable à cette époque était de m'étendre sur mon lit et de feuilleter les catalogues qu'on avait dans la maison. La section des jouets, évidemment dont je partage avec vous quelques pages.









prōdambŭlo


Je sortais de chez le dentiste et j'avais une faim terrible, rêvant d'attaquer un bon gros cheeseburger du Roi du Smoked-Meat mais comme j'étais encore sous l'effet anesthésiant de la lidocaïne il a fallu que j'attende que ça se dissipe un peu. rien de plus désagréable que de manger quelque chose quand on ne sent même pas sa mâchoire... Alors j'ai entrepris de me changer les idées en sortant mon appareil. Cette photo fait partie du lot que j'ai pris cet après-midi là.

samedi 17 décembre 2011

Publicité de Coca-Cola, 1955.



Parce que c'est l'approche du temps des fêtes et parce qu'on a tous besoin d'un petit peu de repos, pas de long texte aujourd'hui. Plutôt, je vous offre une autre magnifique illustration de Haddon Sundblom pour Coca-Cola mais cette fois pour décembre 1955. 

jeudi 15 décembre 2011

Coca-Cola et le Père noël en 1954

Publicité de décembre 1954, illustration de Haddon Sundblom.

La publicité du jour n'a pas besoin de présentation puisque deux figures emblèmatiques y figurent; le Père Noël et la boisson gazeuse Coca-Cola. Il semble toutefois y avoir une certaine légende urbaine quant à l'apparence classique du personnage à la barbe blanche et que cette apparence aurait été créée par la compagnie Coca-cola elle-même. Alors, est-ce que la compagnie a véritablement été derrière l'image du personnage tel qu'on le connaît aujourd'hui ou bien s'agit t-il réellement d'une légende urbaine?

Voyons voir d'un peu plus près...

La première interprètation du Père Noël en Amérique fut écrite et publiée par Washington Irving en 1809. Irving venait alors de joindre les rangs de la New-York Historical Society fondée cinq ans plus tôt par l'influent patriote John Pintard. Il faut mentionner ici qu'avant la Révolution Américaine le pauvre Saint-Nicolas n'en menait pas large puisque les premières colonies étaient surtout constituées de Puritains et autre réformistes Protestants et ces gens-là, eh bien disons qu'ils ne voyaient pas les saints d'un très bon oeil. 


Donc, Irving prend la plume et écrit une fiction à saveur satirique, Knickerbocker's History of New-York avec un certain nombre de références à Saint-Nicolas; que la figure de proue du premier navire Hollandais à arriver en Amérique était celle de Saint-Nicolas, que le jour de Saint-Nicolas était observé dans les premières colonies, que la première église construite le fut à son nom et que Saint-Nicolas lui-même descendait dans les cheminées pour apporter des cadeaux.

Le 6 décembre 1810 John Pintard demanda à l'artiste Alexander Anderson de créer la première image nord-américaine de Saint-Nicolas. Anderson illustra alors le personnage distribuant des cadeaux et friandises dans des bas suspendus au-dessus de la cheminée.

Le 19è siècle était, ne l'oublions pas, une grande période de transition culturelle alors qu'artistes et illustrateurs tentaient de domestiquer la période de Noël. En 1821 parut un livre lithographié, Children's Friend où un Sante Claus, arrivant du Pôle Nord à bord d'un traîneau tiré par un renne volant (un seul). Le personnage eut dans cette histoire les premières fonctions "didactictes" qu'on lui connaît aujourd'hui, à savoir qu'il récompensait les enfants sages mais punissait également les moins sages. Il n'était toutefois pas habillé d'un costume rouge mais bien d'un manteau et d'un long chapeau en fourrure.

Illustration de Children's Friend, 1821.



En 1923 la popularité du personnage s'agrandit avec la parution d'un poème alors destiné à devenir très populaire et qui s'intitulait "A Visit from St. Nicholas" aujourd'hui mieux connu sous le titre "The Night Before Christmas". Bien que le poème fut largement inspiré par le texte de Washington Irving, certaines sources prétendent qu'il aurait plutôt été écrit en 1807 ou 1809 par un certain Clement Clark Moore. Le poème reprit le concept de Saint-Nicolas qui descendait dans les cheminées avec un gros sac plein de cadeaux ainsi que du traîneau qui devint alors tiré non pas par un mais bien par huit rennes nommés Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Dunder et Blixem. Quoiqu'il en soit, le poème devint un classique et eut une énorme influence sur l'américanisation de Saint-Nicolas.

Plusieurs années plus tard d'autres artistes et écrivains contribuèrent à changer l'apparence elfique de Saint-Nicolas. En 1863, durant la Guerre Civile, Thomas Nast commença à produire une série d'illustrations en noir et blanc dans le magazine Harper's Weekly en s'inspirant des descriptions faites dans le conte d'Irving et du poème de 1823. Ces illustrations montrèrent un Saint-Nicolas bien en chair avec une grande barbe et habillé de vêtements avec des garnitures de fourrure sans oublier la pipe.  Et saviez-vous que le personnage supportait l'Union et le président Lincoln?


 Illustration de Thomas Nast, deuxième moitié du 19ème siècle.

Nast continua à illustrer Saint Nicolas jusqu'en 1886 et son travail eut une influence considérable sur le Santa Claus nord-américain incluant un changement d'apparence et aussi un nouveau nom; Santa Claus, une adaptation phonétique de l'allemand Sankt Niklaus.
Illustration de Norman Rockwell, 1922.

Illustration de N.C. Wyeth, 1925.

Les années 20 furent déterminantes pour l'apparence définitive de Santa Claus en commençant par Normand Rockwell avec sa couverture du Saturday Evening Post du 2 décembre 1922, par N.C. Wyeth en 1925 et puis par J.C. Leyendecker également pour sa couverture du Saturday Evening Post, édition du 26 décembre 1925. En 1931 l'illustrateur Haddon Sundblom débuta une association avec Coca-Cola qui 35 ans, une collaboration qui non seulement popularisa Santa claus et l'établit fermement comme une icône de la culture commerciale contemporaine.

Donc, si Coca-Cola ne fut pas directement responsable de l'image actuelle du Père Noël la compagnie contribua très certainement à la cimenter.

Le gros bonhomme rouge



Tenez, me v'la en décembre 1967 au magasin Eaton du centre-ville à quelques semaines de Noël. Il s'agit ici de ma première rencontre avec cet étrange personnage qui supposément apporte des cadeaux à la maison durant la nuit de Noël. Comme on peut le voir je n'avais pas tellement peur du bonhomme.

Le magasin Eaton dans ce temps-là et durant cette période de l'année c'était quelque chose. Entrer dans le département des jouets c'était comme entrer dans un autre monde tellement il y avait des décorations partout. Ah, et puis y'avait aussi le fameux p'tit train; merveilleuse réplique d'une véritable locomotive à vapeur (mais qui ne fonctionnait pas à vapeur, soyez sérieux!).

Je ne me souviens pas très exactement ce que j'ai pu lui demander au Père Noël, ça fait un p'tit bout de ça quand même. Mais il n'a pas été chiche si je prends en considération ce qu'il m'a donné la veille de Noël. Et les Noëls suivants. Je vous montrerai ça bientôt, vous verrez.

Comme tous les gamins j'ai cru au Père Noël mais en ce qui me concerne ça n'a pas duré bien longtemps. Dès l'âge de cinq ou six ans j'avais parfaitement saisi le truc puisque j'avais cette habitude de fouiller partout. Le dessous du lit (pas le mien) n'était pas exactement une cachette à mon épreuve, loin de là. Imaginez ma surprise quand j'y ai découvert un jeu de hockey sur table. Ben didon, que je me suis dit, soit le Père Noël est trop occupé pour m'amener mes cadeaux la veille ou bedon on me racontait des bobards. La conclusion fut assez facile à tirer. J'ai tout de même continué à aller m'asseoir sur les genoux du bonhomme parce que bon, ce qu'on ferait pas pour un suçon gratis.

dimanche 11 décembre 2011

Du bon temps


Nous sommes en 1957 et Dean Martin est au Copa Room, la salle de spectacles du célèbre Sands de Las Vegas. Dean s'amuse avec les gens dans la salle, plus particulièrement ceux devant la scène. L'oeil attentif aura reconnu Jack Benny, Debbie Reynolds, Lucille Ball et Desi Arnaz.

Un jour qu'il s'apprêtait à tourner un segment de son émission  The Dean Martin Show il alla voir Orson Welles dans sa loge avec un verre à la main.
- Hey Orson, tu en veux? Fit-il en levant son verre.

- Non merci, ça va aller Dean.

Martin parut absolument renversé.

- Tu veux dire que tu vas aller comme ça sur scène, tout seul?

Welles éclata de rire et raconta plus tard à un ami qu'il n'avait jamais vu une description aussi parfaite de la dépendance.

mercredi 7 décembre 2011

Les guimauves Jet en 1979



Si les années 50 ont été celles de la couleur et que les années 60 ont été celles du «peace & love», les années 70 ont été celles du sucre. Oui mes amis. Les céréales, les biscuits, les gâteaux, bref. C'était bon, c'était accrocheur, c'était vendeur.

Dans cette pub de 1979 on ne s'en formalise pas du tout. De la guimauve? Un panier bien plein. Et pas trempées dans une mopette de fondue au chocolat, que diable! Dans une fondue au CARAMEL!!!! Trempez d'aplomb! 

Mais le truc absolument impayable dans cette pub c'est la voix hors-champs qui annonce les guimauves dans le caramel Kraft comme si c'était une mousse au caviar. Un peu plus et on aurait eu droit à du Beethoven en sourdine.

Il y a 70 ans

Ça se passait le 7 décembre 1941, il y a très exactement 70 ans. A ce moment-là le Canada était en guerre avec l'Allemagne depuis déjà deux ans, tout comme la Grande-Bretagne, la France et l'Australie. Les États-Unis par contre n'avaient pas encore déclaré la guerre à personne quoique leurs relations avec le Japon n'étaient pas exactement au beau fixe. Tout celà allait toutefois changer. Rapidement et radicalement.

Pearl Harbor était un petit coin buccolique de l'archipel d'Hawaï avec tout ce qu'on peut imaginer d'exotique pour une région comme celle-là. Mais Pearl Harbor était aussi une base navale pour la flotte du Pacifique de la U.S.Navy où se trouvaient l'essentiel de la force navale américaine; destroyers, corvettes, croiseurs, cuirassés,sous-marins et porte-avions. Il y avait aussi une force aérienne située tout près dont Hickam, Wheeler et Bellows.

Donc c'est un dimanche matin bien tranquille en ce 7 décembre. Pearl Harbor est baigné des lueurs de l'aube. Il n'y a d'ailleurs que bien peu d'activités ni sur la base navale ni sur les pistes et la majorité du personnel militaire est encore sous la couette.

Les choses sont un peu différentes au nord des îles. En effet, les eaux froides du Pacifique sont fendues par une flotte de navires impressionnante qui comprend entre autres les porte-avions Akagi, Kaga, Soryu, Hiryu, Shokaku et Zuikaku. Les ponts sont couverts d'avions dont les moteurs vrombissent. Plus de 183 de ces avions, des bombardiers décollent par vagues successives pour se regrouper en formation dans les nuages. Leur cible: Pearl Harbor. Plus précisément la base navale où se trouvaient ce que l'on nommait «Battleship row» où les cuirassés étaient tous amarrés.



Un peu partout les Américains se réveillent au son des bombes qui explosent et des messages transmis dans les haut-parleurs partout qui indiquent clairement qu'il ne s'agit pas d'un exercice; «Air raid Pearl Harbor. This is not drill». C'est évidemment la confusion la plus totale lorsque les marins arrivent à l'extérieur. Les bombes explosent partout et il y a des avions japonais plein le ciel. Les Japonais utilisent aussi des torpilles modifiées avec des ailerons en bois afin qu'elles ne plongent pas dans la vase du lagon de Pearl Harbor, qui n'est très profond. Les pistes d'aviation sont aussi ciblées et plusieurs avions américains sont facilement détruits puisqu'ils étaient tous cordés les uns sur les autres afin d'éviter des actes de sabotage.

Dans toute la cohue les Américains parviennent toutefois à monter une défense malgré le peu de préparations. On parvient à abattre un certain nombre d'avions japonais et, par mégarde des avions américains dont cinq qui arrivaient du porte-avions USS Enterprise. Les Japonais ne manquent pas d'attaquer aussi les baraques mais la bombe la plus meurtière en est une de 16 pouces qui tombe sur le pont avant du cuirassé USS Arizona. Elle s'enfonce et explose là où se trouve la réserve des munitions. créant ainsi une explosion monstre qui souffle complètement l'avant du navire, tuant dès ce moment 1,177 marins. Cette déflagration à elle seule est responsable de la moitié des décès.

 Photographie prise au moment où l'Arizona explose.

La deuxième vague étant passée on ne sait pas s'il y en aura une troisième qui finalement n'a pas lieu. Des officiers japonais exortent l'amiral Nagumo d'envoyer une troisième attaque afin de cibler des endroits comme les réserves de carburant, les dépots et les cales sèches mais Nagumo refuse, estimant que les deux attaques avaient accompli ce que le Japon désirait. Sa décision s'appuyait sur plusieurs facteurs; d'abord il ne savait pas où se trouvaient les porte-avions américains et s'il étaient proche ils pouvaient lancer une attaque. La flotte japonaise était aussi à portée des avions américains dont il ignorait le nombre qui n'avaient pas été détruits. C'était aussi sans compter tout le temps qu'il aurait fallu pour que les avions japonais reviennent se réarmer et repartir. L'amiral Yamamoto, s'il avait d'abord supporté Nagumo, se ravisa plus tard, estimant que de ne pas avoir envoyé une troisième attaque avait été une erreur monumentale.

En effet, beaucoup de navires américains avaient été endommagés dont l'USS Arizona qui avait été complètement détruit. Par contre, nombre d'autres avaient coulé dans les eaux peu profondes. L'Oklahoma, le West Virginia, le California,le Nevada, le tennessee, le Maryland, le Pennsylvania, l'Utah, le Raleigh, l'Honolulu, le Cassin, le Downes, le Shaw, l'Oglala, le Vestal et le Curtiss furent tous renfloués, réparés et retournés au front. Les champs aériens avaient subi de lourds dommages mais les dépôts de carburants étaient tous intact et les porte-avions aussi puisqu'ils étaient assez éloignés. Au total ce sont plus de 2,402 personnes qui ont peerdu la vie dans cette attaque.

Celle-ci provoqua l'entrée en guerre des États-Unis qui la déclarèrent non seulement au Japon mais aussi à l'Allemagne. Le Canada aussi déclara la guerre au Japon mais si la participation militaire canadienne fut principalement au front européen on dépêcha tout de même des soldats pour défendre Hong Kong qui était alors une colonie britannique. Ainsi, en décembre 1941 deux bataillons de soldats y furent envoyé. Les 1975 soldats provenant essentiellement des Winnipegs Grenadiers et des Royal Rifles of Canada eurent à se mesurer à des soldats Japonais qui étaient solidement entraînés. Hong Kong ne put être défendue et le 25 décembre tous ceux qui n'avaient pas été tués au combat furent faits prisonniers. Les conditions de détention furent très pénibles. La maltrunition et la torture étant monnaie courante et les prisonniers ne furent libérés qu'à la fin du conflit en août 1945.

Toutefois, cette déclaration de guerre du Canada envers l'Empire du Soleil Levant eut de sérieuses répercussions envers les Japonais qui résidaient ici au Canada. Ce sont plus de 22,000 qui sont non seulement internés mais aussi assujettis à des travaux forcés. Le gouvernement saisit également leurs biens et les vend. A la fin du conflit on leur donna deux choix: rester au Canada mais seulement dans l'est du pays, ou retourner au Japon qui venait de subir deuxbombardements atomiques. Le Canada attendra d'ailleurs jusqu'en 1988 pour reconnaître ses torts.

L'amiral Yamamoto, qui connaissait la puissance industrielle des États-Unis avait dit que l'attaque de Pearl Harbor avait réveillé un géant. Il savait qu'ils seraient capables de se battre sur plusieurs fronts. Le discours du président Roosevelt réveilla la nation au complet. Les États-Unis étaient maintenant en guerre et on ne négligea aucune méthode de propagande pour attiser le patriotisme afin que tous et chacun fasse sa part pour défendre le pays qui avait été, disait Roosevelt, injustement attaqué. 


Yamamoto avait parfaitement raison. La guerre du Pacifique fut, comme on le sait, finalement remportée par les Américains où tout se joua durant la bataille de Midway en juin 1942. Les Américains avaient alors dit lors de cette victoire qu'ils avaient vengé Pearl Harbor. 

L'Arizona, contrairement aux autre bâtiments de guerre, ne fut pas renfloué et remis en service, les dommages étant beaucoup trop importants. On découpa donc tout ce qui se dépassait de l'eau pour laisser la coque dans le fond de l'eau où reposent encore à l'intérieur les corps des marins qui s'y trouvaient lors de l'attaque.

 Le Mémorial de l'Arizona.

L'arizona est aujourd'hui un mémorial que les gens peuvent visiter. On a construit une structure sur surplombe l'épave qui est très visible dans l'eau. De temps à autres on peut même apperçevoir des taches d'huile à la surface, cette huile est celle des réservoirs de l'Arizona et qui continue de s'échapper encore aujourd'hui.

 De l'huile s'échappe encore après 70 ans.

Aussi, depuis 1999, les gens peuvent également visiter le mémorial du Missouri, amarré tout près. Le Missouri est une soeur de l'Arizona et c'est sur le pont du Missouri que le Japon se rendit officiellement aux États-Unis devant le général MacArthur et l'amiral Nimitz. La présence du Missouri tout près de l'Arizona est un sorte de testament symbolique; un navire signifiant l'entrée en guerre des États-Unis et le Missouri en signifiant la fin.

A gauche, le Mémorial de l'Arizona et le Missouri, à droite.

 Sous un autre angle; l'Arizona à l'avant et le Missouri à l'arrière.

Les marins de l'arizona ayant survécu à l'attaque peuvent à leur mort faire immerger leurs cendres dans l'épave afin d'aller y rejoindre leurs compagnons d'armes. Seuls des plongeurs de la US Navy peuvent procéder à cette inhumation.

Le mémorial de l'Arizona inquiète cepandant. En effet, comme mentionné un peu plus haut, de l'huile s'échappe toujours de l'épave et la coque du navire est lentement rongée par la corrosion. Advenant une rupture de celle-ci celà représenterait un sérieux problème environnemental. Le Service des Parcs assure toutefois observer attentivement la situation.

Exploration de l'épave:





lundi 5 décembre 2011

autocinetum


Magnifique Volvo 164 du début des années 70 que sur laquelle je suis tombé lors d'une promenade dans le mile-end. La 164 était la première incursion dans le crénau des voitures de luxe pour Volvo depuis la fin de la production de la PV 60.

mardi 29 novembre 2011

De tout pour tous chez monsieur Chénier

 Cliquez pour agrandir

Tiens, il n'y a pas si longtemps je partageais avec vous une scène particulière tirée des archives familiales et dans laquelle on voyait l'inauguration du commerce de Bernard Chénier, Fantaisie Cut-Rate, au coin des rues Aylwin et Hochelaga en 1950 avec le curé de la paroisse.

A l'aide d'une autre photo venant des archives familiales je vous invite cette fois-ci à voir de quoi le commerce avait l'air mais cette fois en regardant vers l'intérieur, comme si vous étiez en train d'entrer. La photo a subi quelques dommages avec le temps, comme c'est souvent le cas avec les vieilles photos. Rien qui n'a pu être corrigé toutefois avec un tout petit peu de magie numérique.

Cette photo remonte au début des années 60 et on y apperçoit monsieur Bernand Chénier, son épouse Pierrette Séguin ainsi que la soeur de cette dernière, Annette Séguin, que tous surnommaient affectueusement Nénette. La personne à droite complètement n'a pu être identifiée mais il s'agit vraisemblablement d'une employée.

Avouez que la quantité d'objets a de quoi étonner! On pouvait y trouver des articles de décoration, de la vaisselle, des cadeaux, des montres, petits bijoux, jouets, revues, journeaux, du pain et combien d'autres. Il me serait tout à fait impossible de tout énumérer tellement il y en a. Pour les gens du quartier qui n'avaient pas envie d'aller se perdre dans le centre-ville pour faire des achats de toutes sortes, le magasin de monsieur Chénier était certainement la première option et dans cette véritable caverne d'Ali Baba il y avait sûrement ce dont les gens avaient besoin.

dimanche 20 novembre 2011

liana


Fenêtre sur le côté ouest de l'ancienne gare-hôtel Viger, magnifique bâtiment dans le style château de la Loire érigé par le Canadien Pacifique en 1897. Cette gare fut commandée par William Van Horne à l'architecte Bruce Price, qui a aussi conçu le château Frontenac et la gare Windsor. On visait ici à remplacer la gare Dalhousie, juste plus bas sur Berri, laquelle était devenue trop petite pour le traffic ferroviaire sans cesse grandissant de la compagnie. AU moment de prendre cette photo le sort de l'immeuble était incertain.

jeudi 17 novembre 2011

D'hier à aujourd'hui: la caserne de pompiers #30



Au coin des rues Laurier et St-Laurent se trouve la station de pompiers #30, bâtiment tout à fait extraordinaire qui fut bâti entre 1904 et 1905. A l'époque il abritait le poste pompiers, de police ainsi que l'hôtel de ville de St-Louis. Enfin, jusqu'à son annexion à la ville de Montréal en mai 1909 où la caserne reçut alors le numéro 30, qu'elle possède toujours. En regardant au-dessus des trois grandes portes on peut apperçevoir des fenêtres imposantes. C'est là que se trouvait la salle du conseil de ville.  Quelle vue on devait avoir de là à cette époque!

 A gauche de la station, sur la vieille photo, on peut apperçevoir une publicité murale peinte sur le haut du mur: J.H. Bastien. Il s'agit de l'épicerie/boucherie des frères Bastien dont l'un se prénommait Napoléon. L'autre n'est identifié que par la lettre H (peut-être Henri ou Hector).

Outre la caserne on retrouve à l'intérieur du bâtiment un petit musée très intéressant sur l'histoire des pompiers à Montréal. L'exposition comporte de très vieux artéfacts comme des uniformes, des pompes à vapeur, des systèmes d'alerte et de nombreuses photos. On peut ainsi en apprendre comment on combattait le feu à l'époque, de quelle façon les alertes étaient données ainsi que les équipements utilisés et de quelle façon tout ça à évolué avec les années. Le musée peut être visité tous les dimanches en après-midi (il est toutefois préférable de vérifier avant de s'y rendre).

A cet égard, voici justement un court film tout à fait approprié, tourné par les studios Edison en 1901 et qui nous montre des pompiers de Montréal répondant à un appel d'urgence en plein hiver. On peut y voir les véhicules tirés par des chevaux ainsi que les pompes à vapeur servant à propulser l'eau en hauteur. C'était l'époque bien sûr où les détecteurs de fumée n'existaient pas et où le temps d'intervention était évidemment beaucoup plus lent qu'aujourd'hui.



lundi 14 novembre 2011

Lancelot Agent Secret

Lancelot Agent Secret est une autre de ces émissions complètement craquepottes qui faisait le délice des gamins du début des années 70 comme moi. Ça jouait le samedi matin, parfois le dimanche, et ça mettait en vedette tout un tas de chimpanzées tous accoutrés avec des costumes. Essentiellement il s'agissait d'une sorte de parodie de la série TV «Get Smart» avec un clin d'oeil aux films d'espions. La bande des bons portait le nom de APE alors que les vilains étaient CHUMP. Bref, on ne s'ennuyait pas avec Lancelot!

Cette série qui a joué de 70 à 72 bénéficiait d'un budget dans les sept chiffres. Les auteurs principaux de l'émission «The Carol Burnett Show» ont apparament quitté cet emploi pour pouvoir travailler sur Lancelot. 
 


dimanche 13 novembre 2011

pteridophyta


Les première fougères sont apparues au carbonifère il y a plus de 350 millions d'années mais la plupart des espèces contemporaines ont des origines plus jeunes, soit 145 millions d'années. Celles-ci ont été prises au Jardin Botanique.

vendredi 11 novembre 2011

Pour ce Jour du Souvenir



Durant la Seconde Guerre Mondiale plus de 1.1 millions de Canadiens ont servi dans les Forces Armées. De ceux-là, plus de 42,000 ont donné leurs vies et plus de 55,000 ont été blessés. L'article d'aujourd'hui leur est dédié, à eux qui ont si ont payé un si lourd tribut pour que nous puissions aujourd'hui jouir de cette liberté de vivre qui nous est si chère mais dont nous oublions trop souvent le prix qui fut payé pour la conserver.


lundi 7 novembre 2011

Ponderosa

Y'a quelqu'un d'entre vous qui se souvient de ce restaurant? Il y en avait un sur Jean-Talon entre Langelier et le boulevard des Galeries d'Anjou, du côté sud. Dans les années 70 dans ma famille une visite chez Ponderosa se faisait généralement le dimanche midi et ça c'était une sortie qui faisait pas mal mon affaire.
Le look du restaurant était pas mal de style "ranch". Quand on entrait à l'intérieur on se dirigeait vers la droite où il y avait un long comptoir. Là, on se prenait un cabaret qu'on faisait glisser et c'est là que l'on choisissait ce qu'on voulait manger. Je me souviens très bien du gril où les cuistôts faisaient tourner le steak, envoyant une longue flamme dans les airs avec le bruit de crépitement si caractéristique. Ils mettaient aussi des triangles en métal avec des chiffres pour définir les types de cuisson. 

Pour moi c'était toujours la même chose: un bon gros hamburger bien cuit avec frites. Tous les mets étaient servis dans des assiettes en métal inox enchassés dans une autre en bois. Pas besoin de vous dire que j'ai été pas mal déçu quand j'ai vu le restaurant s'en aller. En fait, la compagnie qui opérait cette chaîne a décidé en 84 de fermer toutes les concessions au Canada. Je donnerais quand même cher pour revoir le bon vieux Ponderosa se réinstaller tel qu'il était dans les années 70. Une autre de ces franchises dont je m'ennuie royalement.

dimanche 6 novembre 2011

D'hier à aujourd'hui: au coin de Wiseman et Beaumont


Quel beau commerce que celui de Thomas Lester, non? Un magnifique petit immeuble sans prétention, fonctionnel mais tout de même élégant sis au coin des rues Wiseman et Beaumont. La photo remonte à 1931 mais le commerce existait avant, au 525 Casgrain. Évidemment, le 525 est l'adresse de l'ancienne numérotation civique. Après les changements le 525 est devenu le 6293. 

Thomas habitait au 1914e St-Denis pendant que son fils William était quant à lui au 2428 Drolet. Thomas était designer et décorateur depuis un bout et ses deux fils, William et Harry ont suivi dans ses pas. C'est en 1930 que Thomas décide d'aménager dans cet immeuble qu'on voit sur la photo du haut. 

Pour faire pratico-pratique, Thomas décide de déménager au 6907 Wiseman, à l'appartement #1 avec son épouse Julia, tout juste à côté du commerce. Thomas décède en 1935 et sa veuve continue d'habiter l'appartement. Probablement pour venir en aide à sa mère, Harry aménage à l'appartement #4, juste en haut pendant que William s'établit pas loin au 6901. Julia Lester décède à son tour en 1941, peu de temps après avoir déménagé au 7400 Querbes à l'appartement #1. William et Harry quant à eux continue de s'occuper du commerce fondé par leur père qui se trouve toujours à l'angle de Wiseman et Beaumont. 

La famille Lester possédait une résidence secondaire à Sainte-Rose à Laval et en 1950, probablement pour se reposer et prendre une petite retraite bien méritée, William s'y installe mais décède un an plus tard. Le commerce du père Thomas continue d'offrir ses services et il est gèré cette fois par Harry et Ralph, que j'assume être le fils de Harry. En 1954 le commerce s'en va au 400 Saint-Roch et le petit immeuble est alors occupé par la compagnie Heatco. 

Harry continue mais en vient à faire rouler la petite entreprise à partir du 5696 Clanranad, un petit coin résidentiel au sud de Van Horne et à l'ouest de Décarie. En 1961, peut-être à cause d'une tension familiale, Ralph s'en va ouvrir son propre commerce de décoration et de peinture au 522 Jarry Ouest pendant que Harry fait changer le nom du commerce qu'il a hérité de son père en celui de Thomas Lester & Son. A moins qu'il ne s'agisse que d'un erreur typographique mais le fait que Ralph lève les feutres la même année pour s'en aller à son compte ailleurs en ville reste indicateur d'un possible conflit entre lui et Harry qui lui, décède en 1964. Après quoi il n'y a plus aucune trace de Thomas Lester & Sons.

Le coin de rue, comme on peut le voir, en a mangé toute une. Les changements sont nombreux; la brique, l'entrée tronquée du coin, le changement de disposition des fenêtres, la petite surmonture de brique en haut complètement... On a aussi opté d'avaler le commerce à droite sur Beaumont et de tout rebriquer pour donner une apparence d'unité. Encore une fois, on se rend compte que ce petit coin de rue était plein de charme et de personalité qui, tout comme dans l'article précédent, ont foutu le camp à l'approche de la «modernité».



samedi 5 novembre 2011

nudus X


L'exercice ici était simple; utiliser la musculature de Marie, obetnue par de sérieuses séances de capoeira (un art martial brésilien) avec une lumière latérale pour ainsi en faire ressortir tout le relief.

mardi 1 novembre 2011

D'hier à aujourd'hui: coin Beaubien et de St-Vallier


En quelle année a été prise la photo en noir et blanc du haut? Évidemment, en regardant les fils électriques pour le tramway on serait porté à dire avant le 30 août 1959, année où ces valeureux véhicules ont été retirés de la circulation. Toutefois il faut se rappeler que ces fils servaient aussi aux trolleybus, lesquels ont été maintenus en service jusqu'en 1966. La voiture que l'on voit presque au centre est un Chevrolet 1960 de type «station wagon». Le véhicule est-il neuf? Un petit peu usagé peut-être? Allons-y donc avec une estimation rapide et disons le début des années 60. 

Au  coin de la rue il y avait le commerce de Marcel Godin où l'on pouvait y trouver des cadeaux ainsi que des trophées. C'était bien invitant, surtout avec ce bel auvent. Le commerce a disparu pour faire place à une pharmacie. Au deuxième étage, le dentiste Charlemagne Labelle, dont on voit la pancarte dans la fenêtre, n'est plus là lui non plus, évidemment. Peut-être que si ceux qui habitent ce logement aujourd'hui fouillent un peu les pièces ils trouveront quelconque vestige du cabinet... 

Ah, plus loin on retrouve le fleuriste Morin. Monsieur Morin étant décédé c'était sa veuve qui administrait le commerce. D'ailleurs, elle habitait tout juste en haut au 508. Aujourd'hui il s'y trouve des commerces variés. Sur le mur de brique on peut toutefois y aperçevoir encore les vestiges des trous dans lesquels étaient ancrés les supports des lettres scriptées formant le nom Morin. 
Les autres commerces adjacents ont aussi disparu, comme Acousticon, qui fabriquait des appareils auditifs pour ceux qui étaient durs de la feuille, comme on disait dans le temps. Et au bout complètement la pharmacie Garceau avec sa belle enseigne. On a tout enlevé avec les ans et les façades ont été complètement remplaçées par d'autres, très mornes cependant. Les poteaux de bois, avec leur base créosotée n'y sont plus, remplaçés par des poteaux en métal. Les fils électriques quant à eux ont tous été fichés sous terre.  

On dirait que lorsque le modernisme s'est installé tout le charme du coin a prit ses jambes à son cou. Et c'est bien dommage.

dimanche 30 octobre 2011

Spécial Halloween: Accessoires

L'Halloween est non seulement à nos portes mais est présentement en train de prendre le bord de la porte un peu partout, gracieuseté des bébelles de Noël qui commençent à nous innonder d'un peu partout. Et ce n'est que dans deux mois! Quand j'étais gamin on ne voyait jamais les affaires de Noël avant que l'Halloween soit au moins passé.

Avant de partir se promener dans les rues avec nos citrouilles en plastique on s'assurait que notre costume soit complet. Évidemment si on mettait un ensemble Ben Cooper on n'avait pas grand chose à faire. Encore moins s'il faisait assez froid et qu'il fallait mettre notre manteau par-dessus le costume où dans ce cas-là valait mieux juste mettre le masque, comme c'est arrivé à un ami dans les années 70 qui a passé l'Halloween avec sa tuque des Expos par-dessusson masque...

Avec un peu de chance il faisait pas trop froid et il arrivait souvent à la dernière minute qu'il manque un petit quelque chose. Un détail. Un machin-truc. Heureusement, de ça, y'en avait tout plein dans les magasin, même le jour de l'Halloween. Comme ceux-ci, par exemple: