mercredi 29 juin 2011

Un bien triste départ

Ce n'est que dimanche passé que j'apprenais le décès de Gene Colan, un illustrateur de très grand talent issu du même moule que Jack Kirby et Jim Steranko. Colan est né dans le Bronx à New-York le 1er septembre 1926 et trois ans plus tard il dessinait tout ce qu'il voyait. C'est 1944, alors que la Seconde guerre faisait encore rage que Colan a commençé à illustrer des comics avec P-51B Mustang.

Il a bien tenté de s'enrôler dans le U.S. Marine Corps mais son père le tira de là, peut-être par l'oreille, puisqu'il était trop jeune. Quand il devint majeur il s'est en allé dans l'Army Air Corps mais à ce moment-là le brasier de la Seconde guerre était terminé alors on l'a envoyé aux Phillipines, avec les forces d'occupation.

Colan est revenu en 1946 et a commencé à travailler pour Timely Comics. C'était l'époque où un artiste qui voulait vendre son talent n'avait qu'à prendre un comics, regarder qui en était l'éditeur et de s'y rendre avec son portfolio. C'est exactement ce qu'a fait Colan avec Timely Comics et c'est comme ça qu'il fut embauché. C'est d'ailleurs là qu'il a rencontré le légendaire Stan Lee.

Colan était très habile pour travailler les ombres.
Au début des années 60 Colan est devenu l'un des artistes principaux de Marvel Comics illustrant alors toute une série de personnages dont Captain America, Doctor Strange ainsi que Daredevil, un superhéros auquel Colan a été étroitement lié. Toutefois, quand Marvel eut l'idée de lancer une série sur Dracula, Colan voulut absolument l'obtenir. Il dessina un modèle du personnage basé sur l'acteur Jack Palance et Stan Lee fut convaincu. Dracula devint alors l'un des personnages les plus associés à Colan.



On doit aussi à Colan la co-paternité du Falcon, premier héros d'origine afro-américaine ainsi qu'au personnage mi-humain mi-vampire Blade. Colan a continué d'illustrer, pour DC Comics entre autres où il s'attaqua à Detective Comics, Batman ainsi que Wonder Woman. En 2008, alors qu'il continuait toujours d'illustrer il fut hospitalisé pour des problèmes de foie et sa santé dégringola mais il récupéra suffisament pour reprendre le crayon, travaillant entre autres sur le #601 de Captain America pour lequel il reçut un prix Eisner. Il est décédé le 23 juin 2011. Décidément, le monde des comics vient de perdre un de ses plus grands illustrateurs.

Une des couvertures qui compte parmis mes préférées.

mardi 28 juin 2011

Cahier spécial sur le métro


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(Source: Collection personnelle)

Le 15 octobre 1966, soit un jour après l'ouverture officielle du métro de Montréal, le journal La Presse publiait un cahier spécial sur ce nouveau mode de transport urbain tout à fait révolutionnaire. Je vous présente donc aujourd'hui la page couverture qui comporte quelques éléments plutôt intéressants. 

Cette photo est évidemment une grande mise en scène où l'on devine que chaque figurant a été soigneusement plaçé, incluant la gestuelle. Le monsieur à la valise en bas à gauche le montre adéquatement avec la pose de celui qui marche mais qui en réalité ne marche pas du tout. La photo a été prise au métro Rosemont. l'œil avisé l'aura vite reconnu, et si vous y regardez un peu vous allez voir un truc assez marrant. Remarquez comment le train est à l'arrêt et voyez les gens y descendre et y monter. Or, seul le wagon de tête est visible, les huit autres étant encore dans le tunnel. Y'a un autre machin qui m'agace: ces autres wagons derrière semblent en ligne plutôt bien droite alors que les deux approches pour arriver à la station sont en pente. Et voici d'ailleurs un comparatif entre 1966 et 2012.


lundi 27 juin 2011

ignis


Feu arrière d'une voiture des années 60 apperçue par hasard lors d'une promenade et dont je ne me souviens malheureusement plus de la marque... C'était l'époque où le chrome était presque roi et maître sur les voitures. Autre temps, assurément.

samedi 25 juin 2011

Catalogue Eaton mi-saison, 1939-40, page 47


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Voici une autre page de mon catalogue Eaton 1939-40, il s'agit de la page 47 avec des vêtements pour hommes. Ce qui était intéressant avec ce catalogue était que l'on pouvait tout commander ce dont on avait besoin par la poste. Il suffisait de remplir le bon et d'y inscrire les spécifications requises. Ensuite on pouvait simplement passer au comptoir pour récupérer la marchandise. Encore une fois, on s'étonnera du fait que ces vêtements sont bon marché alors voyons combien ces mêmes articles vous coûteraient en dollars d'ajourd'hui.

Le beau paletot à $12.95 équivaut à $196.38.
Le complet en haut à droite avec deux pantalons à $15.95 équivaut à $241.87.
Le gilet en cuir de poney à $10.95 équivaut à $166.05
Le coupe-vent en molleton (en bas à gauche) à $4.50 équivaut à $68.24.
Le mackinaw tout laine à $4.75 équivaut à $72.03.
Les deux pantalons à $3.45 valent $52.32 chaque.
Quant au pantalon gris (entre les deux), son prix de $1.95 équivaut à $29.57.

Les gens ont évidemment intérêt à se serrer la ceinture, surtout en apprenant ce 25 juin 1940 que le gouvernement Fédéral décrète une taxe variant de 10 à 80% sur les automobiles, ceci en raison des coûts liés à l'effort de guerre. On prévoit à ce moment-là que la dette de cette année-là pourrait se chiffrer à un incroyable $700,000,000. D'autres taxes sont aussi prévues, comme celle sur l'excédent de profit, le tabac, les pneus, radios et quelques autres. C'est évidement la classe moyenne qui en souffre le plus, comme en témoigna l'honorable J-L. Ralston à la Chambre des Communes.

vendredi 24 juin 2011

nudus VIII


Voici une photo tirée de la première session de nu que j'ai fait avec deux modèles simultanément. C'est aussi à ce moment-là que j'ai réalisé que ne pas avoir d'assistant(e) a été une gaffe appréciable et pour les fois subséquentes je me suis assuré d'avoir quelqu'un pour m'aider parce qu'après tout je n'ai pas grandi dans un cirque.

Admiral en 1953


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Il n'y a pas à dire, les appareils de télévision des années 50 avaient de la gueule, surtout ceux qui étaient enchassés dans des meubles en bois comme ceux que l'on apperçoit dans cette publicité d'Admiral parue en 1953. Admiral est une compagnie de radios et phonographes qui fut fondée à Chicago en 1934 en tant que Continental Radio and Television Corp. Le nom changea peu de temps après pour Admiral Corporation.

En 1973 Rockwell International fit l'acquisition d'Admiral et vendit la section des électro-ménagers à Magic Chef qui à son tour la revendit à Maytag pour ensuite être acquise par Whirlpool. Vous êtes étourdi? Moi aussi. La division des téléviseurs continue sous le nom AOC (Admiral Overseas Corporation) en tant que marque internationale.

Et où pouvait-on trouver des téléviseurs Admiral en 1953 à Montréal? Bien qu'il soit difficile aujourd'hui d'imaginer une ville sans magasin de très grande surface pour l'électronique sachez que l'on avait l'embarras du choix à l'époque puisque plusieurs commerces locaux en vendaient. Comme ceux-ci par exemple:

Combien représente un téléviseur de $249.95 en dollars d'aujourd'hui? $2,154.25. 

 
Sans ce spécial d'Ameublements Legault, ce téléviseur vendu à $289.95 en 1953 vous vaudrait une dépense de $2,498.99 en 2011.

 Celui-ci semble un petit peu moins cher à $229.95 mais représente tout de même $1,981.87 en dollars ajustés d'aujourd'hui.

mardi 21 juin 2011

Avon en 1953


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Les produits cosmétiques Avon sont bien connus aujourd'hui, tout comme ils l'étaient en 1953, année où parut cette publicité. Aujourd'hui comme hier, Avon se distinguait par son service de vente qui n'utilisait non pas des magasin mais bien des représentantes qui se rendaient directement dans les résidences.

Le concept remonte en 1886 au moment où David H. McConnell vendait des livres en faisant du porte-à-porte. En guise de boni il offrait du parfum aux dames qui achetaient ses livres et ce dernier devint rapidement plus populaire que les bouquins. Il décida alors de fonder la California Perfume Company à New-York qui servit de lieu de fabrication et de distribution de son parfum. La compagnie prit de l'expension et c'est ainsi que l'on engagea la première représentante, madame Albee. Pour McConnell, les clientes se sentiraient plus à l'aise avec des représentantes, surtout quand il était question de parfums. qui plus est, les perspectives d'emploi pour les femmes à cette époque étaient extraordinairement limitées et travailler comme représentantes leur permettraient de gagner des sous. Quelques douze ans plus tard la compagnie comptait plus de 5000 représentantes.

Les choses ont continué de bien se passer pour la California Perfume Company, les ventes de parfum étant toujours très bonnes et, aussi incroyable que celà puisse paraître, un an après la publication de cette annonce les ventes d'Avon atteignèrent $55 millions!

AVON Products du Canada possédait un bureau chef au 1010 Ste-Catherine ouest (édifice Dominion Square) au bureau 1004 dont le gérant était Charles L. Bean. Il y avait aussi une succursale au 1434 Ste-Catherine ouest (entre Bishop et Mackay) au quatrième étage, bureau 405, au 1010 Ste-Catherine est (voisin de l'Olympia) bureau 408 (quatrième étage également) ainsi qu'au 225 Liege ouest.

Avon devint le nom de la compagnie en octobre 1939 alors que McConnell tomba sous le charme de Stratford-Upon-Avon, petite ville située en Angleterre au nord-ouest de Londres et tout juste au sud de Birmingham. 


Site web de la compagnie: http://www.avon.ca

duo


Charmant petit couple de photomatons que j'ai photographié à la station Berri il y a trois ou quatre ans, derniers représentants de ces vieilles machines qui fonctionnaient encore au film traditionnel. Le plaisir de sortir de la machine une bande de trois ou quatre photos encore humides de produit développant n'est plus qu'un lointain souvenir.

Ces deux machines ont été remplaçés, peu de temps après, par un seul modèle, numérique çui-là et qui n'a pas fait long à cet emplacement. Aujourd'hui y'a plus rien sinon un coin morne.

dimanche 19 juin 2011

La fête des pères


Cette photo remonte je crois à une époque où ma mère n'était pas encore née. On y voit ici ma grand-mère ainsi que mon grand-père. Selon les quelques éléments qui s'y trouvent je serais porté à croire que cette photo a été prise sur la rue de Rouen un peu à l'est du viaduc ferroviaire du CP qui a changé quelque peu depuis ce temps. La photo était passablement amochée incluant une déchirure et c'est avec beaucoup de patience et de minutie que je suis parvenu à lui redonner un tant soit peu son apparence d'origine.

Mon grand-père était un homme de labeur mais aussi très intelligent comme en témoignent ses bulletins scolaires que ma mère a précieusement conservé. Il a travaillé de nombreuses années chez J.W. Duncan, une entreprise spécialisée dans le bois ouvragé ainsi que de construction. Il a aussi travaillé aux fameuses shops Angus du Canadien Pacifique durant le temps de la guerre. Ensuite c'est au Port de Montréal qu'il s'en est allé et ce, jusqu'a sa retraite. Né en 1915, mon grand-père ne parlait pas beaucoup et semblait entretenir son petit jardin secret. Le dévoilement des émotions n'était jamais à l'ordre du jour, chose assez commune chez les hommes de sa génération. Il aimait beaucoup lire, faire ses mots-croisés assis tranquille sur le balcon et aussi passer un peu de temps avec ses amis dont le fameux Fred. Quels étaient les rêves de mon grand-père, qu'elles étaient ses ambitions, qu'aurait-il aimé accomplir?

Il n'avait pas entamé sa retraite depuis bien longtemps lorsqu'il fut atteint de la maladie, cette bête que l'on ose pas nommer. Celà fut évidemment pénible de le voir s'en aller inexorablement vers la fin, et au bout d'un combat où il avait tout donné afin de la combattre, il est décédé, à la maison où l'on avait prit grand soin de lui. Là, dans le cadre de la porte de sa chambre, je le regardais là, couché. Immobile.

J'étais enveloppé d'un tourbillon d'émotions. J'étais triste de le voir partir, triste aussi parce que j'aurais aimé que la Vie nous le laisse un peu plus longtemps mais en même temps j'étais heureux de le savoir enfin en paix. Il avait l'air paisible, comme seul le repos du guerrier le permet.

Aujourd'hui je tiens à lui dédier cet espace et cet article, juste pour lui, à sa mémoire et aussi pour lui dire que je pense toujours à lui. Je donnerais beaucoup pour l'appercevoir un jour comme ça assis sur le balcon, faisant ses mots-croisés et lui dire, viens, je t'amène prendre un café. Et on va jaser.
Bonne fête grand-papa!

vendredi 17 juin 2011

floris


J'aime bien faire des gros plans de fleurs. Tous les petits détails que l'on perçoit, que ce soit le sépale, l'étamine. ou le pistil, semblent former ensemble des petits mondes tout à fait extraordinaires.

Pow!


Si vous êtes un gars vous connaissez ce jouet. Soit vous en avez eu un ou bien vous aviez un ami qui en avait un. Chacun des deux joueurs contrôle soit le Red Rocker ou le Blue Bomber et l'objectif est de faire péter la tronche de l'autre robot. Le jeu a été conçu en 1964 par Marvin Glass and Associates, une compagnie de l'Illinois qui se spécialisait dans le design de jouets. Le nom vous est peut-être pas connu mais Marvin Glass est le génie derrière toute une floppée de jouets fabriqués par différentes compagnies et qui ont connu leur lot de succès. 



Le jouet a d'abord été manufacturé par Marx Toys mais est ultérieurement tombé entre les mains du géant Mattel qui a continué à le fabriquer mais en version un peu plus petite que l'originale. Le jeu est devenu au fil des ans un genre de phénomène de la culture pop et a fait différentes apparitions soit dans des films ou dans des émissions télé.


Alors le jeu était là sur la tablette parmis d'autres bébelles. Il n'y avait pas de boîte mais tout paraissait en ordre et visiblement il n'avait pas beaucoup servi. En dessous l'étiquette de prix indiquant $3.99 ne m'a pas fait perdre trop de temps à savoir si je le prenais ou non. Exemple parmis tant d'autres des petites découvertes intéressantes qu'on peut faire là comme ailleurs.


Le commercial de l'époque.


Les robots font leur apparition dans Toy Story 2.

Magnifique peinture d'Eric Joyner intitulée "Final Blow" qui a largement puisé son inspiration dans les vieux combats de boxe enfumés des années 30 et en ajoutant plein de jouets en métal qui furent populaires dans les années 50 et 60.

lundi 13 juin 2011

Absorbine Jr en 1953


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Le nom Absorbine passe encore mais on serait porté à se demander d'où peut bien provenir le "jr" et qu'est-ce qu'il fait là au juste. Alors voilà, la compagnie qui fabrique ce produit, W.F. Young, fut fondée en 1892 par l'américain Wilbur Fenelon Young, un passionné des chevaux. Il tenta, avec son épouse Mary Ida, de trouver un moyen de garder les chevaux en santé, notament en aidant à réduire l'inflammation et les raideurs dont ils pouvaient souffrir. Il faut réaliser ici que cet animal était largement utilisé non seulement par les fermiers mais aussi par plein de compagnies qui les utilisaient afin de tirer leurs charettes afin de livrer leurs produits. Ils développèrent donc un produit composé d'huiles essentielles et de différentes herbes qui devint connu sous le nom d'Absorbine Veterinary Ointment. Le produit, lorsqu'appliqué, ouvrait les pores de la peau, permettant un afflux sanguin qui aidait à guérir plus rapidement.

Voyant que le produit fonctionnait admirablement bien sur leur chevaux les fermiers n'hésitèrent donc pas à s'en beurrer eux-même, surtout après une grosse journée de labeur.Il fut donc suggéré de créer une version de l'onguent pour les humains et c'est exactement ce que la compagnie fit en 1903. Comme le nouveau produit était né de l'original on nomma le produit Absorbine Jr.

A la fin du texte dans la publicité on peut lire que W.F. Young avait une présence à Montréal. Après vérification dans le Lovell de 1953, date de parution de l'annonce, l'inscription dans le Lovell était comme suit: W.F. Young Inc drugs, J.H. Andrews Ltd, agent, 286 St-Paul Ouest. J.H. Andrews quant à lui habitait au 3455 Stanley à l'appartement 402.

Absorbine pour les chevaux et Absorbine Jr pour les gens sont deux produits toujours fabriqués par W.F. Young.

Site web Absorbine: http://www.absorbine.com/
Site web Absorbine Jr.: http://www.absorbinejr.com/

dimanche 12 juin 2011

ramus


L'écorce des arbres, ensemble des tissus dits corticaux produits vers l'extérieur de la tige par le fonctionnement du phellogène ou assise génératrice suberophellodermique sur les branches, le tronc, mais aussi les racines, sert évidemment à protéger mais bien qu'on y trouve nombre de toxines il n'en demeure pas moins qu'il s'agit aussi d'une source d'éléments médicinaux. Des animaux comme les ours ont appris à grignoter par exemple l'écorce de saules pour soulager des maux de dents car cette écorce contient un des  composants importants... de l'aspirine.

vendredi 10 juin 2011

Restauration de publicité - Smith Manufacturing 1955

Les publicités qui font partie de ma collection et que je numérise pour les articles qui apparaissent ici sont dans des conditions assez variables, je vous en ai parlé je crois. Aujourd'hui je vous présente un autre exemple de restauration. Cette publicité pour les tapis Smith remonte à 1955 et le papier a malheureusement subi une dégradation assez importante.avec les années. Ce changement est souvent dû à la composition chimique du papier ainsi que des conditions dans lesquelles il a été conservé. Quoi qu'il en soit, la restauration de la publicité d'aujourd'hui n'est pas si mauvaise. Vous pouvez cliquez sur chacune des deux images pour les agrandir.




jeudi 9 juin 2011

silva non condensa arboribus


Vous connaissez le parc Summit? C'est un boisé du côté de Westmount qui se trouve à l'ouest du chemin de la Côte-des-Neiges. Il est un peu méconnu, les gens semble lui préférer celui de l'autre côté où il y a le lac aux castors. Si vous n'avez pas de voiture vous risquez d'avoir à marcher un peu mais ça vaut vraiment la peine. Ce parc est un véritable sanctuaire d'oiseaux qui couvre quelque chose comme 57 acres. Levez les yeux et vous risquez d'y voir plein d'espèces différentes. Par temps de brume c'est encore plus beau, comme ce fut le cas le jour où j'ai pris cette photo.

mercredi 8 juin 2011

Humpty Dumpty - Prise 2

Le 20 mai 2010 j'écrivais un court article sur une boîte de chips Humpty Dumpty. Bon, je vais vous laisser aller lire l'article et je vais vous attendre ici. Alors voilà ti-pas qu'il n'y a pas très longtemps, je suis tombé sur une de ces boîtes sauf que cette fois c'était différent: elle était à vendre. Et pas cher pantoute à part celà. Bonus: elle était en meillleure condition que celle apperçue dans la brocante en mai 2010. Et hop! Vendue!



Ces boîtes avaient été commercialisées par Humpty-Dumpty (duh!) dans les années 70. Je ne sais pas si c'était pour faire un coup de marketing (les autres fabriquants de chips comme Hostess, Maple Leaf et Yum Yum n'avaient pas de telles boîtes) où quoi d'autre mais il reste que ces boîtes-là avaient connu un assez gros succès. Et les animaux stylisés exerçaient un attrait certain sur les gamins. 

Pour l'âge, et considérant que la seule chose que cette boîte devait faire était de contenir des chips pendant quelques semaines (tout au plus), d'en avoir déniché une dans une telle condition est une sacrée chance, ce qui prouve encore une fois ce que je dis depuis longtemps sur les achats dans les brocantes; faut être là au bon moment.

mardi 7 juin 2011

Purex en 1953


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La marque Purex fut lançée sur le marché en 1923 par Westminster Paper Mills, une compagnie situé à Vancouver en Colombie-Britannique. Elle fut subséquemment acquise par Scott Paper Limited, filiale canadienne de la compagnie américaine Scott Paper Company, laquelle fut fondée en 1879 à Philadelphie et qui fut la première à commercialiser le papier hygiénique en 1907.

La publicité d'aujourd'hui nous ramène en 1953 et nous montre très clairement que l'utilisation d'un modèle se frottant le visage pour nous vanter la douceur d'un papier pour les fesses ne date pas d'hier! Il y a utilisation ici de photographie pour la dame et d'illustration pour les deux rouleaux de papier. Il faut noter toutefois que la photographie n'en est pas une en couleur, plutôt, on l'a teinte à la main et on a pris soin d'en retoucher certains éléments comme les cheveux. du reste il n'y a que peu de chose à dire, il s'agit d'une publicité honnête dans sa conception (malgré l'utilisation de quatre polices de caractères différentes) et bien aérée.

La marque Purex existe encore et fait partie des produits de Kruger et bien qu'elle ne soit disponible au public que dans l'ouest canadien on la retrouve dans la plupart des compagnies et institutions.

Site web: www.purex.ca

germinatio


J'avais aperçu tout un tas de zygoptères qui volaient comme ça, vous savez ces charmants petits insectes volants qu'on appelle souvent des demoiselles et que les gens confondent souvent avec des libéllules? Ben voilà. Sauf que ça ne leur tentait visiblement pas de se faire prendre en photo ce jour-là. Un peu nerveuses aussi. Alors j'ai décidé de photographier les herbes parmi lesquelles elles virevoltaient.

dimanche 5 juin 2011

Question-quiz: la réponse

Voici maintenant le moment de donner la réponse à la question-quiz d'hier. En regardant sur la photo quelques indices nous laissent croire que celà s'est passé il y a quand même longtemps, comme le pantalon que porte l'homme se trouvant à droite. Il y a la structure métallique aussi car c'est quelque chose que l'on utilise pratiquement plus de nos jours, les constructions étant toutes faites en béton maintenant. Or, que se passe t-il ici et à quel moment à lieu cette poignée de main qui semble assez significative pour que l'on pense à l'immortaliser?

Montréal est lié à la rive-sud depuis 1859 avec le pont Victoria, initialement appelé "Victoria Tubular Bridge" et construit par le Grand Trunk. Bien qu'inauguré en 1860 les gens ne peuvent le traverser qu'en prenant le train, sinon ils doivent prendre un bateau. Il faut attendre à la fin du 19è siècle, soit en 1897, pour que les gens puissent passer d'un côté à l'autre sans utiliser le train alors que le Grand Trunk y va de modifications importantes lesquelles ajoutent une voie ferrée supplémentaire ainsi qu'une section permettant aux gens de passer. Toutefois, on pense à un nouveau pont et ce, depuis 1874.
 
 Il y a une certaine quantité de tergiversations mais en 1925 non seulement l'emplacement du pont est choisi le 27 janvier mais le premier premier contrat est donné à Quinlan, Robertson et Janin Limitée pour les piles du tronçon sud. Le deuxième contrat est donné à Dufresne Construction (de la fameuse famille) pour les piles et approche nord. Le troisième contrat est donné à la Dominion Bridge pour la construction de la superstructure en acier.

Les deux sections se rapprochent.

Les ouvriers de chaque côté peuvent non seulement se voir mais s'entendre.


Ne pas avoir le vertige devait certainement être un pré-requis de premier ordre pour faire ce boulot!


Ce qui nous amène évidemment à la réponse concernant la photo du haut. Nous sommes donc le 10 juillet 1929 et une phase très importante de la construction du pont approche; celle où les poutres d'acier nord et sud se joignent finalement. Sur la photo on appeçoit donc les deux superintendants des deux chantiers qui se donnent la main et se félicitent du travail accompli. Leur travail est si efficace que le pont est terminé et livré en décembre 1929 alors que l'échéancier avait prévu le mois de mai 1931 même en dépit d'un obstacle fort innatendu.

En effet les plans prévoyaient que le pont devait être accèdé à Montréal via la rue Bordeaux mais il y avait un obstacle: la savonnerie Barsalou sur Delorimier. La compagnie, alors dirigée par Hector Barsalou et son frère Adolphe-Erasme (qui avaient hérité de l'entreprise fondée par leur père Hector) refusèrent obstinément de cèder le terrain. A cette époque les lois d'expropriation étaient bien différentes et les ingénieurs ont dû modifier l'approche du pont, donnant ainsi naissance à cette fameuse courbe qui fut nommée pendant des années la "courbe de la mort" en raison des nombreux accidents qui eurent lieu à cet endroit.
 
Le pont reçoit alors le nom de pont du Havre le 24 mai 1930 lors d'une cérémonie où se retrouvent le premier ministre du Canada Mackenzie King , le premier ministre du Québec Louis-Alexandre Taschereau, des représentants de différents ministères, de la ville de Montréal, du Port de Montréal ainsi que des compagnies ayant oeuvré à la construction. Le pont ouvre officiellement tout de suite après les cérémonies. En 1934 il y aura pétition afin de renommer le pont en l'honneur de Jacques Cartier et c'est le 1er septembre 1934 que le gouverneur général en conseil procède au changement. 

L'un des aspects les plus étonnants c'est que le pont Jacques-Cartier avait été conçu pour la circulation automobile (avec limite de vitesse de 40km/h). Un projet de ligne de tramway avait été élaboré mais n'a finalement jamais vu le jour. Il faut noter qu'a ce moment le pont ne compte que trois voies. Le flot de voitures de plus en plus important nécéssite l'ajout d'une quatrième voie en juin 1956 et d'une cinquième en juin 1959.


La gagnante de la question-quiz est donc Marie-Josée qui a su déceler les indices sur la photo et y aller d'une très bonne et très exacte réponse.

samedi 4 juin 2011

Question-quiz #5


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Il se passe quelque chose sur la photo qui orne cet article, mais quoi? Et c'est là toute la question. Vous devez donc me dire très exactement ce qui se passe ici, pourquoi ces deux hommes se donnent la main et où celà se passe t-il. Vous avez jusqu'a dimanche soir pour trouver la réponse. Les commentaires, étant modérés par votre humble serviteurs, apparaîtront dimanche soir, moment où la réponse sera divulguée.

gemmae


Tiens, je savais pas; les bourgeons résineux de pin ont des utilisation médicinales. Semblerait qu'on les utiliseraient comme balsamiques et diurétiques qu'on met dans des sirops et des pastilles. Et les pins ça vit vieux, y'en a un dans le Sierra Nevada qu'on appelle Mathusalem et qui aurait quelque chose comme 4,800 ans d'âge et les autorités refusent d'en dévoiler l'emplacement exact.

Les fameux Perrette


Vous vous souvenez de cette chaîne de dépanneurs? J'aimais bien les Perrette. Le nom et le logo faisaient évidemment allusion au fameux conte Perrette et le pot au lait de l'auteur Jean de la Fontaine et qui parut en 1678. 


L'été c'était souvent une destination de choix lorsque j'étais jeune. Avec mes amis on roulait à bicyclette durant un chaude journée ensoleillée jusqu'au Perrette du quartier. On laissait les bicyclettes par terre, près de l'entrée (comme on faisait devant n'importe quel dépanneur) et on ressortait avec ces fameuses pochettes en plastique transparent qui contenaient du jus ou de la limonade et qui s'appelait Minisip. Il y avait une petite paille que l'on décollait et que l'on devait enfoncer dans un endroit précis de la pochette pour boire. Perrette était le seul dépanneur, à ma connaissance, à vendre ces trucs. 




Le saviez-vous? La chaîne a vu le jour en 1961 et la compagnie possédait aussi sa propre laiterie. En 1994 Couche-Tard s'est porté acquéreur de Perrette et la laiterie, qui était située à Laval, ferme à son tour en 1996 pour ensuite être démolie.