dimanche 28 août 2011

Whoa!





Vous pouvez cliquer pour les agrandir. C'est de la magie!

Tiens, je viens de me rendre compte que ça faisait un bout que je n'avais pas publié quelques dessins. Je rectifies donc la chose aujourd'hui. Ces deux dessins sont sans rapport l'un et l'autre mais ils ont été exécutés à quelques années d'intervalle, celui du bas remontant à 2003 ou 2004 je crois. J'aime bien le mouvement de celui d'en haut mais je trouve la marche du mec d'en-dessous un peu lourde. C'est encore et toujours du 2B.

samedi 27 août 2011

Le Royaume des animaux

Si vous avez écouté la télé durant les années 70 il est à peu près impossible que vous n'ayez pas vu l'émission "Au royaume des animaux", surtout si vous étierz gamin dans le temps.  

L'émission commençait toujours par cet élégant personnage aux cheveux blancs, debout en complet veston cravate, dans un salon quelque peu colonial. Il approchait un tableau et expliquait alors l'animal du jour. S'ensuivait alors un reportage sur l'animal en question filmé dans son habitat naturel.

Ce personnage était Marlin Perkins un zoologiste qui commença sa carrière en 1926 au jardin zoologique de St-Louis au Missouri. Il débuta en bas de l'échelle complètement, travaillant à entretenir les lieux. Il gravit ensuite les échelons et devint le responsable des reptiles en 1928. En 1937 il devint conservateur au zoo de New-York à Buffalo et en 1944 il prit en charge la direction du zoo Lincoln Park à Chicago. En 1962 il retourna là où il avait débuté, au zoo de St-Louis, mais en tant que directeur cette fois. Un an plus tard il devint l'hôte de la célèbre émission "Wild Kigdom" avec la Mutuelle D'Omaha comme commanditaire.

L'émission était très intéressante et son format comportait quelques éléments amusants. Il y avait d'abord la publicité quelque peu subtile qui s'associait aux sujets de L'émission. Par exemple on disait que tout comme la lionne protège ses lionceaux les gens peuvent protéger leurs enfants avec une police d'assurances de la Mutuelle d'Omaha.

Ensuite il y avait Jim Fowler, celui qui s'aventurait près des animaux, peu importe qu'ils soient dangereux ou non, pendant que Perkins observait loin derrière en sécurité. "Restons ici dans l'abri et observons Jim traverser cette rivière infestée de crocodiles pour aller circoncire cet éléphant d'Afrique là-bas!" Evidemment j'exagère un brin mais Jim s'est déjà débattu avec un boa constrictor pas content du tout pendant que Perkins décrivait la scène comme un combat de lutte. Ce genre de scène n'a pas manqué d'inspirer de nombreux comédiens.

L'émission a toutefois eu le mérite de faire entrer des images de pays lointains et d'animaux exotiques dans les foyers d'Amérique du Nord et de conscientiser les gens à l'écologie et à l'environnement. Marlin Perkins est décédé du cancer en 1986 et Jim Fowler n'a pas été bouffé (chose surprenante) par une ours, lion, tigre ni écrabouillé par un rhinocéros. Au moment d'écrire ces lignes Jim est toujours bien vivant.

Cette chronique n'était pas une présentation de la Mutuelle d'Omaha, une compagnie d'assurance américaine qui existe encore aujourd'hui et dont les activités canadiennes ont depuis été rachetées par la Banque Royale. 

Rajout (29 août 2011): Une fidèle (du moins je l'espère) lectrice de ce blogue, Lady Jaye, que je remercie sincèrement, m'a fait mention d'un court segment en français.  Que voici:

Captain Morgan en 1953


Cliquer pour agrandir

Lorsque cette publicité est apparue en 1953 celà faisait neuf ans que Seagrams avait lançé cette marque de whisky. Samuel Bronfman avait acquis à cette époque la distillerie jamaïcaine Long Pond et une bonne quantité de rum brut produit par la compagnie était achetée par la pharmacie Levy Brothers qui y ajoutait des épices et des herbes en plus de le faire mûrir pour ensuite le mettre en bouteille. Bronfman a tellement aimé le produit qu'il en a acquis les droits.

Ce qui est intéressant dans cette annonce, outre le fait que le mot rhum au bas de l'annonce ait été gardé avec son orthographe anglais (rum), est le personnage lui-même. On nous dit en haut que le Captain Morgan est en ville et qu'il nous rapporte du rhum. Ah? Si l'on se fie à
la réputation du Capitaine Henry Morgan, personnage historique après qui le produit est nommé, on pourrait certainement croire que le rhum qu'il nous rapporte fait partie des nombreux butins qu'il a ramassé à Porto Bello, Maracaibo ou encore Cuba, endroits qu'il a pillé sans vergogne. C'est que voyez-vous, ce boucanier un tantinet violent n'était pas tellement habité par les scrupules. 

Vous avez des remords quand vous écrasez subtilement un maringouin l'été quand vous êtes dans votre? Pas du tout. Au contraire je vous soupçonne de faire retentir un «Ha ha» bien senti. Bon, alors Morgan faisait un peu la même chose mais avec des gens. Voilà qui explique peut-être l'apparence quelque peu le faciès quelque peu dissolu que le personnage arbore sur les bouteilles et publicités contemporaines. Malgré sa cruauté, Morgan a fini par être anobli et devint même le gouverneur de la Jamaïque en 1684.

Le rhum Captain Morgan est encore fabriqué et fait aujourd'hui partie de la grande famille Diageo.

vendredi 26 août 2011

nebulosus


Voici une photo du Mont-Royal à partir du cimetière Notre-Dame-des-Neiges par une journée brumeuse. J'aime bien le dégradé de gris qui débute avec la première rangée d'arbres au fond et qui s'accentue en montant, là où quelques oiseaux passent.

mercredi 24 août 2011

L'art de se faire avoir

Quand je suis sorti du cinéma Champlain, ce fameux dimanche après-midi de l'été 1977, j'avais juste envie de retourner à l'intérieur pour revoir Star Wars encore une fois. C'était évidemment pas possible. D'abord y'avait une file de gens encore plus longue que celle dans laquelle j'avais été deux heures avant et puis il aurait fallu racheter des billets de cinéma. Les clubs vidéo n'existaient pas alors si on voulait se taper de nouveau un film fallait payer une nouvelle fois. Pas trop longtemps après je me retrouve chez Discus sans but précis, comme toujours, et voilà ti-pas que j'aperçois ceci:

C'est un disque. C'est marqué Star Wars. What could go wrong?

La bande sonore de Star Wars! Waaaaa! J'ai flippé la pochette de bord pour regarder le prix puis j'ai plongé la main dans ma poche pour voir si j'en avais juste assez. J'ai payé à la caisse pour ensuite ressortir avec mon sac à la main, fier comme un chameau de mon achat. 

De retour à la maison j'ai filé dans ma chambre, déchiré le cellophane, retiré le disque de la pochette et l'ai plaçé sur mon tourne-disque Dorchester avec ses haut-parleurs tout-en-plastique-mais-qui-jouaient-quand-même-pas-si-mal. Fébrile, j'ai posé l'aiguille sur le disque pour entendre ceci:


Là, je comprenais pas pantoute. C'était quoi ce truc de synthétiseur à la con? Pendant que le disque continuait de jouer je réalisais que je m'étais fait fourrer assez sérieusement. A cette époque-là je n'étais pas le consommateur le plus avisé et si j'avais pris le temps de bien regarder la pochette j'aurais pu lire le message d'intérêt bien imprimé en haut à droite:

/$%?&*(:^!

Ce disque avait été pondu par un [supposé] groupe nommé Electric Moog Orchestra dont on ne sait finalement pas grand chose (même aujourd'hui). Les tounes suivaient grosso-modo les compositions originales au début mais peu de temps après ça se mettait à dérailler dans des trucs assez abstraits. Est-ce que le disque était forcément mauvais? Pas tant que ça mais ma frustration venait davantage du fait que je croyais sincèrement avoir acheté la véritable bande-sonore de Star Wars.

Malgré tout je dois dire que n'importe quel geek qui se respecte devrait avoir ce disque dans sa collection. Points bonus si vous avez acheté ce truc en croyant que c'était le real deal.





Le saviez-vous? John Williams a écouté cette version mais n'a pas fait de drame ni déchiré sa chemise. Au contraire, il a trouvé que ce disque permettait à ses compositions de trouver de nouveaux auditoires. 

samedi 20 août 2011

L'Église et ses symboles

Il fut un temps, on le sait fort bien, où l'Église catholique au Québec était omniprésente et certainement omnipotente. Outre la religion, l'Église régissait aussi deux chateaux-forts, soit l'éducation et la santé. De par sa position dominante elle imposait la croyance et le respect. Elle était active ailleurs aussi; la Jeunesse Ouvrière Catholique, la Ligue Ouvrière Catholique, Jeunesse Agricole Catholique et la Jeunesse Indépendante Catholique en sont quelques exemples. De par sa position elle forçait les gens à être soumis. L'Église enrobait le tout avec des costumes sacerdotaux impresionnants, des rituels en latin mais aussi avec une foule d'imageries et de symboles que l'on retrouvait dans toutes les églises et qui servaient à impressionner. A faire peur aussi. Parce que faire planer le risque que s'abatte la colère divine était un moyen sûr de s'assurer que les gens marchaient les fesses serrées.

Prenons les anges par exemple. L'image classique de l'ange est bien connue. Il s'agit généralement d'un figure élégante et svelte, vêtue d'une longue robe et affublée de grandes ailes dans le dos. Les anges sont aussi représentés avec des traits doux et bénévolents, d'où l'expression «visage angélique». C'est comme ça qu'on les retrouvait sur des peintures, des sculptures, des bas-reliefs, des pierres tombales et cartons illustrés. Et pendant longtemps les gens ont cru que les anges avaient l'air de ça. De certains diront qu'ils apparaissent dans la Bible, certes. Mais la description que l'on en fait est loin d'être celle que l'Église a toujours véhiculée, surtout celle des anges jouant de la harpe assis sur une poffe de nuage. On peut en voir comme ça dans les églises et dans les cimetières aussi.

Représentation classique de l'ange. Hum...

Mignon, mais pas vraiment ancré dans les descriptions bibliques.
Un séraphin par exemple, n'est qu'une tête entourée de six ailes. Ezechiel décrit un ange comme étant une roue dans une roue avec des yeux tout le tour. Il remet ça dans le chapître 10, verset 14: «Chacun avait quatre faces; la face du premier était une face de chérubin, la face du second une face d'homme, celle du troisième une face de lion, et celle du quatrième une face d'aigle». 

 Un ange, selon Ezéchiel.

Un séraphin, tel que décrit dans la Bible.

 
Chérubin, toujours selon la Bible.

Comme on peut le voir, on est loin des représentations classiques que nous ont servi les artistes de tout genre depuis des centaines d'années et pour lesquelles ils ont abondament usé de libertés artistiques. Les chérubins en sont un bon exemple puisqu'ils sont devenus des p'tits bouts d'choux, tout nus, avec de petites ailes. Les archanges Michel et Gabriel ont été un peu plus chanceux, se voyant même affublés d'armures de la renaissance. D'autres croyances sans fondement bibliques, comme les anges gardiens, ont aussi perduré.

L'ennemi juré de tout catholique, les curés criaient-ils du haut de leurs chaires, étaient bien entendu Satan, aussi connu comme Belzébuth, Lucifer ou le Ministère du Revenu. Quand les gens entendait parler du diable ils étaient sérieusement appeurés. Le Vilain, on le savait bien, avait la peau rouge, une queue (celle d'en arrière) en fourche, deux cornes sur le crâne, la proverbiale barbiche et qui transportait un trident avec lequel il piquait les pauvres damnés. Représentation classique qui a transcendé tous les médias. Que ce soit dans les films, les livres ou les dessins animés, observez comment le diable est représenté...


Dans la Génèse on assume qu'il était le serpent qui tenta Ève mais encore là, rien n'est certain que c'était vraiment lui. S'il est un serpent, ou puni parce qu'il est un serpent et condamné à ramper et manger de la poussière, comment se fait-il qu'il revienne comme si de rien n'était dans le livre de Job?

Vous connaissez le livre de Job? C'est dans l'Ancien Testament. Dieu décide de tester la foi de Job en l'affligeant de plusieurs maux. Dieu est évidemment dans le ciel lorsqu'il prend cette décision mais, assez curieusement, Satan est là, à côté de lui. Comme ça. Mieux, Satan discute même avec Dieu à propos de Job. De la façon dont il est décrit il semble même faire partie du Conseil d'administration céleste, jouant un rôle s'approchant de celui d'un procureur de la Couronne. On est loin du bonhomme rouge à cornes, avouons-le. Qui plus est, Dieu demande à Satan d'où il vient ce à quoi il répond «...de parcourir la terre de fond en comble et de m’y promener au-dessus et en dessous d'elle». Notez qu'il a utilisé le mot parcourir et non ramper. Plus de trace de la punition où il est transformé en serpent. Pourtant Dieu n'est pas supposé être miséricordieux puisque l'on est encore dans l'Ancien testament...

Satan revient dans le Nouveau Testament, cette fois pour tenter Jésus qui se trouve dans le désert. Là encore on se garde bien de nous dire à quoi il ressemble. Il pourrait certainement n'être qu'une voix désincarnée en autant que l'on est concerné si l'on se fie au récit. Ce même Jésus, à qui l'on doit le Notre Père, mentionne dans la prière «Et délivre nous du mal», et non «Et délivre-nous de Satan».

Alors d'où provient l'image classique? Comme on vient de le voir la Bible est très avare de description et vous pourriez passer des heures à farfouiller la Bible sans y trouver une seule description du diable. Les artistes de l'époque médiévale sont allé chercher leur inspiration dans les légendes païennes, empruntant très largement au dieu Pan et aux satyres, entre autres. Comme ceux-ci avaient l'air particulièrement vilains on s'en est largement servi comme base. Il ne suffisait que de très minimes retouches et les gens n'y verraient que du feu (jeu de mot, ha ha).

Un satyre, tel que décrit dans la mythologie grecque.


A la lecture du livre de Job on serait certainement enclin à se poser une question: comment se fait-il que Satan arrive comme ça aux côtés de Dieu? N'a t-il pas été balançé cul-par-dessus-tête avec sa vilaine cohorte d'anges pas-fins parce qu'il a voulu prendre la place de Dieu? Détrompez-vous. Jamais dans la Bible n'est-il question de celà. Tout ça est la faute de Dante Alighieri. Son prénom vous est probablement plus familier. Surtout si vous avez lu la Divine Comédie, ce poème épique qu'il a écrit au 14è siècle et dont l'Enfer est la première des trois parties. Aussi, Satan n'est pas celui qui est buté en-bas des cieux. Ce rôle est joué par Lucifer qui, dans la Bible n'apparaît que dans le livre d'Isaïe et qui de plus, n'est même pas un démon, il n'est qu'un homme, roi de Babylone qui veut s'élever au-dessus de sa condition d'homme et dépasser Dieu. Donc, Lucifer et Satan sont deux entités tout à fait distinctes l'une de l'autre. Sans lien de parenté. Et si vous regardez le livre d'Enoch, apocryphe du 2è siècle, le chef des anges déchus jetté en enfer n'est pas Lucifer mais bien Azazel.


L'enfer, justement, était le mot tout à fait désigné pour faire trembler les fidèles. Si vous ne faites pas ceci ou celà (ou l'inverse) vous brûlerez en enfer pour l'éternité. Le seul endroit dans la Bible où l'enfer est sommairement décrit est dans l'évangile de Mathieu, chapître 13, verset 42: «...et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents». Pas vraiment plus spécifique que celà.

Mais alors, l'immense caverne infernale, ça vient d'où? Cette fois, faites la rencontre de Hieronymus Bosch que vous connaissez sûrement mieux comme Jérôme Bosch. Sans vouloir insinuer que le peintre néerlandais consommait quelquonque substance hallucinogène (peut-être n'était-ce que du fromage passé date?) il faut avouer qu'au niveau de la peinture surréaliste, Bosch ne faisait pas dans la dentelle. C'est de sa conception de l'enfer qu'est venue l'interprètation traditionnelle et qui fut véhiculée pendant si longtemps par nos curés.

Bosch. 

Pour ces mêmes curés, l'enfer qu'ils décrivaient avec tellement de verve, était dominé par Satan. Une autre belle méconception qu'il faut attribuer cette fois à John Milton et son poème Le Paradis perdu qu'il composa en 1667 et dont une seconde édition parut en 1674. C'est dans ce récit que Satan prononce ce vers célèbre «Mieux vaut régner en enfer que servir au paradis» (Livre I pp.263-264 ; dans la traduction de Chateaubriand, évidemment). Dans la Bible on dit (Pierre, chapître 2, verset 4) «Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais s'il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement.» Pas de flammes, pas de lac de feu, pas de diablotins qui tourmentent les âmes et même pas de Satan qui gère le pénitencier assis sur un trône de fémurs et de crânes.

Illustration du Paradis Perdu de Milton.

Certains curés allaient aussi loin que prévenir très sérieusement leurs ouailles de ne pas vendre leur âme au diable sans réaliser qu'encore une fois ça ne venait pas de la Bible mais plutôt du conte allemand Faust, publié... au 16è siècle.

Une autre chose que l'on remarque assez fréquemment dans les églises catholiques (d'ici et d'ailleurs) est la représentation de Jésus. Or, que ce soit en sculpture, peinture ou image quelquonque ce dernier est à peu près toujours représenté de la même façon; race blanche, grand, élançé, cheveux clairs et petite barbe assortie. Dans tous les films et émissions de télévision il a été représenté par des acteurs répondant bien à cette description. Jim Caviezel ou encore Robert Powell en sont de bons exemples.

Tel que vu dans toutes les églises du Québec.

Tout ça est bien beau sauf que Jésus n'a jamais ressemblé à ça. Tout ce qu'on peut voir de Jésus n'est que pure spéculation artistique. Un jour des spécialistes de l'Université de Manchester en Angleterre se sont penché sur ce problème. En partant d'un crâne israëlien remontant au 1er siècle, ils ont utilisé des programmes informatiques complexes, de la peau simulée, de l'argile et les connaissances acquises sur le peuple Juif de l'époque afin de reconstruire la forme du visage, la couleur de la peau et des yeux.

Les résultats ont de quoi étonner. D'abord Jésus n'aurait mesuré que cinq pieds un pouce, soit la grandeur tout à fait moyenne des gens de ce temps-là. Comme tous ceux vivant au Moyen-Orient il aurait eu la peau basanée probablement avec une teinte d'olive. Ses cheveux aurait été très noirs, frisés et son nez aurait été assez visible. Bien que ce ne soit pas la représentation exacte de Jésus, laquelle fut tout de même obtenue à l'aide de la science archéologique et anatomique, ça donne tout de même une excellente référence. Si Jésus aurait été un grand bonhomme de six pieds avec de longs cheveux blonds et des yeux bleus, sûrement les Évangiles l'aurait décrit avec tout le contraste qu'il aurait représenté par rapport aux autres. Or, dans l'Évangile de St-Mathieu, quand Jésus se fait arrêter dans le jardin de Gethsémani peu avant la crucifixion, Judas Iscariote doit indiquer aux soldats romains lequel du groupe est Jésus parce qu'ils ne pouvaient le distinguer de ses disciples.

Tel qu'il devrait plutôt apparaître si l'on se fie à la science.

L'Église n'a probablement pas été trop d'accord avec le fait de représenter le Fils de Dieu, triomphant et tout, comme étant un petit homme brun d'à peine cinq pieds avec un pif comme ça. Au temps des Croisades on s'est alors appliqué déjà à ce moment-là à effectuer quelques changement esthétiques. Pour les peintre des la Renaissance, ils ne faisaient que continuer dans cette veine, représentant surtout Jésus sous les traits d'un italien relativement élégant, comme on pouvait en voir dans plusieurs de leurs peintures.

En conclusion, on peut se rendre compte que les symboles représentés dans les églises du Québec et ailleurs n'ont très peu de fondements sinon la liberté prise par d'innombrables artistes au fil des siècles. Quant aux enoncés véhiculés du haut des chaires par les curés, là encore il y a matière à se demander si les gens lisaient réellement la Bible...

La liste



C'était pas mal toujours comme ça. J'avais pris le rhytme des vacances. A tout faire et ne rien faire tout à la fois. Pas d'horaire. Pas de réveil. Pas obligé d'aller au lit de bonne heure. Pour moi c'était une bénédiction parce que j'ai toujours été couche-tard. Deux mois pas d'école, on s'habitue assez vite.

Le mois d'août était à peine commençé qu'arrivait cette calamité. L'enveloppe en provenance de l'école et qui tombait dans la boîte aux lettres était un peu comme un éléphant qui vient se taper une diarhée au blé d'inde dans la piscine gonflable dans laquelle vous pataugez avec vos petits bateaux en plastique. Métaphore douteuse mais qui illustre assez bien l'effet que cette lettre puante me faisait. Pas que je détestais l'école proprement dit, mais bien parce que la lettre se faisait comme le clairon qui annonçait la fin des vacances.

C'était, vous l'avez peut-être deviné, la fichue liste des effets scolaires à acheter. Rien d'exhaustif ni de bien compliqué. Dans le temps c'était à peine la moitié d'une page. quelques paquets de feuilles mobiles. Quatre cahiers d'exercice, quatre duo-tangs, un cartable, des crayons à mine, quelques crayons à encre, une efface (ou deux) et une perforatrice.

Et c'est tout.

Pas comme aujourd'hui où la liste arrive en huit volumes. Plus l'index. Sans compter toutes les bébelles électroniques in-dis-pen-sableuuuu comme l'ordinateur portable, le lecteur numérique, iCochonneries et autres coprolithes technos.

Je me souviens du jour où les calculatrices sont devenues relativement abordables. Mais si vous pensez qu'on avait le droit de les utiliser durant les cours vous faites erreur. Ah, pour les devoirs c'était autre chose. Le prof, il n'était pas dans nos chambres à nous surveiller. Ho ho hi. Sauf que le lendemain, quand il nous demandait d'expliquer la méthode de calcul utilisée, ben, on frappait un mur.

La liste des effets scolaires de l'époque avait aussi un autre avantage, outre celui d'être courte. Pas de livres à acheter. Sinon le Bescherelle. Les autres étaient déjà à l'école dans une armoire. Ces livres n'étaient pas neufs, au contraire. Ils avaient souvent servi à d'autres élèves durant les années précédentes. On pouvait même savoir qui les avaient eu. Comment? A cause de l'ex libris. Il s'agissait d'un papier collé à la fin du livre et où on devait inscrire l'année, notre nom ainsi que notre classe. Le livre nous servait durant toute l'année scolaire après quoi on le rangeait dans l'armoire afin qu'il puisse servir de nouveau aux autre élèves qui nous suivraient en septembre prochain.

Si l'arrivée de la liste terrifiait, elle ne terrifiait certainement pas les parents. Le peu de choses à acheter ne signifiait qu'une courte visite à la papeterie du coin. Si, parce que les Gros Bureaux et autres endroits du genre ça existait pas. Dans mon cas c'était la papeterie Léo sur Beaubien et qui existe encore aujourd'hui. Ce qui était marrant quand on y allait pour aller chercher les fournitures c'était d'y rencontrer d'anciens camarades de classe. Ils affichaient tous cet air un peu penaud, un tantinet défait. Les vacances s'amenuisaient comme peau de chagrin. Les quelques semaines restantes deviendraient des jours, puis des heures... On aurait bien aimé étirer les vacances un peu plus mais bon. La rentrée, on le savait bien, était inéluctable.

quies


Il existe sur l'île Sainte-Hélène un étang oblong qui se trouve entre la tour de Lévis et l'ancienne poudrière. C'est un endroit tout à fait buccolique auquel on peut accéder par le Chemin du Tour de l'Isle, soit d'un côté ou de l'autre puisque ce chemin boucle autour.

mardi 16 août 2011

Boire à sa santé. Ou pas.

Qu'y a t-il de plus simple de nos jours que de se procurer du lait? Bien souvent il ne suffit pour la grande majorité d'entre nous que d'une petite marche de quelques minutes au dépanneur du coin. Quelques minutes à peine suffisent pour que l'on ait l'embarras du choix devant le frigo. Prendrez-vous du lait écrèmé? Ah, du 2% peut-être. Sinon il y a du 3.25%. Achèterez-vous un litre? Deux? Et si vous en consommez beaucoup, pourquoi pas 4 litres? 

Vous voyez comme c'est simple! Et comme la qualité du lait est sévèrement contrôlée vous avez l'assurance que le lait que vous achetez, peu importe le type ou la quantité, sera tojours bien frais.

Maintenant supposons que vous ayez soif d'un bon grand verre d'eau froide. Voilà qui est encore plus simple. Un petit tour dans la cuisine, vous tournez le robinet et voilà votre verre rempli en quelques secondes tout au plus. Et si vous êtes à l'extérieur de chez-vous c'est aussi simple puisque les fontaines publiques abondent. De l'eau pure et propre à volonté.

Toutefois cette facilité n'a pas toujours existé et il suffit de remonter au début du vingtième siècle pour se rendre compte que boire du lait ou de l'eau pouvait être synonyme de maladie grave pouvant mener à la mort. Voyons un peu de quoi il en retourne.

Commençons par le lait. En 1900 il existe encore plusieurs fermes sur l'île de Montréal mais elles ne sont plus aussi nombreuses qu'avant. Le lait que l'on consomme provient de plus en plus de fermes situées dans les banlieues et par banlieues on désigne ce que l'on appelle aujourd'hui des quartiers. Les fermiers qui souvent n'ont que de très faibles notions d'hygiène (pour ne pas dire inexistantes) mettent le lait dans des bidons en fer-blanc ou dans d'autres types de contenants peu ou pas lavés du tout. Les fermiers déposent ensuite les bidons près d'une voie ferrée dans des supports en bois rudimentaires. Mais le train ne passe pas tout de suite et les bidons restent là pendant un durée de temps qui peut varier, souvent exposés directement au soleil et aux insectes. Puis ils sont ramassés par le train où ils sont déposés dans des wagons de marchandise. 

 
A cette époque, faut-il le souligner, il n'y a pas encore de wagons réfrigérés. Lorsque le train arrive en ville les bidons sont laissés sur les quais où sont alors exposés de nouveau au soleil. Et n'oubliez pas que l'on parle ici de lait cru n'ayant subi aucune transformation!

Ce n'est que plusieurs heures plus tard que le lait se retrouve aux portes des maisons où il est ramassé et donné à boire, souvent aux nourissons avec les conséquences que l'on imagine. En effet, entre 1900 et 1904 ce sont près de 275 enfants sur 1000 qui décèdent en bas âge. Montréal est d'ailleurs la ville où le taux de mortalité infantile est l'un des plus élevés sur la planète. Bien entendu tous ces décès ne sont pas tous dûs au lait visiblement impropre à la consommation (selon nos critères d'hygiène modernes) mais les statistiques indiquent qu'un peu moins de la moitié des décès sont causés par la diarrhée de par le lait et l'eau.


Durant les années suivantes on note une faible baisse de mortalité infantile mais les facteurs aggravants sont toujours présents. C'est la science qui vient changer (heureusement) la donne. En 1910 survient une épidémie de fièvre typhoïde à Montréal et l'eau «potable» est immédiatement pointée du doigt. Bien qu'un vaccin contre la fièvre typhoïde existait depuis 1896 il est difficile d'établir avec exactitude si les établissements hospitaliers de Montréal en disposaient et si c'était le cas, dans quel mesure et dans quelle proportion était-il administré à la population.

Le Conseil municipal prend le taureau par les cornes et décide dès lors de construire la première usine de production et de traitement de l'eau potable à Montréal; l'usine Atwater qui existe encore aujourd'hui. C'est alors que l'on commence à utiliser le chlore, un produit chimique que l'on utilise aux Etats-Unis depuis environ deux ans déjà. Durant cette période le taux de mortalité infantile passe, en moyenne, à ±200 décès par 1000 naissances. C'est une amélioration mais il y a encore du chemin à faire, surtout en ce qui concerne le lait.


Quelques années plus tard les autorités mettent en place des centres que l'on appelle «Gouttes de lait», un service de puériculture où sont prodigués soins médicaux et où les mères recoivent de l'information et des conseils très utiles. On distribue également du lait traité que les enfants peuvent boire en toute quiétude. L'enseignement populaire ne suffit pas et les spécialistes en hygiène préconisent l'inspection obligatoire des fermes ainsi que l'établissement de normes strictes. Ce n'est qu'une dizaine d'années plus tard que le règlement sur la pasteurisation sera adopté. Une dizaine d'années trop tard, pourrait-on dire. On peut noter cepandant que le taux de mortalité infantile entre 1920 et 1924 passe à 160 décès par 1000 naissances.

Comme on vient de le voir, boire du lait ou de l'eau n'a pas toujours été de tout repos et l'on a peine à croire qu'il fut un temps pas tellement loin où c'était presque comme jouer à la roulette russe avec sa santé. Un petit quelque chose d'intéressant à se souvenir la prochaine fois que vous vous verserez un bon verre de lait froid ou que vous boirez de l'eau chez-vous où à une fontaine publique.

Le saviez-vous? L'usine de filtration Atwater est celle dont la capacité de production est la plus grande au Québec et la 2è au Canada.

dimanche 14 août 2011

velis armatus


Autre photo prise à bord du Belem, ce trois-mâts barque français (le plus ancien trois-mâts d'Europe) qui est venu s'ammarer au Vieux-Port de Montréal en juillet 2010. On pouvait alors le visiter tout à fait gratuitement et aussi jaser avec les membres d'équipage qui avaient de bien belles histoires de traversées océaniques à nous raconter.

Réponse au quiz #8


Quelques approximations mais malheureusement aucune réponse complète. La capture d'écran de la question-quiz est tirée du film Batman tourné en 1966. Attention, je dis bien film, et non série télé. Le producteur William Dozier (Greenway Productions) voulait produire un film destiné au grand écran afin de générer de l'intérêt pour la série TV Batman qu'il proposait. En raison des coûts de production le film ne fut tourné qu'à la fin de la première saison, au printemps de 66.


Dans cette scène on voit Adam West qui roucoule avec la très jolie Lee Meriwether que l'on a aussi pu voir dans la série The Time Tunnel (Au coeur du temps) ainsi que The Fugitive (Le fugitif). Elle joue évidemment ici le rôle de Catwoman.




samedi 13 août 2011

Question quiz #8


Voici maintenant une autre question-quiz, la huitiere, et gracieuseté de Rétropluche. Est-il encore nécéssaire d'élaborer les règles? Absolument pas, puisque vous savez fort bien qu'il faut identifier la source de l'image (film ou série télé) ainsi que les noms de ceux qui si trouvent. Alors voilà. Aussi, cette image ne donnera rien dans une recherche par image de Google puisque c'est une capture d'écran d'un DVD. Mouhahahaha!

mercredi 10 août 2011

Catalogue Eaton 1950, page 31


Cliquer pour agrandir


Comme vous le savez probablement déjà, j'ai été assez chanceux au fil du temps de pouvoir mettre la main sur différents vieux catalogues dont le plus vieux remonte à la mi-saison 1924-25. Aujourd'hui c'est une page, 31 pour être plus exact, de l'année 1950 que je vous propose. On y trouve trois magnifiques robes en rayonne filée pour seulement $3.88 chacune. En dollars ajustés d'aujourd'hui, ces robes fabriquées au Québec coûteraient $38.04 l'unité. Un prix qui est, force est d'avouer, tout à fait raisonnable.

dimanche 7 août 2011

rivus


Photo qui remonte à 2004 alors que j'utilisais encore mon petit appareil à 2 mégapixels. Il s'agit ici d'un petit ruisseau artificiel aménagé au parc Pratt, magnifique parc situé à Outremont pas trop loin de la station de métro du même nom. Ce ruisseau prend source en haut et fait son chemin en sinuant jusqu'en bas où se trouve un bassin dans lequel il n'est pas rare d'y voir patauger des canards.

samedi 6 août 2011

Les joyeux naufragés

 
Si vous êtes assez vieux vous vous souvenez sans nul doute de cette comédie américaine intitulée en anglais "Gilligan's Island". La série fut diffusée sur les ondes du réseau CBS de septembre 1964 à septembre 1967.

L'histoire est relativement assez simple; cinq personnes utilisent les services d'un capitaine et de son matelot afin d'aller faire une promenade d'à peine trois heure dans les environs d'Hawaï à bord d'un bateau, le S.S. Minnow. Une tempête en mer surgit et le bateau s'échoue sur le rivage d'une île déserte et les sept occupants deviennent dès lors des naufragés. Toute la série se déroule sur cette île.

Le capitaine du S.S. Minnow est le capitaine Jonas Grumby joué par Alan Hale Jr. Son matelot est Gilligan (auncun nom de famille n'a jamais été mentionné) joué par Bob Denver. Parmis les passagers on retrouve un couple de millionnaires, Thurston Howell III ainsi que son épouse Eunice Wentworth Howell, joués respectivement par Jim Backus et Natalie Schafer. On retrouve aussi la vedette de cinéma Ginger Grant campée par Tina Louise, le professeur Roy Hinkley joué par Russell Johnson ainsi que Mary Ann Summers interprètée par Dawn Wells.


L'île sur laquelle les personnages échouent était évidemment une île fictive mais celle que l'on apperçoit à divers moments de la série est Coconut Island, une des cinq îles situées dans la baie de Kane'ohe à Hawaï.

Gilligan's Island, comme bien des séries de cette époque, ne se prenait pas au sérieux et la dernière chose dont se préoccupaient les scénaristes étaient justement le réalisme. C'est pourquoi l'île recelle plein de trucs invraisemblables dont une mine d'or. On y voit même un chimpanzée et un gorille, des animaux d'Afrique qui n'ont visiblement pas leur place dans une île du Pacifique.







Les invraisemblances ne s'arrêtent évidemment pas là puisque les naufragés parviennent à se doter d'une quantité impressionnante de trucs fabriqués en bambou et autres matières dont des tuyaux d'eau chaude, un ensemble de salle à dîner et les huttes dotées de tout le confort imaginable. Cependant, ils sont dans l'incapacité totale de réparer, avec les mêmes matériaux, les quelques trous dans la coque du S.S. Minnow. Aussi, la radio portative que les naufragés écoutent à satiété est munie de piles inépuisables et qui plus est, chaque fois qu'ils ont besoin d'un renseignement particulier ils n'ont qu'a l'allumer pour entendre juste à ce moment-là toutes les réponses à leurs questions.

 Lorsque la troisième saison prit fin les comédiens reçurent la confirmation que la série serait renouvelée pour une quatrième saison et tous s'en allèrent en vacances. Malheureusement CBS décida d'annuler la série à la dernière minute. Certains affirmèrent que c'est le remplacement de l'émission dans la plage horaire par une autre série fort populaire, Gunsmoke, qui aurait été responsable de l'annulation de Gilligan's Island. William S. Paley, le grand patron de CBS était d'ailleurs connu pour être un grand fan de Gunsmoke.


Mise à jour: Il ne reste aujourd'hui de la série que deux personnes vivantes; Tina Louise (Ginger) et Dawn Wells (Mary-Ann).  Jim Backus (le millionnaire) combattait depuis un certain le Parkinson lorsqu'il mourrut à l'âge de 76 des suites d'une pneumonie le 3 juillet 1989. Ce fut ensuite au tour d'Alan Hale jr qui décéda des suites d'un cancer de la glande thyroïde le 2 janvier 1990 à l'âge de 68 ans. Natalie Schafer (l'épouse du millionnaire) quant à elle succomba des suites d'un cancer le 10 avril 1990 à l'âge de 90 ans et finalement Bob Denver nous quitta le 2 septembre 2005 à l'âge de 70 ans d'une pneumonie contractée alors qu'il combattait un cancer du larynx. Et finalement Russell Johnson (le professeur) est mort en janvier 2014 des suites d'une insuffisance rénale.





Saviez-vous que...



  • Certaines séquences extérieures dans le générique d'ouverture ont été tournées peu de temps après l'assassinat de John F. Kennedy en 1963. Vers la 23è seconde du générique de la première saison on peut voir le S.S. Minnow qui quitte la baie et derrière on apperçoit un mât avec le drapeau américain en berne.
  • Quatre bateaux ont "joué" le rôle du S.S. Minnow.
  • Le S.S. Minnow tire son nom de Newton Minnow, le président du FCC américain (Federal Communications Commission) qui disait à l'époque que la télévision n'était qu'un vaste dépotoir.
  • Les studios où furent tournés les épisodes de la série furent ultérieurement utilisés pour "The Mary Tyler Moore Show".
  • Durant la diffusion de l’émission le U.S. Coast Guard a reçu quantité d’appels de gens qui les imploraient d’aller secourir les naufragés, parfaitement convaincus qu’ils étaient que Gilligan et compagnie étaient de véritables naufragés.

mercredi 3 août 2011

cochleae


Gastropode rencontré lors d'une promenade nature. Pour le photographier de cette façon il m'a fallu me coucher par terre dans un mélange de boue et d'herbe mouillée. Qu'à celà ne tienne.

lundi 1 août 2011

La Canada Life en 1953


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La Canada Life est une compagnie d'assurance qui fut fondée en 1847 à Toronto, ce qui en fait la plus ancienne du genre au Canada. A Montréal la compagnie fit construire en 1894-1895 un magnifique gratte-ciel de huit étages au coin nord-est de l'intersection Saint-Jacques et Saint-Pierre selon les plans de l'architecte américain Richard Waite, lequel conçut plus tard également le siège social du Grand Trunk sur McGill. L'édifice de la Canada Life à le mérite d'être un des premiers à être construit avec une structure d'acier. 
Le bâtiment n'abrite plus aujourd'hui la Canada Life, laquelle a été acquise par la Great-West en 2003 et on y a entreprit une conversion afin d'en faire un immeuble à condos. L'extérieur a heureusement conservé en grande partie son apparence d'origine et se trouve à être protégé puisqu'il a été déclaré monument historique par le gouvernement provincial en 2002. La Canada Life a cepandant toujours une présence à Montréal, au moment d'écrire ceci bien entendu, avec des bureaux situés au 630 boulevard René-Lévesque Ouest.

Sur la publicité d'aujourd'hui il n'y a que très peu de choses à dire puisqu'il s'agit d'une conception assez traditionnelle; photo en noir et blanc teinte à la main en haut, texte explicatif peut-être un peu trop long au milieu et nom de la compagnie en bas où l'on reconnaît dans le dessin le siège social de la compagnie au 300 University Avenue à Toronto, lequel existe toujours aujourd'hui.