mardi 31 mai 2011

ramus


Je peux me tromper mais de mémoire je crois qu'il s'agit ici d'une branche de cyprès. Le nom vient de Cupressus dérivé de Cyparisse. On en parle dans la mythologie grecque, les Métamorphoses d'Ovide. Cupressus était le fils de Télèphe et qui avait tué son cerf favori et il est attristé au point de vouloir mourir lui-même alors Apollon le change en cyprès. Ce serait donc pour ça qu'on désigne le cyprès comme arbre des morts.

lundi 30 mai 2011

Westinghouse en 1953


Cliquer pour agrandir

Dans le temps, quand il fallait laver son linge, c'était à la main qu'on faisait le boulot. On prenait une cuve en fer blanc qu'on remplissait d'eau pour ensuite y plonger la fameuse planche sur laquelle on frottait le linge avec du savon. Morceau par morceau. Si la famille était nombreuse, et c'était souvent le cas à l'époque, on parle ici d'une trâlée d'une douzaine d'enfants, le travail n'était pas de tout repos. Y'avait de ces machines en bois, sortes de tonneaux sur pattes qui ressemblaient à de grosses essoreuses à salade mais pour le linge. Parfait pour garder la forme. L'arrivée des machines à laver [électriques] abordables a donc été quelque chose de très apprécié.

Westinghouse Electric est une compagnie qui a été fondée en 1886 par George Westinghouse, à qui le monde ferroviaire était très reconnaissant, surtout depuis 1869, année durant laquelle il a élaboré les freins à air pour les trains. Un jour je vous raconterai comment on s'y prenait pour arrêter les convois. Ho ho hi. En attendant, Westinghouse Electric, comme le nom l'indique, faisait dans l'électricité, surtout dans le mode AC et en 1891 a construit le premier système commercial au monde utilisant le courant alternatif (la distribution électrique de l'époque était essentiellement DC). En 1914 Westinghouse Electric a fait l'acquisition de la Copeman Electric Stove Company ce qui a permi à Westinghouse de faire son entrée dans le monde des appareils ménagers.

Vers 1928 l'industrie des appareils ménagers avait vendu plus de 900,000 unités aux États-Unis mais les ventes se sont retrouvées sur le beu pas longtemps après en raison de la crise économique. Durant cette époque Westinghouse fabriquait déjà une gamme d'électroménagers qui comprenait entre autres des poêles électriques et aussi d'autres appareils plus petits. En 1930 la compagnie a ajouté un réfrigérateur à son catalogue et la laveuse à linge s'est ajoutée peu de temps après. La sècheuse à linge Westinghouse quant à elle a fait son apparition en 1946. Les modèles qu'on voit dans la pub d'aujourd'hui datent de 1953. Et ne reculant devant rien pour mousser (s'cuzez-là) ces machines ont pouvait aussi avoir cet ensemble tout à fait mignon de salière-poivrière.


La division des électro-ménagers Westinghouse fut achetée en 1974 par White Consolidated Industries et les appareils devinrent alors identifiés White-Westinghouse. La compagnie existe encore aujourd'hui.
 
http://www.whitewestinghouse.com/


Le prof Bergman

Bon d'accord, je vous répèterai pas comment je trippais sur l'émission Cosmos: 1999 parce ça, vous le savez probablement déjà. Ce que je trouvais quand même assez dommage dans le temps c'est qu'il ne semblait jamais y avoir beaucoup de marchandise reliée à la série. Si Miracle Mart vendait les ceintures et le pistolet-laser ils ne vendaient pas les Aigles (véhicules de la série). Ceux-là par contre on pouvait les trouver chez Toy World, petite chaîne de magasin de jouets aujourd'hui disparue. Mais Toy World ne vendait pas la ceinture ni le pistolet-laser. C'était assez étrange en soi. Enfin.

Alors un jour comme ça, en 1976, on se retrouve aux Galeries d'Anjou et je m'arrange (hé hé) pour que l'on fasse un arrêt aux puits chez Toy World. Ce que j'aimais bien dans ce magasin c'est que chaque pouce carré était utilisé pour quelque chose et voilà ti-pas que mes yeux s'arrêtent sur quelque chose de surprenant: une figurine de Cosmos: 1999. Celle du prof Bergman, pour être plus précis. Est-ce qu'il y en aurait une du commandant Keonig? Ah, non. Y'a juste Bergman. Et pas cher pas cher en plus (quand on travaille pas y'a jamais rien de bien cher). alors je me suis retrouvé avec la figurine du prof Bergman. D'accord, c'est pas la figurine la plus excitante ni la plus explosive mais Bergman, malgré qu'il soit Bergman, était mon scientifique favori. Il avait cet esprit critique mais très ouvert à tout plein de théories.



La figurine était fabriquée par Mattel donc elle n'était pas très grande. De ce fait on ne pouvait pas le faire jouer avec l'homme de six millions ou encore G.I. Joe parce que ça aurait eu l'air con. Il aurait eu l'air d'un nabot. Le seul avec il pouvait s'agencer en genre, en nombre et en hauteur était Big Jim. En plus d'être pas trop grand Bergman avait le vilain défaut de pas ressembler à Bergman. Et de pas être trop flexible (il ne pouvait pas plier les coudes ni les genoux). Et je ne parlerai pas de ses horribles pantoufles oranges. Ouch!

Mais bon. Curieusement, le prof Bergman est resté, comme d'autres de mes bébelles, dans une boîte quelquonque. Il a pas trop souffert de son long séjour et n'a visiblement perdu que son communicateur.

samedi 28 mai 2011

aquatio



C'était un dimanche matin brumeux, comme je les aime. Le Jardin Botanique était à peine ouvert que j'étais déjà là, appareil en main. Pas un chat, même pas l'ombre, mais un renard tout de même, fuyant avec quelque chose qui ne semblait pas plaire à une corneille qui pourchassait le canidé. en craillant. Ici vous aurez reconnu, probablement, cette fontaine qui se trouve dans les jardins jouxtant le boulevard Pie-IX et qui se déverse dans un grand bassin rectangulaire rempli de nénuphars. Tout juste derrière il y a la sculpture Lover's Bench de Léa Vivot que l'artiste a fait en 1976. Buccolique, c'est le mot. Enfin, jusqu'à l'arrivée du gros tracteur-tondeuse. Venez vous détendre au jardin, qu'ils disaient.

mercredi 25 mai 2011

Bonne fête Star Wars!


Ça paraît peut-être pas comme ça mais ça mais il y a 34 ans sortait dans les salles de cinéma le fameux film de George Lucas. Je me souviens d'ailleurs très bien de ce dimanche après-midi où je l'ai vu au cinéma Champlain et comment j'en étais ressorti sur le cul.

Evidemment si on nous aurait dit à l'époque tout le succès qu'aurait Star Wars de même que son incroyable influence dans tous les médias, on aurait eu pas mal de misère à croire tout ça. Même George Lucas n'était pas convaincu. Il conduisait comme ça à Los Angeles et vit une longue file de gens qui faisaient le pied de grue devant un cinéma. Il n'a appris qu'un peu plus tard qu'il s'agissait de personnes attendant d'aller voir Star Wars dont je vous présente aujourd'hui la bande-annonce originale.


Ca semble assez mauvais. J'crois pas que ça va marcher ce truc.

mardi 24 mai 2011

via


La rue Berri vue du viaduc de la rue Sherbrooke. On y voit un ensemble architectural particulièrement hétéroclite; dont ctte tour à logement à droite complètement que j'ai toujours appelé le «briquet»,  le poste d'Hydro-Québec avec son style «pur années 70», la Grande Bibliothèque et aussi ce fleuron du centre-vite qu'est l'Îlot Voyageur.

D'hier à aujourd'hui: le Lac des Cygnes


Le lac des Cygnes était un lac aménagé à l'ouest de l'île Ste-Hélène. Il était bordé à l'ouest par le pont de la Concorde et à l'est par plusieurs pavillons dont les Pays-Bas, la Suisse, la Belgique et l’Autriche. Lors des réaménagements de l'île on a donné au bassin l'apparence d'un plan d'eau naturel.

lundi 23 mai 2011

Du nouveau pour l'été de 75

J'avais quatre ans, presque cinq lorsque j'ai eu mon premier vélo. Un cadeau de ma grand-mère qui, un bon matin a décidé de m'en acheter un. Elle m'avait amené en quelque part, sur la rue Ste-Catherine dans l'est je crois, où ils en vendaient, et m'a demandé de m'en choisir un parmis tous ceux qui étaient alignés là, dehors. C'étaient des modèles avec sièges banane, des éfiloches de papier aluminium de différentes couleurs au bout des poignées et des petites roues en arrière pour pas tomber. J'en ai choisi un orange vitamine-C.

Il était ben l'fun mon p'tit vélo orange mais rendu à un moment donné non seulement je me donnais des coups de genoux en-dessous de la mâchoire quand je pédalais mais je commençais à avoir l'air pas mal con. C'est que contrairement au p'tit vélo, je grandissais moi. Ca fait que vers l'âge de neuf ans ma grand-mère a décidé de m'en offrir un nouveau pour mon anniversaire. On est pas allé dans une boutique cette fois-là, plutôt chez Distribution aux Consommateurs. Quand je l'ai vu dans le catalogue ça été le coup de foudre. On s'est rendu à celui sur Jean-Talon pas loin de Viau où, ironiquement, je vais travailler un peu durant mes études.

Finalement ils l'avaient. On est sorti de là avec une grosse boîte en carton. Parce qu'il fallait l'assembler. Ça, c'était la job de mon père. Un peu plus tard on était dans le garage par ce samedi matin-là de la fin juin avec toutes les pièces par terre. Heureusement c'était pas trop compliqué à monter et quand on a eu fini voici de quoi la bête avait l'air:



Avec ce bécyk-là je suis rapidement devenu la vedette du quartier, tout simplement parce que ce type de vélo-motocross était carrément nouveau comme concept et j'étais le seul dans le quartier à en avoir un. Je pouvais pas faire un coin de rue sans que je me fasse arrêter par un kid qui avait la mâchoire qui pendait par terre. Ce que j'aimais bien avec ce vélo c'était non seulement le fait qu'il roulait en douceur mais aussi qu'il était très confortable. Ici, pas d'ostifi de siège banane dur mais un siège bien rembourré. Par contre la suspension était factice, c'était juste pour l'apparence mais ça, les autres n'avaient pas besoin de le savoir.

Mon Stelber a été mon fidèle compagnon pendant cinq ans solide et avec lui je me suis pété la gueule plus souvent qu'à mon tour. Des fouilles solides à part ça. J'ai fait des trucs de casse-cou également et puis un jour il a rendu l'âme quand j'ai fait une autre de ces cascades impromptues et que la fourche s'est carrément cassée. J'ai mangé pas mal de poussière cette fois-là et j'ai eu mal à peu près partout mais les applaudissements et les cris de mes amis m'avaient confirmé qu'il y avait pas plus belle fin pour un bécyk. Il était temps pour moi de me casser la gueule avec un nouveau vélo, mais ça c'est une autre histoire.

dimanche 22 mai 2011

Un peu de couleurs dans notre vie.

Quand je dessine c'est exclusivement à la mine. A quelques rares exceptions je vais décider d'encrer mais c'est un processus qui m'ennuie. Toutes aussi rares sont les fois où je décide de prendre un dessin et de le mettre en couleurs. C'est aussi ennuyeux que l'encrage mais parfois le résultat est assez intéressant. Voici quelques exemples de ces barbots en technicolor.

Ce dessin-là date de plusieurs années et c'est pendant que je produisait des ébauches pour un site web. Parmis les différents personnages il y avait ce petit diablotin que j'ai décidé de mettre en couleurs. 
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Celui-là est tiré d'une véritable photo que j'ai vu où un chat idiot dormait profondément sur une clôture où il y avait cet avertissement. Ce dessin remonte à 2002 ou 2003 je crois.
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 Ce dessin-là a une petite histoire. Une amie avait décidé de s'acheter une petite guitare bleue et l'avait appelée Consuela. Je lui ai envoyé ce dessin accompagné d'une légende où le rocker demande à mon amie et à Consuela de cesser de faire autant de bruit car lui et ses potes essaient de pratiquer en paix.
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Voici un petit truc juste en silhouette que j'ai pondu il y a quelque années alors que je recherchais un en-tête de blogue pour mes dessins.
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Ce dessin-là est amusant parce qu'initialement je voulais simplement fabriquer une couverture pour un bouquin de ma collection et qui porte sur les dinos. Pour la faire j'ai pris une grande enveloppe en papier recyclé. Après avoir pris les mesures et découpé le papier il m'est venu d'illustrer la couverture à ma façon alors c'est ce que j'ai fait. 
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Ce dessin a aussi une petite histoire qui allait avec une bédé illustrée par ma bonne amie Apinpelusafac. Je lui avait envoyé ce dessin par courriel où elle se retrouvait coincée entre Zeus et Thor, respectivement. 


Elle m'a renvoyé sa réponse où elle se faisait aider par ses deux comparses Égo et Ça. Dommage que les gens n'ont pu voir tout ce qu'on s'est envoyé au fil des ans comme ça par courriels. C'était assez pissant!
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 Ce dessin-là était pour le haut du blogue du Collectif des Écureuils dans l'temps.
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Avec ce dessin j'ai voulu m'amuser avec les héros classiques des comics américains mais en les rendant complètement inaptes et mal fagotés. J'ai malheureusement perdu la version au propre de ce dessin alors j'ai mis l'esquisse en couleurs il y a pas grand temps de celà. 


vendredi 20 mai 2011

D'hier à aujourd'hui: le pavillon de la Jamaïque


Le thème du pavillon jamaïcain était "La tradition inspire demain». Situé sur l'Ile Notre-Dame à un jet de pierre de la Plaza des ingénieurs et du Pavillon des Nations Unies, la structure était divisée en trois grandes sections, une aire d'exposition, une terrasse extérieure et une buvette. Bordé par un canal pars deux côtés, l'aménagement paysager comprenait plus de 200 pieds carrés d'arbustes et de fleurs. 

La pavillon de la Jamaïque a apporté à Expo 67 un bâtiment classique de type "Inn jamaïcain", une reproduction de l'une des nombreuses auberges qui a servi les visiteurs de la Jamaïque vers la fin du 18e et début du 19e siècle. Comme aucun plan d'architecture de ce type de maison n'était disponible il a fallu de nombreux mois de recherche dans les bibliothèques et les archives afin de pouvoir compléter les plans pour la construction du pavillon.  

Celui-ci disposait d'un toit de bardeaux de cèdre, de volets fenêtres à l'étage, un haut plafond voûté et des murs de plâtre relativement épais. Une petite mais élégante cour  jouxtait l'édifice. Construit sur le périmètre de la cour se trouvaient de plus petits bâtiments avec toits de chaume qui rappellaient ceux qu'il y avait sur les plantations à sucre de l'époque. Ces huttes mettaient en vedette certains des produits pour lesquels la Jamaïque est célèbre: cigares, le café Blue Mountain, rhums et une variété de produits provenant de l'île. 
 
Les visiteurs pouvaient aussi admirer l'expertise d'un travailleur jamaïcain transformer une feuille de tabac en fin cigare. Au niveau inférieur de l'auberge il y avait un grand bar en bois qui servait de rhum, du café et autres boissons jamaïcaines. Du plafond pendaient de grands pièges à poissons en osier stylisés, les tiges de bananes ainsi que des paniers de fruits tropicaux. Le long des murs se trouvaient de gros barils d'épices aromatiques comme la cannelle, le gingembre, la muscade, le piment et le poivre. Egalement sur le niveau inférieur une collection d'objets illustrant l'île et son histoire, de l'époque du capitaine Henry Morgan à Port-Royal à l'époque où Lord Nelson commandait le port. Etaient exposées aussi des oeuvres de peintres et sculpteurs jamaïcains. On pouvaient aussi en apprendre sur le progrès social et économique ainsi que sur les liens historiques et commerciaux entre la Jamaïque et le Canada.  

Plusieurs artistes jamaïcains étaient sur place avec des chansons folk et modernes de aux  rythmes entraînants. Sur la mezzanine au-dessus du salon il y avait une petite salle de conférence ainsi qu'un salon pouvant accueillir de huit à dix personnes. La journée nationale de la Jamaïque fut célébrée le jeudi 3 août et corresponda avec les célébrations de l'indépendance annuelle. L'année 1967 marqua le cinquième anniversaire de l'île tant que nation indépendante au sein du Commonwealth.

La pavillon de la Jamaïque fut l'un de ceux préservés de la démolition. au fil des ans il devint un restaurant puis un plateau de tournage pour émissions de télévision. Puis, il ne sembla plus servir à grand chose. En  2008 un programme de restauration fut mit en place et des travaux de rénovation furent entrepris. L'aménagement extérieur a aussi été refait.

gyros


Manège tournoyant que j'ai pris en photo alors qu'un parc d'amusement ambulant, du genre de ceux qui s'installent dans les stationnements de centre commerciaux pour quelques jours. Je n'avais pas de trépied, comme c'est souvent le cas alors je me suis appuyé contre une clôture. Le résultat détonne d'avec l'imagerie traditionnelle où l'on voit toujours la traînée des lumières mais comme c'était en plein jour celles-ci n,étaient pas allumées. Le ciel gris a aussi contribué.

mercredi 18 mai 2011

Les leçons de Daniel

Je l'ai déjà dit dans un ou deux articles précédents; assembler des modèles réduits était l'une de mes activités favorites quand j'étais gamin. Des monstres, surtout. Et puis un jour comme ça dans les années 70 j'ai fait la rencontre de celui qui allait devenir un de mes très bons amis, Daniel.

Daniel aimait bien les modèles à coller lui aussi. Peut-être pas les monstres par contre. Lui il trippait plus sur les voitures et les gros camions. C'est probablement grâce à lui si j'ai pu élargir davantage mon éventail de modèles. Un petit plaisir coupable qu'on s'est rapidement découvert était d'aller comme ça dans un magasin pour s'acheter chacun un modèle avec tout ce qu'il fallait pour l'assembler et le peindre. Puis on revenait chez-lui où, dans un espace spécialement aménagé à l'arrière de son garage, on s'installait pour construire nos modèles respectifs.

Il y avait tout de même un différence notable entre Daniel et moi; lui il les assemblait avec un souci du détail. Ca m'impressionnait pas mal. Pas de farces, il étudiait encore la boîte (qu'il n'avait même pas encore ouverte) que j'avais déjà fini le mien. Ouais, faut dire que mon modèle une fois fini n'était qu'un vulgaire amas de pièces grossierement assemblées avec beaucoup trop de colle qui faisait plein de fils partout. Et je ne parlerai même pas de la peinture. Pas étonnant que mes parents n'étaient pas très enthousiastes à l'idée de m'acheter des modèles parce rien qu'à voir à quelle vitesse je les montait et à quoi ils ressemblaient quand ils étaient finis c'était pour eux une dépense tout à fait inutile. Et je peux pas les blâmer.

Pour illustrer un peu à quel point j'étais carrément nul (pas à cause que j'étais maladroit mais bien parce que je n'avais pas la patience de bien faire l'assemblage), j'avais reçu en cadeau de quelqu'un dans la famille un modèle à coller du fameux voilier Cutty Sark, un clipper britannique de type trois-mâts carré construit en 1869 (le vrai voilier, pas le modèle).


Je vous conterai pas d'histoire, ce modèle en était un assez impresionnant de par le nombre de pièces, petites et grandes, qu'il y avait dans la boîte. Pas besoin de vous dire que me mettre un tel modèle entre les mains à ce moment-là n'était rien d'autre qu'un "perfect storm". Et bordel que mon Cutty Sark avait l'air d'avoir passé à travers une tempête. Toute une à part ça. Si ça aurait été un vrai bateau il n'aurait jamais tenu l'eau deux secondes. Le pont était tout croche alors en mer tout aurait barouetté du même bord (tribord ou babord, peu importe) et personne n'aurait pu manger de soupe. J'aime mieux ne pas penser aux chiottes. Les voiles en plastique, vingt-sept au total (c'était vint-six de plus que mes compétences le permettaient) n'étaient même pas plaçées dans le bon ordre... La misaine était à la place du grand foc, la brigantine maladroitement fichue là où devait être l'hunier fixe de fougue, le clinfoc qui pendouillait au lieu du grand hunier volant et les voiles d'étai toutes empêtrées là où on aurait dû trouver le petit foc, le grand foc et le faux foc. Alors le bateau n'aurait pas été ben loin, sans compter tous les cordages. Ah oui, parlons-en des cordages. Les instructions étaient claires (quoiqu'un peu compliquées) quand à la pose de ceux-ci sur les mâts et les voiles. Mais, manquant cruellement de patience j'avais pris du vulgaire fil à coudre, chippé à ma couturière de grand-mère, et j'ai fait un emberlificotage tout à fait immonde qui donnait l'impression que le voilier s'était pris dans une gigantesque toile d'araignée.

Bref, un désastre total.

Un jour Daniel revient de vacances et se pointe chez-moi avec un modèle à coller qu'il m'a acheté en cadeau. C'était un pick-up Chevrolet assez pimpant. Sur la boîte en tout cas. Bien content j'étais, y'a pas à dire. Sauf que j'avais vu dans ce modèle un genre de message. Du genre "Ça te tentrait pas de le faire comme du monde celui-là?". Alors on s'est retrouvé comme ça un peu plus tard dans le petit atelier dans son garage sous le regard bienveillant d'images saintes (dont je vous reparlerai un jour). Lui il avait le camion-remorque de la populaire série télé "BJ & the Bear", magnifique Freightliner rouge avec de maudites belles décalques. 



Ce jour-là j'ai décidé de regarder Daniel s'y prendre et d'apprendre un peu de lui. C'était impressionnant de le voir étudier la boîte pendant de longues minutes, la déballer avec soin, de l'ouvrir comme un afficionado du cigare ouvre une boîte de cubains. Puis il se tenait devant la boîte ouverte comme Travolta dans Pulp Fiction quand il ouvre la fichue valise. Pendant de longues minutes il observait les pièces, séparait les grappes des instructions et rangeait soigneusement les décalcomanies après les avoir admirées. Moi, j'avais de l'urticaire à le regarder et je travaillais pas mal fort à me contenir tout en essayant d'en apprendre sur l'art du modelisme intelligent.

Quand venait le temps de l'assemblage Daniel n'était vraiment pas le genre pressé. Il pouvait prendre une, deux ou même trois semaines pour complèter un modèle mais quand il avait terminé je peux vous dire que le résultat vous envoyait la mâchoire par terre. Son camion BJ & the Bear? Il ressemblait à ça une fois fini:




Inspiré de sa façon de faire, j'ai assemblé mon pick-up avec tout le soin et la patience dont j'étais capable. Le résultat, loin d'être aussi beau que le camion de Daniel, m'avait pas mal plu et à partir de ce jour-là je n'ai eu qu'une idée en tête: m'améliorer. Fallait juste convaincremes parents.

Alors un jour Daniel et moi on a décidé d'aller s'acheter chacun un modèle mais pas n'importe où. Non. Ce jour-là on a fait les choses en grand et on est allé, à pied, au Woolco du centre commercial Langelier (ce Woolco est aujourd'hui un Wal*Mart). Ce magasin à rayons, on le savait, était riche en modèles de toutes sortes alors on savait que cette journée-là on se gâtait pas mal. On savait pas ce qu'on allait acheter. Un avion à réaction? Un bateau de guerre? Une voiture de course?

On était là, lui et moi, devant l'étalage impresionnant de modèles et on bavait au gallon. On arrêtait pas de prendre les boîtes les unes après les autres et de constamment changer d'idée quant à ceux qu'on allait prendre. Puis on a fait nos choix respectifs. J'avais pris un camion militaire de la seconde guerre et Daniel avait choisi un Chevrolet Bel-Air 57 avec des flammes sur les côtés. En revenant on ne cessait de se raconter comment on les assemblerait et tout. Revenus dans le petit atelier, on a tout sorti pour tout admirer. Ayant appris de Daniel j'étais à étudier mon modèle très soigneusement quand tout à coup j'entend un cri de détresse comme jamais je n'en ai entendu un de ma vie, même jusqu'à aujourd'hui. Daniel regardait sa boîte avec cette expression:


Je ne comprenais pas vraiment. J'avais beau regarder la boîte je ne voyais absolument pas ce qu'il pouvait y avoir d'aussi terrifiant aux yeux de Daniel. Puis il s'exclama, comme dans un opéra dramatique "OH NOOOOON, C'EST UN SNAP-TITE!!!!!!!!"


Le Snap-Tite, pour ceux qui savent pas, c'était une variété de modèle qui ne nécéssitait aucune colle du fait que les morceaux s'emboîtaient d'un seul clic. Et les morceaux, justement, y'en avait pas beaucoup. En quatre ou cinq clics le modèle était assemblé. C'était un peu la version maternelle des modèles à coller. Pour Daniel qui était habitués aux modèles universitaires à 300 pièces ça tirait évidemment du cauchemar. En tout cas, si y'a une chose que j'ai appris de Daniel cette journée-là ça été de bien lire les boîtes...

lundi 16 mai 2011

D'hier à aujourd'hui: le pavillon de la Tunisie


Situé à courte distance de la Passerelle du Cosmos, sur l’île Notre-Dame, le pavillon de la Tunisie avait de quoi émerveiller les visiteurs. Les murs du bâtiment étaient blancs avec une base de carreaux bleus tunisiens. Le pourtour du pavillon reposait dans une piscine illuminée de jour comme de nuit.

Les différentes sections de l'intérieur du pavillon étaient organisées autour d'un patio central avec colonnades réalisées en Tunisie. C'était destiné à rappeler d'anciens palais arabes. Au centre du patio il y avait un plancher de mosaïque romaine authentique du célèbre Musée Bardo. Cette mosaïque, appelée «Orphée», était à l'étage d'une maison romaine découverte à Chebba en Tunisie. Elle mesurait 12 pieds (4 mètres) sur 9 pieds (3 mètres). Le dessin était constitué d'ovales, de cercles et d'étoiles cadrage représentant des scènes mythologiques. Une partie de la mosaïque date du IIe siècle, une deuxième section a été ajoutée au troisième siècle. Les murs à l'intérieur étaient blancs et les planchers, à l'exception de la mosaïque, étaient de marbre aux couleurs chaudes.

Dans le pavillon, le visiteur pouvait découvrir, outre les nombreux visages de la Tunisie moderne, l'atmosphère des souks que l'on trouvait dans la Médina de Tunis. Dans une autre section on pouvait aussi admirer des artisans tunisiens fabriquer des tapis. Pour les gourmets un restaurant pouvait accueillir 100 personnes où l'on pouvait déguster du café maure servi dans un authentique atmosphère tunisienne parfumée au jasmin tout en écoutant les rythmes enchanteurs du «Malouf». Un des murs du restaurant était décoré d'une grande fresque réalisée par un artiste tunisien, Turki Zoubeir. Cette fresque illustrait le thème de l'Expo 67, «L'homme et son monde».

Aujourd'hui le pavillon est toujours là avec une architecture passablement modifiée. La piscine qui faisait le tour du bâtiment est disparue depuis bien longtemps et un visiteur d'Expo 67 qui entrerait dans le pavillon aujourd'hui ne s'y reconnaîtrait sûrement pas tellement l'intérieur a été modifié. Un des seuls éléments originaux ayant été conservé est la mosaïque de Zoubeir, laquelle se trouve à l'entrée sud, enchâssée dans un mur trop petit. Aux côtés des toilettes. Je l'ai prise en photo en 2007 sous des conditions d'éclairage absolument atroces. J'ai utilisé tous les trucs que je connaissais pour bien la faire ressortir mais le résultat est évidemment loin de me plaire. Vous pouvez la voir sur mon blogue photo en cliquant icihttp://studiopluche.blogspot.ca/2010/06/mosaique.html.

vendredi 13 mai 2011

De la poursuite comme il ne s'en fait plus

Nous sommes habitués de voir des scènes de poursuite automobile dans les films et bien qu'elles ne soient généralement pas si mal aucune n'arrive à la cheville de celle qu'on a pu voir dans Bullit avec Steve McQueen. Aujourd'hui les scènes de poursuite font largement appel aux effets spéciaux afin de rendre les courses plus excitantes mais dans Bullit on a utilisé que deux choses: un Ford Mustang Fastback 68 et un Dodge Charger R/T 68. And that's it!

Si vous avez déjà mis les pattes dans une voiture d'avant les années 70 et que vous en avez conduite une, vous êtes pas sans savoir que ces bagnoles pouvaient souvent se comporter comme des vaches. Aucune de ces deux voitures dans Bullit ne possède de suspension sophistiquée ou même de direction assistée. Dans cette séquence, filmée à San Fransisco, le Mustang et le Charger atteignent à certains moments plus de 150 km/h. Steve McQueen était au volant du Mustang pour la majorité des cascades.

Regardez donc cette scène mémorable tout en montant le son afin d'apprécier quelque chose que l'on entend plus aujourd'hui: le grondement des "muscle cars" de Détroit et qui ne laisse aucun doute sur le fait que ces voitures étaient bad ass!! J'aime particulièrement le fait que le réalisateur a décidé de couper la musique dès le moment où la poursuite commence.



D'hier à aujourd'hui: le quai de l'aéroglisseur


Parmis les différents moyens de transport mis à la disposition des visiteurs durant Expo 67, l'aéroglisseur fut certainement le plus original et le plus... inusité. Son passage ne manquait pas d'attirer les regards des gens lorsqu'il passait comme ça sur le St-Laurent. L'aéroglisseur était bien merveilleux mais il avait un vilain défaut: il était sâprement bruyant! Au grand dam du commissaire général Pierre Dupuy, surtout lorsque l'étrange véhicule longeait la Place des Nations durant un discours important. 

Le quai d'embarquement se trouvait à la Cité du Havre. Une fois les passagers à bord l'aéroglisseur s'en allait vers l'est sur le St-Laurent au sud de l'île Ste-Hélène pour faire un arrêt à un autre quai situé celui-là près de la Ronde. Il repartait ensuite en empruntant cette fois le chenal Lemoyne pour revenir à son point de départ. Le quai situé à la Cité du Havre est encore là quoiqu'il ne serve plus à rien depuis bien longtemps. La végétation a poussé tout autour et il devient très difficile de le trouver durant l'été. C'est plus facile à l'automne ou au printemps lorsqu'il n'y a pas de feuilles dans les arbres.

meditatio


Détail d'un monument funéraire au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Ça me fascine toujours de constater la complexité de certaines des sculptures qui ornent les pierres tombales où de véritables fortunes y ont été visiblement investies. Se promener au travers les dédales de la cité des morts c'est aussi se promener dans un véritable musée à ciel ouvert.

dimanche 8 mai 2011

D'hier à aujourd'hui: le pavillon de la Corée


Sur l'île Sainte-Hélène on ne compte plus que quelques vestiges d'Expo 67. La biosphère qui fut le pavillon américain est bien connue, le stabile de Calder aussi et la Place des Nations également, au bout de l'île complètement. Il existe un autre vestige toutefois, situé à un jet de pierre de la station de métro Jean-Drapeau.

En regardant cet étrange bâtiment avec sa toîture en rondins supportée par des piliers de béton et agrémenté d'une tour en bois de 40 pieds, les générations d'aujourd'hui qui n'ont pas connu Expo 67 auraient bien du mal à deviner que ce fut là le pavillon de la Corée.

La Corée (du sud, évidemment) devint un participant officiel à l'Expo le 27 avril 1965 et les plans du pavillon, estimé à environ $500,000, furent préparés par Kim Swoo Geun à son bureau de Séoul. Il fut assisté par la firme d'architecte montréalaise Blais & Bélanger de la rue St-Denis et le chargé de projet fut M.B. Cline du service d'architecture. La construction par la firme T.G.A Construction débuta en juin 1966 sur le lot portant le numéro 3220 dont la superficie était d'environ 13,500 pieds carrés.

En 1967 une visite du pavillon aurait débuté là où se trouve la tour, tout juste à l'entrée. Cette tour de rondins symbolisait les aspirations éternelles de la Corée. Après avoir franchi le seuil nous sommes accueilli par une charmante hôtesse. Un peu plus loin se trouvent divers aspects de la Corée d'hier et aujourd'hui, sa population et sa mise en valeur. Au centre du pavillon une salle d'exposition est destinée à mettre en valeur de magnifiques pièces d'art ancien et moderne ainsi qu'une réplique de la statue de Bouddha Maitreya du 5è siècle dont l'original est conservé au Musée de Séoul.

Sur les murs on peut admirer des oeuvres de toutes sortes; art contemporain, peintures orientales, calligraphies et lithographies. Dans le hall, à l'extérieur de la salle, sont exposées plus de 40 oeuvres séculaires; poteries de la dynastie de Silla, céladons de la dynastie de Korio ainsi que porcelaines et meubles en bois de la dynastie des Li.On ne peut manquer une superbe maquette à l'échelle 1/50è du premier cuirassé, inventé par l'amiral Yi Sun-Shin en 1595, laquelle a été conçue par le professeur Kin Se-Joong du collège des Beaux-Arts de Séoul. S'ensuit une collection de costumes coréens, d'instruments de musique classique de Corée ainsi qu'une collection de photographies révélant toutes les beautés de ce pays.

Les visiteurs désireux de se procurer des objets d'artisanat pouvaient le faire à la boutique coréenne située au Carrefour International ou encore au kiosque Expo-services situé à côté du pavillon.

Pour une raison ou une autre ce pavillon fut partiellement épargné lors de la grande démolition qui eut lieu en 1986 alors qu'il fut décidé de tout raser, à quelques exceptions près, les vestiges d'Expo 67. On ne conserva du pavillon de la Corée que les piliers et la toîture et le bâtiment devint alors le plus étrange abribus de la ville. 

Mise à jour: La tour a été démolie au début de l'été 2013. Il n'en subsiste plus rien.

Crédits photo originale de 1967: WorldsFairPhotos.com, the Bill Cotter collection

Bonjour Montréal


Tous les comics américains de DC ou Marvel étaient publiés ici en français par les éditions Héritage. Mis à part les comics eux-mêmes on pouvait trouvait de temps en temps des pubs. J'en ai parlé dans d'autres chroniques comme le Parc Safari par exemple. En voici une autre, cette fois pour un livre appelé tout simplement Bonjour Montréal. Sur la couverture on voit bien la Biosphère, le chateau Champlain et (je crois) le château Ramezay. En autant que je peux deviner ce truc doit prédater les jeux olympiques parce que sinon on verrait le stade et il n'est pas là, comme l'indique les pantalons bell-bottom de Bob, son chandail directement piqué à Gaston et la mini très laitte de Lili. Yep, mid-seventies for sure!
 
Et il y a quoi dedans? Tout ce qu'on sait c'est qu'il s'agit d'un mini-guide de Montréal pour les jeunes. Ca dit parler de sport (dans le temps où on avait du hockey avec des joueurs canadiens, du baseball, et les Alouettes. Y'a aussi les arts (probablement avant que Drapeau ne fasse démolir Corrid'Art), les  restos (si ça pouvait montrer autre chose que WacDo tant mieux), les animaux (du temps du Jardin des Merveilles au parc Lafontaine), les gratte-ciel (avant qu'ils n'en aient douze mille douze dans le centre-ville) et les vieilles pierres (oh!).

Qui sont Bob et Lili? Aucune espèce d'idée. Ils pourraient être frère et soeur mais Lili a la tête en forme de poire et Bob en a une qui ressemble à un melon d'eau alors j'écarte la possibilité qu'ils soient frangins. Copain-copain ça sonne mieux. Peut-être plus puisqu'ils se tiennent par la main. Comme se nomme le cabot? Aucune idée non plus (quoique je ne l'aurais probablement pas dessiné comme s'il avait les testicules en-dessous du nez mais bon). 

Y'a quelqu'un quelque part qui a déjà acheté ou lu ce truc? Je farfouille souvent les ventes de garage et les marchés au puces depuis un bon bout et vous savez quoi? J'ai jamais vu ce livre nulle part et j'aimerais bien savoir à quoi ça ressemblais à l'intérieur.

vendredi 6 mai 2011

D'hier à aujourd'hui: la Place des Nations (3)


Sur la photo du haut, toujours à la Place des Nations, on peut appercevoir le premier ministre du Canada Lester B. Pearson en train d’allumer la flamme, marquant ici l’inauguration officielle de l’Expo. Derrière, penché un peu vers l’avant, le premier ministre du Québec Daniel Johnson, puis le maire de Montréal Jean Drapeau et le Commissaire Général de l’Expo Pierre Dupuy. Comme je n’avais la photo du haut qu’en mémoire, j’ai manqué un peu l’angle en prenant celle du bas. 

Plusieurs choses ont changé entre ces deux images dont le socle où se trouve la flamme en haut qui n’est maintenant qu’un trou avec des ordures dedans maintenant. Quant à la plaque commémorative plaçée sur le devant, elle comporte une erreur quant à la date de fermeture de l'Expo qui a fermé le 29 octobre, et non le 27.

jeudi 5 mai 2011

S & P


Il s'en trouvent sûrement qui vont se remémorer de bons vieux souvenirs en voyant cet ensemble salière-poivrière Tupperware. On voyait généralement ça l'été quand on allait en campagne, en pique-nique ou dans une épluchette de blé d'inde. Un classique qui sent l'été, décidément. Curieusement, ces ensembles sont activement recherchés par les collectionneurs, surtout ceux dont les lettres dorées sont encore bien visibles. J'ai niqué un peu sur eBay pour le constater de mes yeux vu. Tupperware fabriquait ces ensembles en deux formats; petits et grands.

mercredi 4 mai 2011

D'hier à aujourd'hui: la Place des Nations (2)


La photo du haut, comme celle de l’article précédent, a été prise lors de l’inauguration officielle d’Expo 67. En tout et pour tout ce sont près de 7000 personnes qui ont pu prendre place afin d’assister aux cérémonies.La photo du bas a été prise 40 ans plus tard, jour pour jour. Encore ici on peut voir jusqu'à quel point l'endroit a changé.

mardi 3 mai 2011

Ouaf!

Ce n'est plus exactement un secret mais je vais vous le dire quand même: Cosmos: 1999 était ma série fétiche dans les années 70. J'avais souvent cette impression que je ne vivais la semaine que pour voir arriver le samedi où, à 19h, l'émission jouait à Radio-Canada. Donc, par un beau jour d'été de 76 j'étais suis en train de feuilleter un catalogue quand j'ai aperçu quelque chose de vachement chouette:


Ça, mesdames et messieurs, c'était la ceinture de cosmos:1999. A part la ceinture (duh!) il y avait une montre-boussole (jamais vu ça dans l'émission), un truc pour détecter la radiation dans l'espace (jamais vu non plus mais bon) et le pistolet-laser qui tirait des rondelles de plastique. Forcément j'ai demandé à ma mère de l'avoir pour ma fête. L'ennui c'est qu'on était à au moins deux mois de ma fête. J'ai alors demandé si je pouvais avoir mon cadeau à l'avance parce que cette ceinture-là je la voulais beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup et j'avais peur qu'une fois ma fête arrivée il n'en reste plus dans les magasins. Ma mère a regardé l'image dans le catalogue et m'a alors promis d'y voir mais je n'aurais mon cadeau que le jour de mon anniversaire. L'été fut loooooooong.


À cette époque ma mère faisait quelque chose que j'aimais bien. La veille de ma fête, alors que j'étais au lit, elle sortait mes cadeaux et les mettaient sur la table de cuisine. Le lendemain en me levant ceux-ci étaient là à m'attendre. J'aimais bien ce concept même si ça me faisait lever à six heures du matin. Or justement ce matin-là je découvre la boîte rectangulaire tant convoitée, bien emballée. Je l'ai pris pour ensuite l'emporter avec moi dans ma chambre pour pouvoir déchirer le papier en cro-magnon sans réveiller personne. J'avais la patate qui me débattait dans la poitrine. Toute cette excitation pour découvrir celà:

La déception je vous dis pas. Ce n'est pas que je détestais Star Trek, loin de là, mais c'était la ceinture de Cosmos:1999 que je voulais, pas celle de Star Trek. Cosmos: 1999 et Star Trek c'est pas la même chose. Du tout! Je ne peux évidemment pas blâmer ma mère. Elle savait que j'aimais Cosmos: 1999 mais la science-fiction elle ne connaissait pas, enfin pas assez pour faire la différence entre les deux boîtes, qui, faut l'avouer étaient assez similaires.

A partir de là je savais bien que demander une nouvelle ceinture de Cosmos:1999 serait peine  perdue. En attendant j'ai pu m'amuser avec ceci:


Environ un mois plus tard ma mère et moi sommes au Miracle Mart de la Place Versaille et, en approchant de la caisse qu'est-ce que j'apperçois ti-pas? Le pistolet-laser de Cosmos:1999. Il s'agit du même que celui qu'il y avait dans le kit avec la ceinture mais tout seul. J'vous dis pas la toune de violon que j'ai joué. Evidemment ma mère n'y comprenait rien et me répétait sans cesse que j'avais eu la fameuse ceinture à mon anniversaire et que demander quelque chose que j'avais déjà reçu à mon anniversaire... La négoce qui a eu lieu le temps que l'on arrive à la caisse je vous dis pas, je crois que même SALT II n'a pas été aussi complexe mais heureusement, et probablement parce qu'il n'était pas très cher, ma mère a bien voulu me l'acheter. Un kid plus que ça aurait été impossible à trouver.

Avec les années et les déménagements la ceinture de Star Trek et le gun de Cosmos:1999 ont disparu. V'la un certain temps de celà j'étais à farfouiner sur eBay lorsque je suis tombé sur un gun de Cosmos:1999 tout à fait identique à celui que j'avais tellement voulu. Et dans l'emballage original en plus!!!!


Le prix? Un gros 99 cents et pas une seule enchère.Je l'ai mis sous surveillance tout en étant convaincu qu'il sortirait à gros prix. Une centaine de dollars, au moins. Le soir où l'enchère finissait j'ai réalisé que personne n'avait misé quoi que ce soit. Même dans la dernière minute (généralement la plus critique). Lorsque les dernières secondes se sont écoulées j'ai été le seul à miser et je dansais rien qu'à l'idée que j'avais gagné le fameux gun. Mon bonheur à malheureusement été de courte durée. Pourquoi? Parce que ceci:

C'est tout simplement aussi con que le fait que le gars avait listé l'objet en tant que "Space 1999 Stun Ray Gun Toy". Sauf que eBay n'a pas vraiment eu l'intelligence de faire la part des choses et que l'objet était carrément considéré comme une arme offensive. Pas de droit de réplique ou quoi que ce soit. La transaction était refusée. Je la ris encore. Non, vraiment.

lundi 2 mai 2011

scalae II


Escaliers de pierre au parc Pratt dans Outremont par une journée d'automne particulièrement confortable. Je m'y suis assis dessus une fois la photo prise. On a une belle vue du parc à partir de cet endroit-là. On y voit un étang qui prend source dans un autre plus haut et qui se vide dans un troisième près de Van Horne via un petit ruisseau artificiel aménagé. C'est très calme. Surtout le matin quand il y a encore cette petite brume que le soleil n'a pas encore chassé.

dimanche 1 mai 2011

D'hier à aujourd'hui: la Place des Nations (1)


En écrivant mes articles ici et lors de mes nombreuses recherches pour divers articles, il m'est souvent arrivé de me demander où se situait la limite de la période couverte par l'Archéologue Urbain. Pour celà il me fallait un évènement marquant de façon indélébile ce qui séparait le passé de l'avenir. 

Pour moi, rien ne pourrait autant symboliser cette démarcation qu'Expo 67 qui est en quelque sorte un électrochoc au niveau de la culture, de la société, de la science et du design. Et avec 50 millions de visiteurs, qui pourrait douter de son succès. Mais Expo 67 est aussi également un laboratoire d'archéologie urbaine, étonnant pour un évènement qui ne s'est produit qu'en 1967. Et pourtant. 

Comme on le sait, Expo 67 ne durait que six mois, après quoi tout devait être démoli selon les stipulations du BIE (Bureau International des Expositions). Le maire Drapeau avait toutefois pu obtenir une permission spéciale, soit de pouvoir conserver les pavillons et les installations. Chaque pays était tenu de payer pour les frais de démolition de leurs pavillons alors Drapeau leur demanda de bien vouloir en faire don à la ville de Montréal, ce qui leur évitait les frais en question. Drapeau put ainsi en obtenir une belle brochette et c'est ainsi qu'en 1968 l'ancien site d'Expo 67 devint celui de Terre des Hommes, un genre de parc thématique qui allait ainsi rouvrir à chaque été.

Mais dès 68 des choses avaient changé. L'immense pavillon soviétique n'était plus là puisqu'il avait été démonté (et ultérieurement remonté à Moscou) par les Russes. Même chose pour le pavillon de Cuba. Et au fil des ans d'autres pavillons durent passer sous le pic des démolisseurs car, faut-il le rappeller, très peu de ces bâtiments avaient été conçus pour durer plus de six mois. Aucun d'entre eux n'avait de climatisation ni de chauffage. 

Le 19 juillet 1975 le pavillon de l'Ontario est la proie des flammes et ne sera pas rebâti. L'année suivante, soit le le 20 mai 1976 c'est au tour de la Biosphère d'être la proie d'un incendie. La couverture en acrylique part en fumée à une vitesse incroyable, ne laissant derrière que le squelette métallique de l'ancien pavillon américain. En 1976 également une grande partie de l'île Notre-Dame fut rabotée afin de faire place au bassin olympique. On a dû pour celà démolir de nombreux pavillons.

En 1978 l'aménagement du circuit Gilles-Villeneuve apporte son lot de changements sur l'île Notre-Dame. Le coup de grâce vint en 1986 lorsque la ville de Montréal fit démolir tout ce qui pouvait rester d'Expo 67, à quelques exceptions près. J'aurai l'occasion de partager avec vous certains de ces vestiges qui ont échappé aux bulldozers et qui subsitent encore de nos jours.

Aujourd'hui j'ai choisi la Place des Nations puisque c'est là qu'eurent lieu le 27 avril 1967 les cérémonies d'ouverture d'Expo 67. La Place des Nations est une sorte d'agora en béton qui peut accueillir plus de 7000 personnes dont 2500 assises. C'est une oeuvre de l'achitecte André Blouin qui reçut d'ailleurs pour cette réalisation le prix de l'Académie royale canadienne des Arts.

Durant les années post-Expo la Place des Nations vit son état général se désagréger de plus en plus. Un plan de revitalisation mis en place par la ville de Montréal pour l'île Ste-Hélène incluait une remise en valeur de la Place des Nations fin d'en faire un mémorial pour Expo 67. Un projet qui n'a finalement jamais vu le jour. 

Aujoud'hui je vous propose donc un coup d'oeil visuel sur ce qu'avait l'air la Place des Nations le 27 avril 1967 ainsi que le 27 avril 2007, soit quarante ans plus tard.