vendredi 30 septembre 2011

Les chemises Arrow en 1953


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Arrow est une marque de chemises qui fut introduite en 1929 par Cluett, Peabody & Company, une compagnie dont les origines remontent à 1851. Cette année-là la compagnie Maullin & Blanchard débute la fabrication de collets de chemises à New-York. Dans ce temps-là les collets étaient séparés des chemises. La compagnie change de nom en 1856 pour Maullin & Bigelow et devient en1861 Maullin, Bigelow & Company lorsque George B. Cluett, qui était employé comme commis depuis 1854 devint partenaire. Cette association fit patate en 1862 et à ce moment Cluett fonde la firme Maullin & Cluett. L'année suivante Maullin trépasse et la compagnie change de nom pour Geo. B. Cluett, Bros & Company.

En 1891 la compagnie fusionne avec Coon & Company et prend à son bord un certain Frederick F. Peabody lequel devient partenaire quelques années plus tard et en 1899 la compagnie prend le nom de Cluett, Peabody & Company. En 1913 la compagnie fusionne avec Apex Collar & Shirt Company mais ne change pas de nom. 

Vous êtes étourdi? Moi aussi.

C'est ici que ça devient intéressant. La bibliothèque Baker du Harvard Business School indiqueque Cluett, Peabody & Company of Canada fut fondée en 1918 sauf que Le Fouinard et Babillard en moi a trouvé une carte postale sur laquelle on apperçoit non seulementl'édifice de la compagnie, l'endroit où il était (St-Jean) mais aussi une date qui diffère de celle mentionnée sur le site de l'Université Harvard. En effet, sur la carte postale est imprimée la date 1914. Je leur ai envoyé l'information l'été dernier mais on ne m'a toujours pas répondu à ce sujet.


Quant à l'usine à St-Jean, elle ne sert plus à la fabrication de chemises et de cols depuis longtemps et on a décider non seulelement de le conserver mais aussi de le reconvertir en unités d'habitations. Quant au prix des chemises dans la publicité d'aujourd'hui, $4.95 l'unité revient, en dollars ajustés de 2011 à $42.95.

mercredi 28 septembre 2011

Le secret de Betty et Véronica


Durant les années 70 les comics étaient pour moi les Spider-Man, Hulk, Iron Man, Captain America et tous ceux-là mais j'avoue en toute sincérité que je ne dédaignais pas non plus les Archie. Les scénarios parfois un peu gnan-gnan et résolument simplistes faisaient changement des super-héros qui se tapochaient dessus. Par contre, malgré l'innocence des textes, il y avait un truc qui m'agaçait: ça puait le sexe tout plein mais jamais il ne se passait quoi que ce soit, même en sous-entendu.


Dans nombres d'histoires d'Archie tout demeuraient parfaitement platoniques même avec un étalage de chair parfois flagrant et des ados dont les hormones coursaient comme des F1 à chaque fois qu'ils voyaient une fille. Dan DeCarlo, avant de crayonner Archie, avait été un artiste pinup, donc un type qui ne dessinait que des filles à peu près nues. C'était populaire et ça se vendait plutôt bien. C'est donc pour ça que les filles dans Archie ont toujours cette physionomie si particulière, et assez similaire où toute les filles ont pratiquement le même type de corps et la même forme de visage; taille fine et gros nichons.

À un certain moment y'en a tout un tas qui se sont tannés de voir qu'il ne se passait jamais rien et qui ont décidé comme ça de dessiner eux-mêmes des bédés olé-olé mettant en vedette Betty et Véronica. C'était parfois même carrément porno. Les dessins étaient généralement mal torchés mais il arrivait que c'était assez bien fignolé. On s'est aussi demandé si DeCarlo lui-même n'aurait pas été tenté un jour de se laisser aller un peu. Question qui est restée sans réponse jusqu'au jour on l'on a découvert ce dessin:



Cette illustration a été fignolée avec amour par Dan DeCarlo lui-même. Sa signature apparaît près du pied gauche de Betty: DSD, pour Dan Salvator DeCarlo. En bas complètement, écrit à la mine, il ajoute: Mike, please no copies to anyone, DeCarlo ne voulant évidemment pas que ça se propage . Hé hé. C'est un gag à l'interne, évidemment, nullement destiné à quelquonque forme de publication, même pas en photocopie comme le demande DeCarlo, mais ça montre quand même le type lui-même était habité par la curiosité de voir ses personnages s'envoyer en l'air. Et il a même prit le temps d'encrer et de mettre en couleurs le bougre. 

Le dessin nous montre que non seulement Betty est une vraie blonde (les rideaux qui s'agencent avec le tapis)mais aussi que DeCarlo a fort probablement crayonné ça dans les années 70. Pour des raisons évidentes et laisse également penser (fantasmer pour certains) que Betty et Véronica étaient à voile et à vapeur. Toot-toot!!




lundi 26 septembre 2011

metropolis


Prise de vue classique de Montréal vue à partir du belvédère du Mont-Royal. C'était une journée d'automne particulièrement nuageuse, venteuse et ma foi, assez froide. Après avoir prit cette photo, c'est avec les doigts transis sur l'appareil que je me suis demandé pourquoi je n'étais pas chez-moi en pantoufles à siroter un bon chocolat chaud mais lorsque je vois les résultats je comprend pourquoi je préfère trotter dehors.

vendredi 23 septembre 2011

Squeez-a-snack, circa 1975


Vous connaissez le Squeez-a-snack? C'était une préparation de fromage pas mal semblable au Cheez-Wiz mais dans un tube de plastique. On dévissait le petit couvercle et ensuite on éffourait le tube pour le faire sortir. L'embout de plastique était fabriqué pour qu'on puisse faire des formes avec le fromage, un peu comme avec le crèmage à gâteau.

Le problème venait quand on avait fait sortir tout le fromage dans le milieu et aller chercher celui aux extrémités. La meilleure solution dans ce cas c'était tout simplement de prendre une paire de ciseaux et de couper puis d'aller chercher le fromage à la cuillère.

Je me souviens qu'on en achetait en faisant la commande. Il y en avait même à saveur de bacon et qui n'était pas mauvais du tout. C'était assez populaire dans les années 70 mais pour une raison que j'ignore ce truc a complètment disparu de la circulation.

Crosley en 1953


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Crosley Radio Corporation fut pendant un certain temps le plus important manufacturier de radios portatives aux États-Unis. La compagnie fut une pionnière quant à la vente d'appareils radio et autres appareils ménagers à prix abordables.

Les origines de la compagnie Crosley remontent au début des années 20 alors que le fils de Powel Crosley Jr. évoqua le désir d'avoir un appareil radio, une nouveauté très en vogue à l'époque. Le père s'en alla donc avec son fils dans une boutique et furent horriblement déçus de constater qu'aucun appareil n'était vendu pour moins de $100. Un livret intitulé The ABC of Radio lui permit de construire son propre poste de réception à peu de frais.

En juillet 1921 Crosley installa un émetteur d'une puissance de 20 watts à sa résidence de College Hill et commença à diffuser les 78-tours qu'il avait dans sa collection. En mars 1922 il reçut sa license du gouvernement et opéra sa station sous l'appellation WLW avec un signal de 50 watts, du jamais vu! Le signal fut augmenté à un incroyable 500 watts en 1923 et promit une boîte de bonbons au premier auditeur de chaque état qui lui enverrait un télégramme. Il en reçut de 23 états ainsi que de 3 provinces canadiennes.

La même année Crosley fonda une compagnie afin de manufacturer des pièces de radio et en 1924 Crosley Radio Corporation était déjà le plus grand fabriquant de radios au monde et un an plus tard il augmenta sa puissance de transmission à 5000 watts et en 1927 WLW prit le contrôle de la fréquence 700 kilocycle (aujourd'hui connu sous le terme kilohertz, ou Khz).

En 1929 un édifice de huit étages fut construit. lequel logea la manufacture ainsi que le studio de radio au huitième. A ce moment-là, Crosley fabriquait plus de 2000 appareils radio par jour, employant plus de 3000 personnes. en 1930 toutefois les affaires allèrent moins bien.

Loin de se décourager, Crosley fabriqua tout un tas de nouveaux trucs; un réfrigérateur fonctionnant sans électricité, la première radio d'auto et commença la production de réfrigérateurs électriques et fut le premier à introduire des espaces de rangement dans la portière. quand le brevet prit fin tous les autres manufacturiers de réfrigérateurs emboîtèrent le pas (en ouvrant votre frigo maintenant vous saurez d'où origine les tablettes dans la porte).

En 1934 Crosley acheta les Reds de Cincinnati et le Redland Field où se déroulaient les parties fut renommé Crosley Field. En 1945 il vendit sa station WLW ainsi que la Crosley Corporation à AVCO (Aviation Company) qui mit en service sa station de télévision WLWT-TV en ondes. AVCO commença à manufacturer des appareils de télévision sous le nom Crosley Corporation.

Crosley cessa d'être vendu en 1956 soit trois ans après la parution de la publicité d'aujourd'hui. En 1976 un groupe de distributeurs indépendants rachetèrent les droits d'utilisation du nom Crosley et réintroduirent la marque avec toute une série d'appareils ménagers dont certains utilisent les termes commerciaux de l'époque.

La publicité d'aujourd'hui semble bien prometteuse. En effet, grâce à un circuit électronique perfectionné comportant un diode au germanium (c'est ce qui est écrit) vous pouvez bénéficier d'une image claire et nette, la vidéo-sentinelle s'occupant d'éliminer toute interférence pouvant nuire au visionnement de votre émission favorite. Parmis ces interférences, on note dans la publicité un avion, un rasoir électrique, un aspirateur.

Les plus vieux s'en souviendront; on regardait une émission de télévision puis, quelqu'un, quelque part dans la maison utilisait un appareil électrique. S'ensuivait alors toute une multitude de points blancs qui tapissaient l'écran. Ce phénomène pouvait aussi s'accompagner d'un doublement de l'image ou même de voir une image provenant d'une autre station de télévision. Cette situation était essentiellement dûe au fait que ces appareils électriques lorsque mis en marche émettent des ondes radio. Peu avant qu'on cesse d'émettre en mode analogique pour les télévisions en août 2011 l'on n'avait trouvé encore aucune solution définitive au problème d'interférence électrique tel que mentionné dans l'annonce, alors imaginez en 1953!

mardi 20 septembre 2011

structura


Tiens, voici une photo avec du soleil et qui me plaît bien. Il s'agit évidemment du pont Jacques-Cartier et il est amusant d'y voir les petites tours Eiffel en haut complètement. J'ai photographié ça alors que j'étais en voiture sur la rue Notre-Dame en attendant que le feu passe au vert.

lundi 19 septembre 2011

Depuis 32 ans...

Vous vous souvenez de cet article que j'ai écrit y'a pas si longtemps sur les modèles à coller et comment mon ami Daniel m'avait grandement inspiré à les assembler mieux qu'un chimpanzé paqueté? Bon, alors Daniel avait tellement été une inspiration pour moi que je m'étais pris d'une véritable passion pour bien faire mes modèles. Y'avait deux ennuis à celà. De un les modèles coûtaient quand même assez cher, même à l'époque. Et puis, mes parents n'étaient pas entièrement convaincus de ma "conversion".

Durant l'été de 1979 je décide d'aller comme ça au Bric à Brac, magasin de jouets qui existe encore au coin d'Ontario et Aylwin. J'avais ramassé suffisament d'argent de poche pour me payer un modèle. J'hésitais entre un destroyer de la marine américaine et un Spitfire de la seconde guerre. Je suis finalement ressorti avec une Corvette de type Pace Car noire et argent.  


Je me souviens des bons enseignements de Daniel. De prendre son temps, surtout et de ne pas se presser. Daniel a tellement été un fichu de bon professeur que même trente ans plus tard je n'ai toujours pas ouvert cette foutue boîte. Elles est encore là, bien enveloppée dans son cellophane original.

Un gros merci à Daniel pour m'avoir inculqué cette patience, tu me le dis si j'exagère dans mon temps d'étude hein?

dimanche 18 septembre 2011

Bénédiction requise

Il n'y a pas si longtemps je vous racontais dans un autre article comment l'Église catholique avait, au fil de son existence, été puiser quantité de ses symboles mais aussi, brièvement, comment elle exerçait un pouvoir certain sur la vie quotidienne des citoyens et citoyennes. Un très bel exemple de cette omnipotence parfaitement en mesure d'illustrer cela se trouve dans cette photo ici-bas et qui provient des archives familiales.


Cliquez pour agrandir (si, si, ça vaut la peine)

Alors qu'avons-nous ici et qu'est-ce qui se passe?

Nous sommes en 1950, très exactement. Monsieur Bernard Chénier vient tout juste de se porter acquéreur d'un espace commercial situé au coin d'Aylwin et hochelaga et il y ouvre un magasin qui va porter le nom de Fantasy Cut Rate. On peut y acheter de la nourriture, différents articles pour la maison, objets de décoration, articles de toilette, revues, jouets et bien d'autres choses. Une sorte de magasin général en quelque sorte.

Monsieur Chénier aurait pu tout simplement placer une bannière dehors pour annoncer son ouverture avec quelconques rabais intéressants (ou pas), histoire d'attirer un tant soit peu la clientèle. Mais ça ne s'est pas exactement passé comme ça. Pensez-vous sérieusement que l'inauguration d'un magasin dans la paroisse, Ste-Jeanne-d'Arc dans ce cas-ci, allait passer sous le radar du curé?

Nenni.

Allez m'sieurs dames, mettez-vous sur votre trente-six et soyez au magasin pour sept-heures pile du soir. Il y aura la bénédiction officielle du nouveau magasin laquelle devra ostentatoirement précéder la première transaction commerciale. Profitez-en pour obtenir une absolution gratuite à l'achat de deux bénédictions. Ah non, je plaisante mais quand même, ça démontre bien l'emprise de l'Église.

Outre la bénédiction proprement dite, la photo comporte quelques éléments intéressants. J'y reconnais mon grand-père et ma grand-mère, au fond. On y voit les gens qui suivent attentivement la cérémonie alors que certains semblent trouver le temps bien long. Rappelez-vous que c'était l'époque des interminables messes entièrement récitées en latin. Mais il y a aussi cette petite dame, un peu derrière le curé et qui le regarde d'une drôle de façon. Pourquoi? Qui sait? Sa tronche est tout de même impayable.


Mais le plus hilarant est la petite scène qui se passe vers la gauche à l'arrière complètement. Il y a là un monsieur qui n'est pas du tout intéressé par la cérémonie. D'ailleurs il a le dos complètement tourné et semble s'adonner à une session de magasinage en bonne et due forme.





Le saviez-vous? Les fameuses histoires de curés qui sermonnaient les mères qui empêchaient la famille ne relevaient pas de la légende urbaine. Certains curés, pas tous heureusement, rendaient visite aux paroissiens pour vérifier la chose en question et gare à la mère qui n'était pas en balloune. C'était comme les danses sociales, certains curés admonestaient leurs ouailles et les menaçaient des feux de l'enfer s'ils s'adonnaient à la danse alors que dans le paroisse voisine le curé il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. L'enfer ou le paradis semblaient alors dépendre de la paroisse que vous habitiez. 

jeudi 15 septembre 2011

depositio


Vieille boîte de dépôts désafectée trouvée sur le côté d'une ancienne banque dans Hochelaga-Maisonneuve, sur la rue Ontario je crois. Ça aurait probablement coûté trop cher d'enlever cette boîte et de boucher le trou alors on a sûrement préféré la laisser là où elle est. Témoin d'une autre époque, assurément.

mercredi 14 septembre 2011

De bien belles attrapes...


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Les comics américains de Marvel et de DC étaient assez farçis de publicités de toutes sortes. Bien souvent ce n'étaient que des attrape-nigaud parce que les trucs annonçés ne correspondaient pas pantoute à l'annonce ou bien ils ne fonctionnaient pas du tout. Parfois les deux. 

Marvel et DC étaient publiés ici via les Éditions Héritage, qui s'occupait aussi de la traduction (de façon un peu boboche mais bon). On notait deux choses dans les versions françaises; d'abord tout l'intérieur des comics étaient en noir et blanc au lieu d'être en couleurs et puis aussi l'absence de ces pubs envahissantes. A quelques petites exceptions près, comme l'exemple d'en haut. 

La caméra qui lançe de l'eau n'était pas exactement une attrape mais un de mes amis en avait une et pour tout dire ça ne pissait pas bien loin. Fallait se mettre pratiquement à trois pouces du visage de la personne pour que ça marche. Rendu à c'te distance ça devenait assez évident que la caméra n'était pas vraie.

L'autre patente, les lunettes à rayons x. Voyez à travers les os, la peau et les vêtements. Me semble que si tu vois à travers tout ça il doit plus rester grand chose à voir, non? Et puis c'était difficile de saisir comment tout un appareillage à rayon x comme dans les salles de radiologie pouvait tenir dans des lunettes à $1.50... D'ailleurs ces lunettes n'étaient que du plastique bon marché avec du carton à motifs concentriques et un petit trou dans chacun pour voir. Ta-daaaa! 

lundi 12 septembre 2011

Clorets en 1953


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On se souvient tous de la fameuse publicité télé de cette marque de gomme à mâcher mettant en vedette Albert Millaire et qui disait: «C'est un peu plus cher, mais c'est plus que du bonbon.» Slogan génial s'il en fut un. Clorets fit son apparition en 1951 et le produit n'était sur les tablettes que depuis deux ans lorsque cette publicité parut.

Il est tout de même intéressant de noter comment on encourage ici les gens à manger les trucs les plus odorants qui soient ainsi qu'a fumer pour ensuite se rendre compte comment Clorets faisait des miracles. Et le «miracle» n'est dû qu'à la chlorophylle, substance que l'on retrouve dans à peu près tous les végétaux mais qui est aussi utilisée comme colorant alimentaire portant le nom de E140.

Clorets était évidemment disponible partout en ville. On retrouvait le produit dans les pharmacies, les marchés mais aussi dans les restaurants dans un petit présentoir en métal subtilement plaçé près de la caisse.

dimanche 11 septembre 2011

floris


Le fond de l'air commence à se rafraîchir, les journée raccourcissent et les fleurs se fanent un peu partout. L'hiver est encore un peu loin mais s'en vient.

C'était y'a 45 ans

La télévision dans les années 60 c'était pas comme aujourd'hui. Au lieu de copier des concepts usés comme les pneus du Buick à mononcle Gérard on inventait, on innovait. Mais surtout, on imaginait. Plein de trucs. On avait la sorcière qui était bien aimée, la lugubre famille Adams, la famille Munsters aussi. On voyageait au fond des mers, on se balladait au pays des géants, on faisait sortir de jolis génies de bouteilles et Batman et Robin veillaient au grain. Tout comme les Sentinelles de l'air. Au pire on aurait pu être de joyeux naufragés, voyager au coeur du temps ou encore être perdus dans l'espace...

Et l'espace, justement, c'est là-dedans que se déroulait une autre de ces étranges émissions qui a débuté très exactement il y a 45 ans. En novembre 1966 voici ce que les gens ont vu arriver sur leurs écrans:


On doit tout ça à un certain Gene Roddenberry, un type qui avait déjà un bon bagage d'expérience en écriture de scénarios et qui qui aimait bien la science-fiction. Roddenberry avait fignolé son projet et puis s'en est allé cogner à la porte du réseau de télévision CBS qui eux, ont préféré «Lost in Space» d'Irwin Allen. 

Bon. D'accord, qu'il s'est dit. Ensuite c'est chez Desilu qu'il est allé. Desilu est un studio qui a été créé par Desi Arnaz et Lucille Ball (d'où le nom). Desilu l'a accepté et le patron de la compagnie a réussi à vendre le projet de Roddenberry au réseau NBC, concurent de CBS. Là, il faut que je mentionne qu'on est en 1964. A ce moment-là le personnage principal est le capitaine Robert April et son vaisseau c'est le USS Yorktown. Pas longtemps après Roddenberry taponne un peu le personnage et le transforme en capitaine Christopher Pike. Roddenberry produit alors un pilote afin de le présenter à NBC.

C'est quoi un pilote?

Disons qu'avant qu'une émission de télé se retrouve diffusée par un réseau, les dirigeants dudit réseau veulent voir de quoi l'émission en question à l'air. Roddenberry avait fignolé son pilote, intitulé «The Cage». 

Trop cérébral ton truc Gene, qu'on dit les gens de NBC.

Mais c'est quoi ça veut dire au juste, trop cérébral?

Ça parle beaucoup et ça fait réfléchir. Faut de l'action. Et puis, rajouta NBC, y'a des personnages qu'il va falloir domper. Celui-là, celui-ci pis l'autre là-bas. Spock est intéressant et on veut le garder mais on ne trippe pas trop sur les oreilles. Majel Barret aussi on l'aime bien mais c'est une femme, alors pas question de lui donner une quelquonque forme d'autorité.

Les gens de NBC étaient intéressés mais ils ont préféré voir un deuxième pilote. On a donc repondu un nouveau pilote écrit par samuel Peeples, «Where no Man Has Gone Before» en 1965. C'est dans ce pilote qu'on a vu arriver le capitaine Kirk, l'ingénieur Scotty et Sulu. Cette fois NBC a accepté.  

On a diffusé la première émission le 8 septembre; «The Man Trap». Je sais, vous vous demandez comment ça se fait qu'on ait pas présenté «Where no Man Has Gone Before». Ils l'ont fait mais la troisième semaine seulement. 

Ce qui est quand même étonnant c'est que les critiques ont été assez tièdes. Certains disaient que c'était une bonne émission alors que d'autres disaient que c'était une fricassée  qui ne se regardait pas bien. Les plus pessimistes disaient que l'émission ne marcherait pas.
A un certain moment on a décidé de placer Star trek dans une différente case horaire, soit le vendredi de 20:30 à 21:30, à un moment qui faisait que l'audience-cible, soit les jeunes, ne pouvaient que difficilement la regarder. Les cotes d'écoutes n'allaient pas vraiment bien (duh!) et personne n'était certain qu'on verrait Star Trek pour une troisième saison. 

Il y en a eu une, troisième saison, mais vous savez quoi? NBC a décidé de changer la case horaire de Star Trek pour la pire de la semaine, soit le vendredi à 22:00. Pire, NBC avait coupé pas mal dans le gras du budget de l'émission, ce qui a entraîné une certaine réduction de la qualité du produit. Selon Nichelle Nichols (Uhura) c'était exactement comme NBC l'avait voulu. Sans compter que NBC ne diffusait même pas Star Trek sur la totalité de son réseau... Roddenberry a argumenté avec NBC jusqu'a ce qu'il soit vert dans le visage mais rien n'y a fait. Qu'on aurait voulu tuer Star Trek qu'on aurait pas pu s'y prendre d'une meilleure façon. Et c'est comme ça qu'en 1969 NBC a pris Star Trek et l'a plaçé dans un gros malaxeur pour ensuite appuyer sur «frappé». 

Star Trek a connu son succès quand l'émission s'est en allée dans ce qu'on appelle syndication. Essentiellement ça veut dire que les droits de diffusion sont acquis, permettant à celui qui achète les droits de diffuser l'émission quand ça lui tente. C'est ce qu'a fait Kaiser Broadcasting avec Star Trek. Et le succès ne s'est pas démenti, surtout avec une case horaire à 18:00.

Star Trek, quoiqu'on en dise, attaquait plusieurs vieux concepts. Uhura (qui veut dire «liberté» en Swahili) était une noire qui tenait un poste relativement important puisque la plupart des communications passaient par elle. Ce fut la première Noire à obtenir un rôle important dans une série télé. Le premier baiser télévisé entre deux personnes de d'origines ethniques différentes a eu lieu dans Star trek quand Kirk a embrassé Uhura. 

Parmis les autres trucs on comptait un officier russe, Pavel Chekov, et ça à une époque où règnait encore la guerre froide. Dans Star Trek on disait que l'humanité avait réussi à surmonter tous ses problèmes et que c'était l'harmonie sur Terre. 

Dans Star trek on a aussi prédit le futur, en quelque sorte. Les téléphones cellulaires que nous utilisons tous aujourd'hui n'ont-ils pas une étrange ressemblance avec les communicateurs de la série. On y utilisait aussi une sorte de carte-mémoire que l'on insérait dans différents appareils et qui servaient à y conserver des données et des enregistrements audio-vidéo qui n'est pas sans rappeler les cartes-mémoire Flash qu'on retrouve partout. 

Pour l'époque, pour la rapidité à laquelle la série devait être produite ainsi que de par les contraintes budgétaires, faut avouer que les effets spéciaux avaient de quoi impressionner. Les costumes de la série ont tous été conçus par Bill Theiss; les uniformes des personnages principaux jusqu'aux extra-terrestres de tous genres, incluant celles de sexe féminin et dont les robes défiaient souvent les lois de la gravité.

Le fameux vaisseau USS Enterprise fut conçu par Matt Jefferies et principalement fabriqué en bois. Le côté droit était plus détaillé car on ne filmait que ce côté-là. L'autre était celui où entraient et sortaient les fils électriques servant aux lumières.

Vue du studio où l'Enterprise était filmé. On note l'écran bleu à l'arrière afin de faciliter l'intégration des effets spéciaux.

Dans toutes les séquences où on voit l'Enterprise se déplacer la maquette est généralement immobile. C'est la caméra qui se déplace pour donner l'illusion du mouvement.  

La fameuse chambre de téléportation. On voit ici Spock de dos, puis McCoy et Kirk, sur la plate-forme.

Certains des costumes originaux se sont vendus à des pris incroyables lors d'encans.

Un éclairage on ne peut plus «sixties». 

On reconnaît ici à gauche William Campbell, lequel joua le rôle de Gothos dans un autre épisode de Star Trek, The Squire of Gothos ainsi que Michael Pataki à sa gauche.

Lors de la réédition de la série en DVD et Blu-Ray, on en a profité pour reniper les effets spéciaux, avec la technologie numérique surtout. Cette décision n'a pas fait l'unanimité chez les amateurs.

 C'est à se demander pourquoi personne n'a songé à installer des ceintures de sécurité dans l'Enterprise...
Le pont de l'Enterprise, complètement désert. Plusieurs éléments dont le poste de pilotage ainsi que la chaise du capitaine ont été vendus aux enchères.

Le pont de l'Enterprise a aussi été conçu par Matt Jefferies et fut aidé par son frère John. Matt a utilisé son expérience dans l'aviation pour créer un pont fonctionnel et crédible.

Des costumes, signées Bill Theiss, défiant plusieurs lois.Ici il s'agit de la moralité car on apperçoit un nombril. Dans la série «I Dream of Jeannie» tournée à la même époque, Barbara Eden n'avait pas le droit de montrer son le sien.

Outre les lois de la moralité il faut mentionner une autre loi qui était sérieusement mise au défi: celle de la gravité. Malgré leurs apparences fragiles les costumes de Bill Theiss n'ont jamais connu de «malfonctions» gênantes.

L'ingénieur Montgomery Scott a défié (avec succès) certaines lois de Newton.

James Doohan, l'interprète de Scotty durant les dernières années de sa vie. Doohan a succombé à la pneumonie et se battait aussi avec l'Alzeheimer ainsi que le diabète.

Hikaru Sulu, celui qui pilotait littéralement l'Enterprise. Durant le deuxième pilote «Where no Man Has Gone Before», Sulu était un médecin.

George Takei a reçu de nombreux prix pour son travail sur les droits de l'Homme ainsi que pour le Japanese American National Museum. Il milite aussi activement pour les droits des gais. 

 Uhura était loin d'être une potiche puisqu'elle était l'officier en chef responsable de toutes les communications de l'Enterprise.

Nichelle Nichols mène encore à 78 ans une carrière bien remplie. Lorsque la série télé se termina elle se porta volontaire à la NASA afin d'inciter les femmes ainsi que les gens issus des minorité à joindre la NASA.

Le fameux signe de la main en «V» de Spock est dérivé d'une gestuelle juive que Leonard Nimoy avait apperçu lorsqu'il était enfant. Le réseau NBC quant à lui n'aimait pas les oreilles pointues du personnage, citant leur aspect «satanique».

Parralèllement à sa carrière d'acteur, Nimoy est aussi connu pour ses talents de photographe. 

Dans la série, James Tiberius Kirk fut le plus jeune officier à recevoir le commandement d'un navire.

Maintenant âgé de 80 ans, William Shatner ne semble pas prêt de s'arrêter. Natif de Montréal dans le quartier Côte St-Luc, Shatner a étudié en économie à l'université McGill où un bâtiment porte aujourd'hui son nom.
Certains disaient que Chekov vait été ajouté à l'équipage à la suite d'un article de la Pravda mais il semblerait que ce soit davantage parce que Roddenberry voulait un jeune avec un style reminescent des groupes musicaux The Beatles et The Monkees.

 Walter Koenig fut l'un des deux seuls acteurs a avoir auditionné pour le rôle de Chekov, rôle qu'il a eu de façon quasi-instantanée en raison de sa ressemblance avec le chanteur Davey Jones des Monkees.

Outre l'acteur James Doohan, DeForest Kelley, l'interprète du docteur McCoy, est aussi décédé. Il fut emporté par un cancer de l'estomac en 1999 et ses cendres furent dispersées dans l'océan Pacifique. 

Quelques faits amusants:
  • La fameuse phrase «Beam me up Scotty» n'a jamais été prononçée une seule fois.
  • James Doohan a perdu le majeur de sa main droite durant la Seconde Guerre.
  • Lucille Ball du studio Desilu a carrément refusé de canceller la série après la première saison.
  • La longueur de l'Enterprise est de trois terrains de football.
  • La première navette spatiale fut baptisée Enterprise à la suite de nombreuses lettres envoyées par les fans à la NASA.
  • Le nom complet de spock est S’chn-T Gai Spock.


 Étant fan de la série originale, j'ai pris plaisir à faire un p'tit coin Star trek dans mon salon. Il y a un chandail de capitaine, une maquette de l'Enterprise très bien détaillée ainsi que trois répliques d'objets utilisés dans l'émission soit le «phaser», le «tricorder» ainsi que le «communicator».

A la fin des années 90 j'ai eu le plaisir de rencontrer William Shatner et j'ai pu m'entretenir longuement avec lui. Il m'a parlé de sa passion pour les chevaux mais aussi de ses voyages de camping dans les Laurentides. Très généreux, William Shatner a autographié de bonne grâce mon encyclopédie de Star Trek, livre dont il avait lui-même écrit la préface.

Merci Bill.

En terminant certains seraient peut-être portés à se demander quel est mon épisode préféré. A celà, je n'ai aucune hésitation à répondre: The City on the Edge of Forever. Un épisode d'une grande qualité dans lequel apparaît Joan Collins.


lundi 5 septembre 2011

nudus IX


Autre photo tirée d'une petite série improvisée chez-moi dans ma salle de bain. La seule lumière provient d'une lampe de poche que je tiens dans ma main gauche.

dimanche 4 septembre 2011

Aspirin en 1953


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L'aspirin, nom commercial de l'acide acétylsalicylique (à prononcer trois fois rapidement la bouche pleine de biscuits soda) est un médicament qui qui a une origine intéressante. Pourquoi? Parce que le médicament origine d'un arbre. En fait, de son écorce, pour être plus précis.


En 1825 un apothicaire italien, Francesco Montana connaît très bien les propriétés de l'écorce de saule et arrive à en isoler la substance active qu'il nomme de l'acide salicine. Un peu plus tard, en 1828, c'est au tour d'un autre apothicaire, Johann Buchner, de jouer là-dedans et parvient à extraire des cristaux jaunes de l'écorce: la salicyline, qui ne goûte pas bon pantoute. En 1829 Pierre-Joseph Leroux (un Français) broie de l'écorce de saule, fait bouillir et concentre tout ça en une poudre. Il dit à ses confrères de l'Académie des sciences que son truc guérit la fièvre.


Leroux ne savait probablement pas que  les propriétés curatives de l'écorce de saule étaient connues des anciens Égyptiens, des Summériens, des Grecs (Hippocrate le recommandait particulièrement) et les Romains, aussi.  Enfin.

Le chimiste Français Charles Frédéric Gerhardt lui, va aller un peu plus loin dans la recette. Il acétylise la salicyline et obtenir la première concoction d'acide acétylsalicylique en 1853 mais ce n'est qu.en 1897 qu'un autre chimiste, Allemand çui-là, Félix Hoffmann qui, en reprenant les travaux de Gerhardt, parvient à obtenir de l'acide acétylsalicylique pur. Hoffmann est alors à l'emploi de Bayer AG et donne au médicament le nom d'Aspirin, lequel est fabriqué en grande quantité et mis sur le marché en 1899.

Après la Première Guerre mondiale l'Allemagne est sous le coup du Traité de Versailles et se voit imposer une longue et lourde série de sanctions dont des réparations économiques qui font qu'Aspirin tombe sous le domaine public. Essentiellement celà veut dire que n'importe quelle compagnie pharmaceutique pouvait produire et commercialiser des comprimés d'acide acétylsalicylique en utilisant le nom aspirin (avec un a minuscule). Au Canada toutefois, curieusement, ce n'est pas le cas et Aspirin (avec un A majuscule) continue d'être vendu comme marque de commerce de Bayer.

Mais, est-ce que les effets d'Aspirin tels qu'annoncés dans cette publicité de 1953 sont véridictes? On prétend que les effets sont d'une rapidité étonnante. Toutefois des tests cliniques effectués en 2005 (Bachert, C.; Chuchalin, A.; Eisebitt, R.; Netayzhenko, V.; Voelker, M.) semblent avoir démontré qu'un gramme d'aspirine, en moyenne, parvenait à réduire la température buccale de 39.0 °C (102.2 °F) à 37.6 °C (99.7 °F) après trois heures. Les premiers soulagements furent observés après 30 minutes et après 6 heures la température demeurait toujours sous 37.8 °C (100.0 °F).

La publicité d'aujourd'hui remonte à 1953 et en cette année-là bien peu de produits peuvent rivaliser avec l'aspirine. Ce n'est qu'en 1956 que l'on découvrira le paracétamol (aussi appelé acétaminophène et commercialisé sous le nom de Tylenol et Anacin-3, entre autres) alors que l'ibuprofène (Advil, Motrin) ne le sera qu'en 1969. Donc, en conclusion, les gens de 1953 pouvaient se fier à l'aspirine qui fonctionnait tel qu'annonçé ici, un médicament dont on allait encore découvrir d'autres propriétés plusieurs années plus tard.

Le saviez-vous? Dans l'ouest canadien les ours grizzly ne sont pas réputés pour aller chez le dentiste deux fois par année alors quand ils se retrouvent avec des maux de dents on les surprend à machouiller de l'écorce de saule pour se soulager.

samedi 3 septembre 2011

Sinbad et l'oeil du tigre





1977 est une année qui m'a gâté en films. D'abord La Guerre des Étoiles aucinéma Champlain, puis Sinbad et l'Oeil du Tigre au cinéma Versailles (je parle ici de l'ancien cinéma, pas de nouveau qui n'a pas duré trop longtemps et qui n'est plus un cinéma).

Dans ce film Sinbad (Patrick Wayne) veut demander au prince Kassim (Damien Thomas) la permission d'épouser la soeur de ce dernier, la princesse Farah (Jayne Seymour). Seulement les choses ne vont pas très bien pour le prince Kassim puisqu'il est transformé en babouin (rien de moins) par Zenobia (et vous qui pensiez que Lyne-la-pas-fine n'était pas fine...). Le problème c'est que Kassim est bientôt destiné à être couronné Caliphe et puis, bon, on ne peut pas nommer Caliphe un babouin (insérez ici la balgue politique de votre choix) alors le temps presse pour le pauvre Kassim qui est alors à poil et avec les fesses à l'air.

Sinbad s'embarque donc à bord de son navire en compagnie de la très ravissante Farah afin d'aller trouver un vieux Grec alchimiste, Melanthius (Patrick Troughton) quic ressemble étrangement à Temporel (pour ceux qui se souviennent) qui sait, semble t-il, comment la malédiction de Kassim peut être enlevée.

Sinbad parvient à trouver Melanthius ainsi que sa fille Dione (Taryn Power) qui acceptent d'aider Sinbad. Ce dernier doit mettre le cap sur Hyperboria (ne regardez pas sur Google Maps, ça n'existe pas) où se trouve un pyramide très ancienne qui pourra rendre à Kassim sa forme humaine.

Le problème c'est que Zenobia ne tient pas tellement à ce que Sinbad réussisse alors elle décide de se lancer à sa poursuite. Elle se fait accompagner de son fils Rafi ainsi que d'un minotaure en bronze.

Une de mes scènes préférées est celle où l'équipage de Sinbad fait la rencontre d'un troglodyte, sorte d'homme préhistorique géant avec une corne dans le front. Il apparaît comme une autre bibitte à abattre mais devient soudainement l'allié de Sinbad. Peut-être avait-il l'intention de faire du pâté de Sinbad avec sa grosse mailloche mais il a probablement changé d'idée après avoir vu Taryn Power et Jayne Seymour à poil (insérez ici de nouveau une blague facile avec l'autre mailloche).

J'avoue qu'au moment de voir ce film j'avais beaucoup d'espoir de voir le minotaure de bronze se battre avec l'équipage de Sinbad ou mieux, avec le troglodyte mais bon, le minotaure ne semblait pas avoir beaucoup d'intelligence puisqu'il n'a pas servi qu'a ramer, lance un javelot à un homme qui se noie et, comble d'idiotie, se fait aplatir comme une crêpe par sa propre faute par une grosse roche. De peu qu'une fois la roche tombée sur lui qu'on aurait vu le Road Runner passer rapidement par-dessus lui avec son "meep meep" caractéristique.

Pas que je me suis personnellement plaint de certaines scènes.

Avec l'aide du troglodyte Sinbad parvient à la fameuse pyramide en question mais la pas très sympatique Zenobia, telle le Ministère du Revenu, n'est pas loin, prête à tailler Sinbad en pièces grâce à sa magie noire qui la fait "posséder" un gros smilodon (tigre à dent de sabre) congelé dans la glace.

C'est là que le troglodyte et le gros chat s'affrontent et le pauvre homme des cavernes y laisse deux peaux; la sienne et celle qu'il avait sur le dos. Mais Sinbad arrive à tuer le vilain félin, parvenant in extremis à faire redonner à Kassim sa forme humaine. Ce dernier parvient à revenir à temps à Bagdad pour être couronné.

Il est quand même incroyable de penser que le film avait coûté à l'époque $7 millions de dollars (Star Wars en avait coûté 11, je crois) et que Ray Harryhausen a mis plus d'un an et demi à concevoir les effets spéciaux (qu'il a entièrement réalisé chez lui entre deux brassées de lavage).

D'accord, ce film n'est pas Citizen Kane mais pour le gamin que j'étais c'était exactement le genre de film qui me faisait tripper et qui me fait me rappeler comment c'était cool de grandir dans les années 70.