mardi 29 novembre 2011

De tout pour tous chez monsieur Chénier

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Tiens, il n'y a pas si longtemps je partageais avec vous une scène particulière tirée des archives familiales et dans laquelle on voyait l'inauguration du commerce de Bernard Chénier, Fantaisie Cut-Rate, au coin des rues Aylwin et Hochelaga en 1950 avec le curé de la paroisse.

A l'aide d'une autre photo venant des archives familiales je vous invite cette fois-ci à voir de quoi le commerce avait l'air mais cette fois en regardant vers l'intérieur, comme si vous étiez en train d'entrer. La photo a subi quelques dommages avec le temps, comme c'est souvent le cas avec les vieilles photos. Rien qui n'a pu être corrigé toutefois avec un tout petit peu de magie numérique.

Cette photo remonte au début des années 60 et on y apperçoit monsieur Bernand Chénier, son épouse Pierrette Séguin ainsi que la soeur de cette dernière, Annette Séguin, que tous surnommaient affectueusement Nénette. La personne à droite complètement n'a pu être identifiée mais il s'agit vraisemblablement d'une employée.

Avouez que la quantité d'objets a de quoi étonner! On pouvait y trouver des articles de décoration, de la vaisselle, des cadeaux, des montres, petits bijoux, jouets, revues, journeaux, du pain et combien d'autres. Il me serait tout à fait impossible de tout énumérer tellement il y en a. Pour les gens du quartier qui n'avaient pas envie d'aller se perdre dans le centre-ville pour faire des achats de toutes sortes, le magasin de monsieur Chénier était certainement la première option et dans cette véritable caverne d'Ali Baba il y avait sûrement ce dont les gens avaient besoin.

dimanche 20 novembre 2011

liana


Fenêtre sur le côté ouest de l'ancienne gare-hôtel Viger, magnifique bâtiment dans le style château de la Loire érigé par le Canadien Pacifique en 1897. Cette gare fut commandée par William Van Horne à l'architecte Bruce Price, qui a aussi conçu le château Frontenac et la gare Windsor. On visait ici à remplacer la gare Dalhousie, juste plus bas sur Berri, laquelle était devenue trop petite pour le traffic ferroviaire sans cesse grandissant de la compagnie. AU moment de prendre cette photo le sort de l'immeuble était incertain.

jeudi 17 novembre 2011

D'hier à aujourd'hui: la caserne de pompiers #30



Au coin des rues Laurier et St-Laurent se trouve la station de pompiers #30, bâtiment tout à fait extraordinaire qui fut bâti entre 1904 et 1905. A l'époque il abritait le poste pompiers, de police ainsi que l'hôtel de ville de St-Louis. Enfin, jusqu'à son annexion à la ville de Montréal en mai 1909 où la caserne reçut alors le numéro 30, qu'elle possède toujours. En regardant au-dessus des trois grandes portes on peut apperçevoir des fenêtres imposantes. C'est là que se trouvait la salle du conseil de ville.  Quelle vue on devait avoir de là à cette époque!

 A gauche de la station, sur la vieille photo, on peut apperçevoir une publicité murale peinte sur le haut du mur: J.H. Bastien. Il s'agit de l'épicerie/boucherie des frères Bastien dont l'un se prénommait Napoléon. L'autre n'est identifié que par la lettre H (peut-être Henri ou Hector).

Outre la caserne on retrouve à l'intérieur du bâtiment un petit musée très intéressant sur l'histoire des pompiers à Montréal. L'exposition comporte de très vieux artéfacts comme des uniformes, des pompes à vapeur, des systèmes d'alerte et de nombreuses photos. On peut ainsi en apprendre comment on combattait le feu à l'époque, de quelle façon les alertes étaient données ainsi que les équipements utilisés et de quelle façon tout ça à évolué avec les années. Le musée peut être visité tous les dimanches en après-midi (il est toutefois préférable de vérifier avant de s'y rendre).

A cet égard, voici justement un court film tout à fait approprié, tourné par les studios Edison en 1901 et qui nous montre des pompiers de Montréal répondant à un appel d'urgence en plein hiver. On peut y voir les véhicules tirés par des chevaux ainsi que les pompes à vapeur servant à propulser l'eau en hauteur. C'était l'époque bien sûr où les détecteurs de fumée n'existaient pas et où le temps d'intervention était évidemment beaucoup plus lent qu'aujourd'hui.



lundi 14 novembre 2011

Lancelot Agent Secret

Lancelot Agent Secret est une autre de ces émissions complètement craquepottes qui faisait le délice des gamins du début des années 70 comme moi. Ça jouait le samedi matin, parfois le dimanche, et ça mettait en vedette tout un tas de chimpanzées tous accoutrés avec des costumes. Essentiellement il s'agissait d'une sorte de parodie de la série TV «Get Smart» avec un clin d'oeil aux films d'espions. La bande des bons portait le nom de APE alors que les vilains étaient CHUMP. Bref, on ne s'ennuyait pas avec Lancelot!

Cette série qui a joué de 70 à 72 bénéficiait d'un budget dans les sept chiffres. Les auteurs principaux de l'émission «The Carol Burnett Show» ont apparament quitté cet emploi pour pouvoir travailler sur Lancelot. 
 


dimanche 13 novembre 2011

pteridophyta


Les première fougères sont apparues au carbonifère il y a plus de 350 millions d'années mais la plupart des espèces contemporaines ont des origines plus jeunes, soit 145 millions d'années. Celles-ci ont été prises au Jardin Botanique.

vendredi 11 novembre 2011

Pour ce Jour du Souvenir



Durant la Seconde Guerre Mondiale plus de 1.1 millions de Canadiens ont servi dans les Forces Armées. De ceux-là, plus de 42,000 ont donné leurs vies et plus de 55,000 ont été blessés. L'article d'aujourd'hui leur est dédié, à eux qui ont si ont payé un si lourd tribut pour que nous puissions aujourd'hui jouir de cette liberté de vivre qui nous est si chère mais dont nous oublions trop souvent le prix qui fut payé pour la conserver.


lundi 7 novembre 2011

Ponderosa

Y'a quelqu'un d'entre vous qui se souvient de ce restaurant? Il y en avait un sur Jean-Talon entre Langelier et le boulevard des Galeries d'Anjou, du côté sud. Dans les années 70 dans ma famille une visite chez Ponderosa se faisait généralement le dimanche midi et ça c'était une sortie qui faisait pas mal mon affaire.
Le look du restaurant était pas mal de style "ranch". Quand on entrait à l'intérieur on se dirigeait vers la droite où il y avait un long comptoir. Là, on se prenait un cabaret qu'on faisait glisser et c'est là que l'on choisissait ce qu'on voulait manger. Je me souviens très bien du gril où les cuistôts faisaient tourner le steak, envoyant une longue flamme dans les airs avec le bruit de crépitement si caractéristique. Ils mettaient aussi des triangles en métal avec des chiffres pour définir les types de cuisson. 

Pour moi c'était toujours la même chose: un bon gros hamburger bien cuit avec frites. Tous les mets étaient servis dans des assiettes en métal inox enchassés dans une autre en bois. Pas besoin de vous dire que j'ai été pas mal déçu quand j'ai vu le restaurant s'en aller. En fait, la compagnie qui opérait cette chaîne a décidé en 84 de fermer toutes les concessions au Canada. Je donnerais quand même cher pour revoir le bon vieux Ponderosa se réinstaller tel qu'il était dans les années 70. Une autre de ces franchises dont je m'ennuie royalement.

dimanche 6 novembre 2011

D'hier à aujourd'hui: au coin de Wiseman et Beaumont


Quel beau commerce que celui de Thomas Lester, non? Un magnifique petit immeuble sans prétention, fonctionnel mais tout de même élégant sis au coin des rues Wiseman et Beaumont. La photo remonte à 1931 mais le commerce existait avant, au 525 Casgrain. Évidemment, le 525 est l'adresse de l'ancienne numérotation civique. Après les changements le 525 est devenu le 6293. 

Thomas habitait au 1914e St-Denis pendant que son fils William était quant à lui au 2428 Drolet. Thomas était designer et décorateur depuis un bout et ses deux fils, William et Harry ont suivi dans ses pas. C'est en 1930 que Thomas décide d'aménager dans cet immeuble qu'on voit sur la photo du haut. 

Pour faire pratico-pratique, Thomas décide de déménager au 6907 Wiseman, à l'appartement #1 avec son épouse Julia, tout juste à côté du commerce. Thomas décède en 1935 et sa veuve continue d'habiter l'appartement. Probablement pour venir en aide à sa mère, Harry aménage à l'appartement #4, juste en haut pendant que William s'établit pas loin au 6901. Julia Lester décède à son tour en 1941, peu de temps après avoir déménagé au 7400 Querbes à l'appartement #1. William et Harry quant à eux continue de s'occuper du commerce fondé par leur père qui se trouve toujours à l'angle de Wiseman et Beaumont. 

La famille Lester possédait une résidence secondaire à Sainte-Rose à Laval et en 1950, probablement pour se reposer et prendre une petite retraite bien méritée, William s'y installe mais décède un an plus tard. Le commerce du père Thomas continue d'offrir ses services et il est gèré cette fois par Harry et Ralph, que j'assume être le fils de Harry. En 1954 le commerce s'en va au 400 Saint-Roch et le petit immeuble est alors occupé par la compagnie Heatco. 

Harry continue mais en vient à faire rouler la petite entreprise à partir du 5696 Clanranad, un petit coin résidentiel au sud de Van Horne et à l'ouest de Décarie. En 1961, peut-être à cause d'une tension familiale, Ralph s'en va ouvrir son propre commerce de décoration et de peinture au 522 Jarry Ouest pendant que Harry fait changer le nom du commerce qu'il a hérité de son père en celui de Thomas Lester & Son. A moins qu'il ne s'agisse que d'un erreur typographique mais le fait que Ralph lève les feutres la même année pour s'en aller à son compte ailleurs en ville reste indicateur d'un possible conflit entre lui et Harry qui lui, décède en 1964. Après quoi il n'y a plus aucune trace de Thomas Lester & Sons.

Le coin de rue, comme on peut le voir, en a mangé toute une. Les changements sont nombreux; la brique, l'entrée tronquée du coin, le changement de disposition des fenêtres, la petite surmonture de brique en haut complètement... On a aussi opté d'avaler le commerce à droite sur Beaumont et de tout rebriquer pour donner une apparence d'unité. Encore une fois, on se rend compte que ce petit coin de rue était plein de charme et de personalité qui, tout comme dans l'article précédent, ont foutu le camp à l'approche de la «modernité».



samedi 5 novembre 2011

nudus X


L'exercice ici était simple; utiliser la musculature de Marie, obetnue par de sérieuses séances de capoeira (un art martial brésilien) avec une lumière latérale pour ainsi en faire ressortir tout le relief.

mardi 1 novembre 2011

D'hier à aujourd'hui: coin Beaubien et de St-Vallier


En quelle année a été prise la photo en noir et blanc du haut? Évidemment, en regardant les fils électriques pour le tramway on serait porté à dire avant le 30 août 1959, année où ces valeureux véhicules ont été retirés de la circulation. Toutefois il faut se rappeler que ces fils servaient aussi aux trolleybus, lesquels ont été maintenus en service jusqu'en 1966. La voiture que l'on voit presque au centre est un Chevrolet 1960 de type «station wagon». Le véhicule est-il neuf? Un petit peu usagé peut-être? Allons-y donc avec une estimation rapide et disons le début des années 60. 

Au  coin de la rue il y avait le commerce de Marcel Godin où l'on pouvait y trouver des cadeaux ainsi que des trophées. C'était bien invitant, surtout avec ce bel auvent. Le commerce a disparu pour faire place à une pharmacie. Au deuxième étage, le dentiste Charlemagne Labelle, dont on voit la pancarte dans la fenêtre, n'est plus là lui non plus, évidemment. Peut-être que si ceux qui habitent ce logement aujourd'hui fouillent un peu les pièces ils trouveront quelconque vestige du cabinet... 

Ah, plus loin on retrouve le fleuriste Morin. Monsieur Morin étant décédé c'était sa veuve qui administrait le commerce. D'ailleurs, elle habitait tout juste en haut au 508. Aujourd'hui il s'y trouve des commerces variés. Sur le mur de brique on peut toutefois y aperçevoir encore les vestiges des trous dans lesquels étaient ancrés les supports des lettres scriptées formant le nom Morin. 
Les autres commerces adjacents ont aussi disparu, comme Acousticon, qui fabriquait des appareils auditifs pour ceux qui étaient durs de la feuille, comme on disait dans le temps. Et au bout complètement la pharmacie Garceau avec sa belle enseigne. On a tout enlevé avec les ans et les façades ont été complètement remplaçées par d'autres, très mornes cependant. Les poteaux de bois, avec leur base créosotée n'y sont plus, remplaçés par des poteaux en métal. Les fils électriques quant à eux ont tous été fichés sous terre.  

On dirait que lorsque le modernisme s'est installé tout le charme du coin a prit ses jambes à son cou. Et c'est bien dommage.