lundi 17 avril 2017

Le 40è de Star Wars - Le livre illustré


Cette année on fête les 40 ans de Star Wars, le film de George Lucas auquel personne ne croyait (même pas Lucas lui-même). L'immense succès du film a fait que tous les mioches, dont moi, voulaient des patentes de Star Wars. Un peu plus haut je dis que personne ne croyait au succès de Star Wars alors très peu de compagnies se sont grouillées le derrière pour produire lesdites patentes parce qu'elles étaient assurées de perdre de l'argent, alors à quoi bon? Bien entendu avec le succès planétaire du film on a décidé de finalement embrayer, avec pour résultat une bonne quantité de patentes qui ne se sont retrouvées sur les tablettes qu'en 1978, pratiquement un an après la sortie du film. 

C'est le cas de l'Article que je vous présente aujourd'hui. Il s'agit du livre illustré de la Guerre des étoiles, et publié chez Flammarion en 1978. C'était la version française du livre The Star Wars Storybook, publié lui aussi en 1978 par Random House. Il n'y avait pratiquement aucune différence entre les deux versions du livre sinon les textes car le design graphique et l'emplacement des photos étaient identiques. Voici la copie que j'ai reçu en 1978.


Pas besoin de vous dire que j'en ai fait des pirouettes lorsque j'ai déchiré l'emballage-cadeau. En 1978 les magnétoscopes ne faisaient pas encore partie du paysage, ou à tout le moins à grande échelle parce que c'était une dépense assez prodigieuse alors à défaut de pouvoir revoir le film, le livre illustré était pas mal la meilleure chose. 


Ici on voit la présentation des personnages principaux. Les photos provenaient soit directement du film ou encore de photos promotionnelles du film. Y'a tout de même un truc qui m'a toujours égratigné la cornée: les noms traduits des personnages. Pourquoi diable Darth Vader est-il devenu Dark Vador, que Chewbacca est devenu Chiktabba, que C-3PO est devenu Sispéo et que Han Solo est devenu Yan Solo? Argh!! 


À cette page, où l'on commence à raconter l'histoire, un détail m'a fait sourcillé; la photo du bas où l'on voit Luke Skywalker en train de regarder dans le ciel diurne avec des jumelles. Dans le texte on explique qu'il observe la fameuse bataille spatiale que l'on voit dès l'ouverture du film. Vous savez, celle-là:


Évidemment du coup je me suis demandé si je n'avais pas manqué un bout du fil lorsque je l'avais vu en salles, parce que j'avais beau me creuser la mémoire, je ne me souvenais pas du tout de cette séquence. Or, cette séquence existe réellement, c'est tout simplement que Lucas, bien qu'il l'ait tournée, ne l'a pas intégrée dans la version finale du film. La voici d'ailleurs: 


Quelques pages plus loin se trouve d'autres photos tirées d'une séquence qui a fini sur le plancher de la salle de montage. Il s'agit de Luke Skywalker et de son pote Biggs qui lui mentionne son intérêt pour la Rébellion. 


On peut aussi voir une autre de ces traductions boboches où l'on a remplacé le nom de la planète Tatooine pour Dintouine. Enfin. Or, cette séquence aussi a été tournée et la scène se déroule à la station Tosche. C'est un peu dommage que ces scènes n'aient pas fait partie du film. Vous pouvez la voir ici:


Sur ces deux pages on voit la fameuse scène où les héros se sauvent de Mos Eisley après avoir loué les services de Han Solo et de Chewbacca. ce qui est intéressant ici c'est le jargon utilisé. On semblait pas mal se foutre des termes techniques alors on écrivait à peu près n'importe quoi. Ici, Han Solo explique la vitesse de son vaisseau en disant, et je cite; «Cet engin peut dépasser la vitesse de la lumière à Mach 5.» De quossé? J'avais n'avoir que douze ans, je savais très bien que la vitesse de la lumière équivaut à 300,000 km/seconde alors que Mach 5 n'équivaut qu'à 6174 kilomètre à l'heure. Mais bon, ça sonnait «cool» même si ça n'avait ni queue ni tête. 


Pour le reste du livre on suit assez bien le fil du récit cinématographique avec plein de belles photos. Ici, celle de gauche a été tirée du film alors que celle de droite en est une promotionnelle et qui est apparue sur des casse-têtes, des affiches ainsi que sur les boîtes à lunch. 


La dernière page représente la séquence finale du film et en lisant le texte et regardant l'image la musique de John Williams (The Throne Room) me jouait dans la tête. Dans le film, pour donner l'illusion que la salle était bondée de monde, Lucas avait fait fabriquer tout un tas de personnages découpés dans le bois. 


Rien de plus approprié pour la couverture arrière qu'une magnifique photo de Darth Vader tenant son sabre-laser en main. Il s'agit ici d'une autre photo promotionnelle que l'on a pu voir sur des posters et quantité d'autres produits dérivés. En outre, et pour l'époque, ce livre illustré est un excellent compagnon au film. Très agréable à lire dans la baignoire où le soir avant de dormir. Ça démontre tout de même comment le temps passe vite parce qu'il me semble que ce n'était hier qu'on me l'offrait en cadeau. 




Le saviez-vous? Après le succès d'American Graffiti, son film précédent, Lucas avait droit à un salaire d'un demi-million comme réalisateur. Il a décliné et conservé celui de $150,000 en échange des droits exclusifs sur tous les produits dérivés. 

7 commentaires:

  1. Je l'avais aussi, Ce qui m'avait le plus marqué, c'est que sur la page qui montre la maison de Ben, on voit clairement les mains de l'acteur de C3PO! L'avais-tu remarqué?

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Oui, page 36 en bas complètement. :)

      Pluche

      Effacer
  2. Il aurait été intéressant aussi de mentionner la photo "blooper" très célèbre de la page 36 où l'on voit la main humaine de C-3PO. :-)

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Oui, c'est probablement une photo prise lors d'une répétition (et inversée en plus) et non lors du tournage parce que durant cette scène C-3PO est «hors service». :)

      Pluche

      Effacer
  3. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blogue.

    RépondreEffacer
  4. Pluche un excellent post comme toujours. Cest drole cest un des rares films que je nai pas vu a sa sortie. Alors que jai vu "Retour vers le futur", "E.T." et même le "Déclin de lempire américain" en salle. Malgré larrivé du cable TV qui enrichissait la vie culturelle, yavait pas encore de VHS a lépoque, alors on allait pas mal au cinéma :-)

    C'est amusant de voir que la scene coupée de Biggs ait été conservée dans le livre. Jai toujours trouvé que cette scene aurait du etre intégrée au film, elle explique pas mal de choses. Et dans la scene ou Luke retouve Biggs chez les rebels, on sait pas trop cest qui.

    Cest scenes étaient connues par les vrais fans, mais presque mythiques. Je sais ben pas ou on aurait pu les voir avant Youtube.

    Te souviens tu que ca été un des tout premier films présentés a larrivée de Super Écran ?

    A quand ta chaine Youtube? Tas tellement dinformations intéressantes avec une vision Québecoise.
    Merci.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Merci beaucoup Philippe,

      Les VHS grand public sont arrivés à la fin des années 70 mais douloureusement dispendieux, donc pas à portée de tous. Et même lorsque ma famille a eu le sien en 1981 les clubs vidéo étaient bien rares. Le délai entre la parution en salles et celle dans les clubs vidéo était assez longue dans ce temps-là. Ironiquement, le premier film que j'ai vu avec notre nouveau magnétoscope a été... Star Wars. Il s'agissait d'une copie promotionnelle que nous avait prêtée le magasin.

      Pour Super Écran je me souviens de cette chaîne mais comme elle était payante, et que l'on payait assez cher notre abonnement au câble ET au club vidéo, nous avons opté de ne pas s'y abonner.

      Pour une chaîne YouTube j'y songe depuis un bout mais il me manque l'équipement pour enregistrer et les logiciels pour faire des montages acceptables. Mais l'idée demeure. Reste à l'antenne, sait-on jamais?

      Pluche

      Effacer