samedi 11 février 2017

consilium

Ma mémoire peut me jouer un tour ou deux (ce n'est malheureusement pas infaillible ce truc) mais il me semble bien que j'ai pris cette photo dans l'église de St-Eustache. Attendez, je vais vérifier dans mes archives photo.

Yep.

C'est ça. L'église de St-Eustache, à St-Eustache tout juste en face des Habits St-Eustache.

On a vu ça dans les cours d'histoire au secondaire (mais pas beaucoup parce que le commerce de la poterie en Mésopotamie était tout aussi important que notre histoire. Enfin.). Alors vous vous souvenez? 

La bataille de St-Eustache? 

Les Patriotes? 

Bon, alors c'est cette église-là. En décembre 1837 des Patriotes s'y réfugient et dehors y'a le colonel John Colborne qui fait poivrer l'église de balles et d'obus. Puis, un peu tanné, il ordonne que l'église soit incendiée pour que les Patriotes en sortent. En tout et pour tout ce sont soixante-dix Patriotes qui meurent durant l'opération et tout l'intérieur de l'église, dont le toit, est complètement brûlé. Seule la structure extérieure a survécu. La reconstruction a été lente puisqu'elle s'est entièrement terminée en 1941.

Donc de l'intérieur j'ai pris en photo ce banc d'église avec un numéro dessus. Je ne suis pas très certain de l'utilité de la chose. Je sais par contre que dans le temps les bancs d'églises pouvaient être «loués» moyennant des sommes qui variaient. C'était une façon pour la Fabrique de faire des sous, en plus de la quête, des dîmes et des offrandes aussi. C'est peut-être pour ça les numéros. Peut-être pas aussi parce qu'il y a bien des églises qui n'en ont pas. Ce n'est pas très clair.




Le saviez-vous? L'extérieur de l'église porte encore les traces des éclats de projectiles tirés par les Britanniques. 




mardi 7 février 2017

Une promeneuse bien sympathique


Voici une petite bestiole qui a mauvaise réputation et qui ne devrait pas. Les araignées ça vient dans toutes sortes de tailles et formats différents. Certaines font des toiles, d'autres pas. Certaines sont venimeuses, d'autres pas pantoute. Certaines sont grosses comme ma main, d'autres sont tout à fait minuscules. Mais y'a une chose qu'elles font toutes: nous débarrasser de tout un fourbi d'insectes nuisibles. Malheureusement, beaucoup de gens, dès qu'elles les aperçoivent, sortent le journal ou enlèvent une gougoune et les aplatissent sans songer un seul instant aux grands services qu'elles nous rendent.

Ma vedette du jour est une araignée dite «sauteuse», probablement une Sitticus floricola. Je l'ai rencontrée lors d'une promenade en nature il y a de cela quelques années. C'est un truc que j'ai développé avec le temps; observer à toutes les échelles, du grand chêne à la p'tite bibitte sous une feuille et tout ce qui peut se trouver entre les deux. 

De ces araignées-là il se trouve 5570 espèces réparties dans 591 genres. Elle se déplace en faisant des sauts de puce qui peuvent être de courte distance ou beaucoup plus grandes. Elle ne fait pas de toile, jamais. Elle se sert de son excellente vision pour attraper ses proies parce qu'elle a, littéralement, des yeux tout le tour de la tête. C'est pour ça qu'elle m'a vite repéré lorsque j'ai voulu la prendre en photo mais, au lieu de se sauver, elle est restée là à suivre mes mouvement et n'a même pas bronché lorsque j'ai poussé les limites de ma caméra pour la photographier d'aussi proche parce que cette charmante arachnide était si petite qu'elle aurait pu faire du patin artistique sur une pièce de dix sous. N'ayant pas de lentille macro il m'a fallu me débrouiller avec 17mm, le plus loin que je pouvais aller. Même lorsque j'ai pris ma photo elle est demeurée parfaitement placide à m'observer, se tournant pour mieux suivre mes mouvements. Pour peu que j'étais convaincu qu'elle m'aurais proposé de lui verser un p'tit cinq dollars pour autographier la photo. 




Le saviez-vous? Les araignées sauteuses se retrouvent partout sur la planète à l'exception des pôles. Des grands déserts aux forêts tropicales en passant par les estrans et même ;a des altitudes élevées sur les flancs de l'Everest. 

mercredi 1 février 2017

Petite rétrospective

Non, ne vous en faites pas, je ne vous annonce pas la fermeture du Studio Pluche, de loin s'en faut. Toutefois, je vous invite à faire un bref vol d'oiseau avec moi afin de regarder le chemin parcouru depuis. 

L'aventure a débuté il y a un peu plus de sept ans. Le 2 janvier 2010 plus précisément que je publiais ici mon tout premier article sous la bannière du Studio Pluche qui, auparavant, était segmenté en quatre blogues distincts. C'était, je dois l'avouer, un peu incommode et laborieux à gérer. Par chance, la plate-forme Blogger m'a permis de tout rassembler aisément les articles en un seul lieu, soit ici. Donc, à son nouveau départ le Studio Pluche sontenait déjà en banque un nombre substantiel d'articles en réserve. En 2010 seulement ce sont 172 articles que j'ai publié. L'année suivante le nombre d'articles est monté à 215. Il y a eu par la suite un ralentissement considérable et j'ai même reçu quelques courriels à ce sujet. La diminution des publications s'explique facilement et j'en parlais il y a un certain avec l'ami Jason, auteur du blogue Expo Lounge

Écrire un seul article requiert du temps, plus de temps que bien des gens le supposent. Il faut de la recherche, de la rédaction et bien entendu de la correction avant de cliquer sur le bouton «Publier». si ce n'est pas la syntaxe, ce sont des fautes ou tout simplement des erreurs de mise en page gentiment générées par Blogger; des espaces non désirés s'insèrent, la police de caractère d'un bout de texte change quand ce n'est pas sa taille et tout plein de petits bogues comme ça. Il faut alors lever le capot et farfouiller dans la mécanique HTML. Pas toujours simple, malheureusement. Avant que l'on ne le sache on y a passé une journée entière. Lorsque l'on considère la cadence de mes publications ici en 2010 et 2011, on comprend que j'ai eu le nez rivé à mon écran pendant une période de temps assez considérable. J'étais «bronzé» aux cristaux liquides de mon écran plutôt que par l'extérieur. 

Un autre exemple probant de grandes périodes de temps passées à l'ordinateur sont les vieilles publicités. Je possède approximativement 900 (oui, neuf-cent) de ces vieilles publicités qui sont dans la grande majorité placées dans des feuillets de plastique protecteurs, toutes classées par année. J'en ai numérisé une certaine partie mais je suis encore loin d'avoir passé au travers le lot, surtout que j'y ai bousillé un numériseur en 2012...

En tout et pour tout ce sont 773 articles (774 avec celui-ci) que j'ai publié. Le plus populaire selon les statistiques fournies par Blogger est celui qui s'intitule Rationalité Ectoplasmique où je m'amuse à démanteler les mythes entourant les fantômes et autres apparitions. Deux articles dans le palmarès contiennent une certaine charge émotive; d'abord celui sur Anne Frank, dont l'histoire continue de faire couler de l'encre. C'est l'article le plus approfondi et recherché de mon blogue. Celui-là, force est d'avouer, j'y ai passé bien plus qu'une seule journée. Puis, plus près de nous l'article sur la tragédie ferroviaire de Lac Mégantic où j'ai pris soin, avec mes connaissances sur le monde ferroviaire, à tenter d'expliquer les tenants et aboutissants de quelque chose qui n'aurait jamais dû se produire. C'est aussi l'article qui m'a valu le plus grand nombre de commentaires.

Le texte sur la tragédie du cinéma Laurier Palace m'a aussi demandé énormément de temps, surtout la recherche des noms des enfants et leurs lieux de sépultures. Cette tragédie, qui a carrément décimé la population infantile d'un quartier, est également mon cheval de bataille où je tente, depuis un bon moment, de faire ériger par la ville de Montréal, un mémorial pour les 78 enfants qui ont péri dans cet incendie mais jusqu'à maintenant, sans trop de succès. La Mairie ne semble pas plus intéressé qu'il ne le faut à bouger dans ce dossier... 

Une autre article auquel j'ai consacré beaucoup de temp est celui sur l'affaire Mary Gallagher, cette prostituée assassinée dans un logement miteux de Griffintown en 1879 et qui est devenue une légende locale, plusieurs étant convaincus avoir aperçu son fantôme rôder. Je me suis plutôt intéressé à décortiquer ce fait divers (parce que finalement c'en est un) en plus de retranscrire l'intégralité du procès à partir des archives des journaux d'époque. Cette rédaction m'a valu une apparition à l'émission Dossiers mystère animée par Christian Page et qui a été diffusée à Canal D. si vous êtes abonné à cette chaîne je crois qu'il est toujours possible de la visionner. Je ne suis malheureusement pas parvenu à dégoter la version web sinon la bande-annonce. 

Dans un registre un peu plus joyeux, et même si l'année 2016 n'a pas été la plus fertile en publications, les consultations tant pour cette année que pour les autres ont explosé tandis que les mentions «J'aime» sur ma page Facebook on pratiquement doublé. L'an passé l'article ayant récolté le plus de visites a été celui sur la culture tiki, talonné de très près par celui sur le défunt restaurant Jardin Tiki. Celui-là a beaucoup intéressé tant par la décrépitude fortement apparente du bâtiment mais aussi par la négligence, par le nouveau propriétaire des lieux, à organiser une vente aux enchère des éléments que contenait le restaurant, comme cela avait été fait en 1981 pour le Kon Tiki. 

Les nombreux articles sur les jouets ne manquent pas de soulever leur lot d'émotions si j'en crois les courriels que je reçois à ce sujet. Souvent ce sont des gens de ma génération et qui sont dans la plupart des cas assez familiers avec les jouets dont je parle. Les récents articles publiés durant la période de Noël 2016 que j'ai abondamment garni de numérisations de pages de catalogues d'époque ont ravivé bonne quantité de joyeux souvenirs. 

Un autre projet en cours, et qui requiert sa part de temps, est la révision complète des articles préalablement publiés depuis 2010. Ceci inclut des textes revus, corrigés (au besoin), l'ajout de nouvelles informations (si c'est le cas), photos en meilleure résolution et aussi résolution ainsi qu'une mise à jour du code HTML de certains articles. Si vous suivez le fil de nouvelles sur ma page Facebook vous savez que l'année 2010 est maintenant complétée. Il ne reste plus que les cinq dernières années. 

J'ai reçu l'an passé plusieurs courriels concernant ma photographie. Aurais-je abandonné ce fascinant hobby? Ne vous en faites pas. J'avoue d'emblée ne même pas avoir pris un seul cliché l'an passé et même si je n'ai presque, ou que très peu publié de photos en 2016 mon disque dur d'archives est bourré de photos prises ici et là durant les dix dernières années et que je n'ai pas encore partagé ici. En parcourant le fichier des photos je me suis même rendu compte que je n'avais jamais regardé plusieurs d'entre elles. Faudra bien que je m'y mette un jour. Il y a là, tout comme pour les anciennes publicités, pas mal de pain sur la planche à ce niveau. Et puis tiens, tout ça me rappelle que j'ai quelques rouleaux 35mm à faire développer moi. Donc avec tout ça, comme vous pouvez le constater, le Studio Pluche est loin d'être sur le bord du chemin avec les quatre clignotants allumés. Comme on disait autrefois à la télévision; demeurez à l'antenne!


Le saviez-vous? Le terme «blogue» est la francisation du mon anglais «blog» qui est un amalgame des mots «web» et «log» et qui veut dire «journal en ligne». Les premiers sont apparus vers 1994 et malgré bien des changements qui incluent les réseaux sociaux, les blogues continuent d'être des plate-formes très populaires.